Cossé qu’a radote Delphine…

Lundi après-midi de cte s’maine…. Ej me faisait “tuggé”, descendant la “Pleasant Street”, de Shédiac; ou plutôt dire – – quasiment à m’faire arracher le bras, en m’crampougnant “for dear life”, à la “leash” (YEOYE) de mon snoreau gâté de saint-bernard, “Buddy”! Y marquait son territouaire, en m’draguant dans lés canals. En se soulevant la patte contre t’un poteau de taléphône, j’ai tu pas eu la malchance de pardre mon ballant; me poquer l’front contre la surface rugueuse du bois pis à finir par obtenir t’une écharde la “size” d’un “toothpick” me trouer la peau, entre lés deux sourcils ou à ressembler à t’un perchoir qui “stick out” d’une cabane à oiseau.

Dans l’temps que j’recevais du “first aid care”, sus l’bôrd du “sidewalk”, par z’une sartaine Madame (“O for Ouch”) O’Brien, “ex-nurse” d’armée à sa retraite; pis qu’habite dans l’une dés apartements, pas loin à youssé que s’trouve le “tennis court”… Ya! V’là tu pas z’un p’tit chihuahua vagabond de couleur “light brown” qu’a décidé de s’en v’nir s’introduire pis “sniffé” le “trou” d’mon chien. “BIG MISTAKE”! Qu’l’énorme crotte – – PLOUC – – qu’a “nervously” jèté “out” de mon “Buddy” s’en a v’nu éclabousser de caca le côrps entier du p’tit “yapper” à poils minces.

Pour rendre pire la situation, mon “Buddy Dog” s’a tu pas décidé de s’asseoir par-dessus le chihuahua…Quant qu’Madame O’Brien a “witnessé” cossé qui s’brâssait ou qui “crushait” la pauvre p’tite créature; à m’a abandonné pour tcheques minutes, avec mon front d’à môtché-bandé pis taché d’mon sang, pour s’en âller à la rescousse du toutou. Cé avec t’un tchas d’encens d’sa bouche qu’à l’a réussi d’faire obéir mon “Atta-Boy-Good-Buddy” de se soulever “off” du chihuahua épeuré.

Madame O’Brien a vite ramassé le p’tit chien dans sés bras pis à travorser de d’sus la “property” d’un Môssieux d’accent étranger qu’avait son “lawn sprinkler d’on”… Qu’a “twisté off” la “sprinkler part”, pis qui s’a servi d’la pression d’eau d’la “hose” à nettayer le poils, sans savon. Dans l’temps que y’elle faisait cossé qu’était la “right” affaire à faire, cé t’un “jogger” qu’arrêté m’assister avec le restant de mon pansement.

J’ai insisté de payer pis de faire amener le chihuahua se faire “scrubbé” coumme y faut t’au “Dog Groomer” pis à la suite le faire examiner par t’un bon vétérinaire. J’avons “findé out” que le pauvre p’tit chien est t’un “stray”. Quand qu’Madame O’Brien a su la nouvelle, ayant timbé en amour avec la “cute” p’tite crotte… Pour finir bin l’histouaire, elle fut “grantée” le droit de l’adopter…Pis qui l’a d’enregistré de d’sus son “dog tag”, coumme étant “POOH-POOH”!

En revenant “back” à mon “Buddy Dog”, j’y’avons savounné le poils épais au tout l’tour du trou. “At least” asteur, il ne pu pu la crotte! Pis “as” pour ma blessure, j’aurai t’une cicatrice souvenir. À youssé icitte, ma bande de “nosey”; j’vous d’manderai poliment d’arrêter d’m’examiner le front.

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

Darniérement, j’m’en ai aperçu qu’en embarquant de d’sus la “scale” à peser, j’peux z’entendre lés “springs” à l’intérieur d’la machine en train d’grincer… Depis que j’sus déménagée z’à Shédiac, j’ne sais pas cossé qué dans l’air qui m’fait engraisser d’la pareille sorte? Trop manger “d’fudge”? Trop d’visites en cachette à la “Bakery”, p’t’être bin? Cé vrai que le reflet de moi dans le miroué ne menti pas! J’admet que j’sus devenue Bedouse! Au lieu de me lamenter “about it”; j’ai décidé bon, “HEY” Delphine là-là, de composer t’une chanson amusante qui me décrit à youssé qu’j’sus rendue en âge…

Qui s’ra “hopefully” la “Hit Song” de d’sus ma “next album”, d’intitulée pareillement coumme le titre ci-dessous:

<<”Blues” de Bedouse>>

1.

“Well”, j’ai lés “Blues” de Bedouse! (“Oh, Yeah”!)

“Oh”, j’ai lés “Blues” de Bedouse! (“Oh, Yeah”!)

M’roulie-roulant sous l’menton (“Oh, Yeah”!)

Du grâs pesant pis traînant (“Oh, Yeah”!)

Lés duvets m’chatouillaient

Entre lés bourlets d’més jârrets (“Oh-Oh, Yeah”!

“Oh-Oh, Yeah”!)

2.

“Well”, j’ai lés “Blues” de Bedouse! (“Oh, Yeah”!)

“Oh”! J’ai lés “Blues” de Bedouse! (“Oh, Yeah”!)

V’là la “waist-line” d’més tchulottes (“Oh, Yeah”!)

“M’snappons” (Aïe-Aïe) quand je rote (“Oh, Yeah”!)

Mon côrps courbant vers l’avant

J’ai lés tétons me timbant (“Oh-Oh, Yeah”! “Oh-Oh, Yeah”!)

3.

“Well”, j’ai lés “Blues” de Bedouse! (“Oh, Yeah”!)

“Oh”! J’ai lés “Blues” de Bedouse! (“Oh, Yeah”!)

Le lârd me coule entre lés doigts (“Oh, Yeah”!)

Si “j’m’squeeze” le grâs jouxte t’au foie (“Oh, Yeah”!)

La douceur cé ma faiblesse

Ça s’manifeste tout l’tour d’més fesses (“Oh-Oh, Yeah”!“Oh-Oh, Yeah”!)

 Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Deli Productions © 2017

Cossé qu’a radote Delphine…

Quanque qu’j’étais jeune, parle d’être une enfant détestable. J’aimais d’faire dâmner pis faire badgeuler més parents. Pis quand j’faisais més gestes, j’venais dure à “handlée”- – “well”, més parents n’avions juste pas l’choix que de m’punir, d’m’enouayer dans ma chambre pour m’apprendre une leçon. En hounneur de ct’épisode là de ma vie, ça m’a inspirée d’voulouaire composer la chanson suivante icitte (qu’a été t’un grand succès pour moi en 2005) :

<<J’m’l’ai faite dire>> (qui s’miounne “by the way” sus l’air

<<Il était un petit navire>>)

1.

Me v’là qu’ma mére (e) se chavire (e)…

Me v’là qu’mon pére itout s’chavire (e)…

Ouaye! Car j’lés “drive-drive-drive up” lés “walls”!

Car je lés “drive-drive-drive up” lés “walls”,

Avec més gestes De p’tite espèce!

2.

J’m’ai faite punir! J’me l’ai faite dire!

J’m’ai faite punir! J’me l’ai faite dire!

“Sôrs de ma vue, avant j’te tordre le cou!

Bazi z’au lit, avant qu’tu manges dés coups!

“GIT” dans ta chambre, Ma p’tite infâme!”

3.

Si j’n’arais pas sacrée la peur!

Ouaye! Faire dâmner ma tou’ p’tite sœur (e) – –

D’la faire horler qu’à l’était z’adoptée…

Ainsi blaguer – – Non! Ça m’a pas payée…

J’m’ai faite “snappée”; Plutôt “blastée”…

4.

Ça cause de d’ça, j’m’ai faite punir…

Coumme j’vous l’répète: Yeoye! J’m’l’ai faite dire…

Aïe! J’attrapée un façon d’grous pinage – –

“Dés geste de même, Delphine! Ça nous z’enrage!

As-tu compris? Ma ‘tite maudit!”

5.

Cé pour mon bien, j’m’ai faite punir…

Du moins, cé c’là que j’m’ai faite dire – –

“Tu vas nous faire blanchir avant notre temps!

Apprends-toi ouaire à suivre lés règlements

De la maison…Si non! Si non!”

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Deli Productions © 2005

Cossé qu’a radote Delphine….

Chère Delphine :

Ej sus z’un étudiant z’à la Grousse Y’Où-nivarsité d’la “Hub City”, (ouaye) situé dans la “Petitcodiac River Valley”. À youssé que j’étudie, avec l’intention un jour de graduer z’en Science Politique.

À partir de l’un d’més cours d’études, ej “plan” demander parmission à mon professeur d’entreprendre t’un sondage d’opinions : à saouaire cossé que l’monde pense du sujet d’la Légalisation de la Marijuana t’au Canada. D’accôrd? Pas d’accôrd? Aucuns commentaires?

Toi, Delphine! Oh, femme sage! Cossé qué ton point d’vue à l’égard du sujet?

Amicalement,

Armand à “Ben” à Joe Bénaise Cormier

(mieux counnu à més proches amis coumme

étant P’tit «Arm»)P’tit-Cap, N.B.

***********************************************

Allo toi, P’tit “Arm” :

Coumme plaisanterie, j’ai tout l’temps “describé” d’la marijuana à ressembler à d’la bounne sarriette acadjenne. Malgré que l’une se fume; pis l’autre j’m’en sers à voulouaire “flavouré” mon fricot à la poule. Faut j’te dise, que j’ai certains musiciens d’ma “back-up band”, dés vieux hippies de la générâtion dés “late sixties”, qu’aimont bin ça “d’buzzé” ou à se relaxer de d’sus cte p’tite boucane de loisir là; pis à lés écouter “joké” ou “gigglé”, qu’y’aimont c’la d’engraisser d’sus d’la “grass”! J’entendu dire itout, qu’apparemment cte “stuff” icitte, qu’ça baille lés “munchies”?!?

Parsounnellement! Moi, ça ne m’intéresse pas d’en fumer… Mais si qu’mon docteur suggère d’me bailler z’une prescription de cannabis, pour m’aïder avec ma guérison de “whatever” qu’cé qu’j’ai “d’wrong” avec moi?!? J’y penserai c’temps-là… Mais “for now, man”: “no way, man”, que j’l’asseyerai…

À mon opinion, “as long” que la vente de cte drogue là soit légalement bien contrôlée par le Gouvarnement; pis que le monde qui veule s’en acheter… S’en serve de maniéres responsables à la consommer en modération! “Again”, je laisserai c’là z’au “trust” de la démocratie du pays à faire la décision de légaliser cte substance icitte.

Ma cousine Arthémise m’a d’mandé bêtement, si qu’c’était vrai qu’y’avions (“whoever” que z’eux sont) l’intention de voulouaire changer itout le titre de l’hymne de O CANADA à O CANNABIS? Bin ouayons, là! Ha-Ha-Ha!

“Anyway”, P’tit “Arm”! J’espère que tu seras satisfait de ma réponse. Pis ouaye, bon succès avec tés études!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

Mon houmme foiroux d’Ozime est “gone s’enjoyé golfé” avec sés “buddies”, à tchepârt dans l’boute d’la Nôvé Scôtché. Imaginez-vous ouaire, BOU-HOU-HO… M’a abandounné toute seule à la maison, coumme t’une “golf widow” t’en profond chagrin (“yeah, right”, Ha-Ha-Ha)! Hounnêtement, bon débarras pour tcheques jours à pouaire m’reposer la tête!

Pour célébrer son dépârt, me v’là rendu seule à notre “camp”, dans la profondeur dés bois de “Sussex”; à youssé existe la possibilité de s’faire attaquer pis dévorer par dés bêtes féroces. Quand qu’j’arrivé de d’sur le site: j’ai r’marqué qu’y’avait dés empruntes de “mud” de pattes d’ours nouaire contre la porte d’entrée… coumme si qu’le sauvage affamé aurait voulu tenter de faire t’un “break and enter” ou à voulouaire “raidé” le dedans dés z’armouaires ou du “fridge”, pour voulouaire se mettre de quoi z’à croquer en d’sous d’la dent.

Parfaitement rondelette de nature! Si qu’j’arais été présente (toute seule, sans défense… oooh, pauvre-de-pauvre-de moi) à confronter la créature poilouse puante… AÏE! Avec ma “bad luck” de “Goldilocks”, pareillement coumme décrite dans l’avant darnier paragraphe de l’histouaire dés Trois Ours, dans le grous livre dés Contes Épeurants de Fées; qu’j’ai lu au moins t’une centaine de fois, avant l’heure de ma couuchette, pendant més z’ânnées impressiounnantes de ma douce jeunesse… Y m’arait sartainement déchiré brutalement la grousse graisse grâsse du côrps, avec sés dents primes. Garantie, qu’ça l’arait rassasié la beude traînante, avant qu’y s’en âlle hiberner pour t’ute la longue hiver! (Ha-Ha-Ha! Coumme vous pouvez le constater, j’ai pas mal z’une “wild imagination”! “So,Ya”! Dans l’temps que j’passerai més tcheques jours icitte, j’m’assurerai de garder la porte de bin verrouillée)…

Ça que j’aime à “vacation-né” icitte, cé qu’cé trantchillement trop “quiet” par boutes… Pis quand qu’le silence se fait interrompre par soit le craquement d’une branche ou par le “HOU-HOU” d’un hibou ou par le “Zzzz” d’une mouche t’au plafond – – ça m’fait “slightly” sursauter…

À temps tôt, l’orignal qu’a v’nu fripper le châssis d’tchuisine, avec sa longue langue gluante de bavas – – bin lui, j’m’ai bravé d’âller “l’chasé away”, avec t’une spatule d’armée dans ma main… Mais quand qu’j’ai “actually” v’nu proche d’la grousse bête à cornes… Cé son ami le porc-épic, qu’a sourdu dés buissons, qu’a v’nu à sa défense pis qui s’a positiounné dans z’une “attack mode” en avant d’moi… Si vous croyez que j’l’allais “hangé around” pour saouaire cossé qu’allait arrivé “next”… Vous êtes pas bin! Laissez-moi vous dire, qu’ça m’a faite vite hâter lés jambes, à l’intérieur d’la “camp”.

Pour asseyer d’m’accalmir lés narfs, ej vais m’en âller me prépârer t’une bounne cuppé de thé à la menthe… Mais avant que j’puisse être capable… “That’s right”! Pour allumer le poêle à bois, faudra que j’m’aventure “back” dehôrs me ramasser t’une brâssée de bûches, qui sont “d’stackées” contre le côté nôrd d’la “camp”. Mais j’irai yinc t’une fois qu’le tapage d’animaux sauvages s’assapera… Car “right now”, j’entend d’quoi en train “d’growlé” pis d’grafigner contre le “siding”. “OH MY GOODNESS”, y’un son d’sabots qui vient tout juste de “bangé” contre la porte! J’en tremble de peur dans le fond d’més drâses.

Pour “whoever” d’vous z’autres “out there” qui lisent socitte… “S.O.S.”! Âllez câllé lés “Forest Rangers” ou soit mon houmme Ozime, afin qu’ils puissent soit v’nir à ma rescousse ou s’moquer d’moi… En plusse, le jus d’la batterie d’ma “cell phone” est “Super LOW”… Ouaye! “Help! Help! “ J’sus “held hostage” à la “camp”! J’n’ose pas m’aouaindre le nez dehôrs… “Don’t want to die”! V’nez vite, avant qu’un ours ou t’un loup m’avale tout rond! “Signal, breaking off”!

 

 

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

P.S. La chronique ci-dessus fut “textée” t’au Moniteur, avant qu’la “cell phone” à Delphine arrêta “d’worké”…

N.B. Bounne Fête aujourd’hui à Elda à Dosse, la femme du P’tit Barbier d’Shédiac (à sa retraite), Gérard à Gabriel Landry.

Cossé qu’a radote Delphine…

Aujourd’hui, me v’là z’en train d’me saucer lés deux pieds d’enflés à relaxer dans z’une ‘’tub’’ d’eau chaude, avec du ‘’epsom salt’’. J’assez dansé, hier souaire, au Souper Tintamarre d’la Fête dés Acadjens, qu’j’avais organisé de d’sus mon patio couvert d’ma ‘’backyard’’. Cé t’au son matou d’accordéon de M’n’oncle Edvârd pis de la guitare noummée ‘’TWANGY’’ à mon cousin Théophile du boute d’la dune de Bouctouche, que j’m’ai ‘’enjoyé’’ à ‘’entertainé’’ la ‘’crowd’’ avec l’éblouissante voix angélique que Djeu l’Pére m’a miraculeusement baillé coumme cadeau z’à la naissance…

Trois quart d’ma parenté pis de ct’olle-là du bôrd à mon houmme foiroux d’Ozime étions présents à ‘’HOOTENANNÉ’’ la veillée. En plusse… Excités à voulouaire s’dépêcher à s’bourrer la face, (mêshoummes) dans dés bounnes poutines râpées; avec de généreuses portions d’fricot d’poule (avec pâtes pis assaisonné d’sarriette de mon jardin); dés pètes de sœurs savoureuses (dont j’traduisais en roulant du boute d’ma langue, (ha-ha-ha) coumme étant dés ‘’Sisters Farts’’, à ma cousine Angelina avec son p’tit accent Amarichain ‘’d’show off’’ de Waltham). Pis faut absolument que qu’j’n’oublisse pas de mentiounner itout lés fameuses ‘’old fashion dougnuts’’ sucrées pis le grand plât d’chiârd à la Belle-Mére, (WOW) qu’a obtenu dés applaudissements bruyants pis plusieurs rotes d’appréciations (ouaye) d’la majorité d’més invités; qu’à en ‘’blushait’’!

Ma plaisante (j’ai dis plaisante pis non le mot plaise) cousine Dométhilde pis son houmme sculpteur de ‘’Georges’’ à Fabien, du Village dés Roseaux, avons v’nu payer z’une ‘’quick’’ visite. Qu’était d’la ‘’fun’’ à écouter Dométhilde, sa version comique de sés mésaventures de jeunesse. Ct’olle-là qui m’a ‘’cracké up’’, qu’j’en ai quasiment pissé dans més drâses: cé ct’olle là du ‘’flashback’’ dés pigeons du clocher d’l’ancienne église de Shédiac, qui osions la ‘’nose-divé’’ à voulouaire la picocher à môrt… Qu’lés bras y débattions par en l’air; en même temps qu’lés zézeaux jouissions à y érafler, avec le boute de leu’ bec corné, le matériel rouge t’aux genoux de sés ‘’knee-high socks’’!

Lés maudits zézeaux l’espèrions toujours attentivement pour viser d’l’attaquer sans merci… Surtout après qu’à hârait ‘’out’’ vite, de bin nerveuse, d’la messe d’un dimanche matin! Ou à la fin de chaque après-midi d’école (qu’était ‘’once upon a time’’ (si qu’vous vous z’en souvenez coumme y faut???), l’édifice grisâtre qu’était autrefois d’attachée dans le ‘’back’’ d’la Maison Sainte de Djeu l’Pére. Pis qu’était ‘’operaté’’ sévère, à ct’époque-là: (YA) par lés Sœurs Disciplinaires du Couvent (Ha-Ha-Ha, qu’avons bin assayé ctés pauvres enseignantes-religieuses là à voulouaire m’éduquer… AÏE! À coups d’claques de canes rondes en bois contre més doigts… ‘’No wonder’’ que j’avais d’la misère à grader… Avec le mal intense dans ma main droite à écrire: j’avais d’la difficulté à tcheindre coumme y faut mon crayon z’à mine, pour orthograpier lés réponses de més tests)!

En revenant ‘’back’’ t’au ‘’party’’, d’hier à souaire. J’m’ai pas gêné d’prendre plusieurs portraits, dont j’ai l’intention d’faire faire imprimer en t’un calendrier. Ct’olle-là, ma ‘’favorite close-up shot’’ de Matante Lana qui ‘’smile’’ sans son dentier dans la goule pis d’greyée dans son ‘’proud outfit’’ d’Acadjenne – – ‘’now’’, ça ça fairait z’une excellente carte-postale à voulouaire ‘’mailé out’’ à d’la parenté qu’habitons z’au loin. Pis la ‘’gorgeous’’ photo d’moi: à youssé qu’j’en train d’m’escârré coumme t’une squïne déchainée de d’sus l’fait d’la ‘’picnic table’’ à ‘’swirlé’’ dés arbustres de blé d’indes?!? Ej pense que j’vais m’en sarvir coumme étant le ‘’front cover’’ de ma ‘’next Music CD’’.

Aaaah! V’là ma samaritaine de cousine d’Arthémise qui vire dans ma ‘’driveway’’. La seule qu’a tcheint sa promesse de v’nir m’aïder à lâver la pile de plâts, du ‘’party’’ du grand souaire darnier.

‘’Yup’’! ‘’Gotta Go’’! So, ‘’I guess’’, qu’on c’la ouaira toutes, à la s’maine prochaine!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

Ouaye! Allo là! Me v’là dans mon «recording studio»! J’viens juste de finir d’enregistrer t’une chanson, qui s’ra «number two» de d’sus ma «next Music CD» – – intitulée <<Mangeaisons Sévères>>. Ouaye! Qui s’ra relâchée «early» ct’autoumne, tcheques jours avant que j’m’aventure de d’sus ma «Famous World Tour», dans l’boute de «Waltham»! Cé «quite» t’une «peppy tune», qui saura faire tapper du pied – – ça, j’peux vous l’garantir…

<<La chanson dés punaises>>

  1. J’une punaise qui m’chatouille,

De d’sus la peau d’més jambes!

Une autre qui me tremble,

De d’sus le boute d’ma langue – –

Avec la peur dans le côrps

À se faire a-a-avaler…

Pour ct’olle-là dans més tchulottes:

Cesse ouaire d’me faire gratter…

  1. J’une cargaison de punaises

Qui m’gratte en d’sous d’més bras!

Y’en a y’une dans ma brassiére,

Qui m’chatouille là, ha-ha-ha…

Pis ct’olle là dans mon oreille,

À me chante de l’o-o-opéra!

Lés maudites entre més orteilles;

J’lés empeste à dépérir…

  1. Avec d’la crème d’exprès,

Pour tuer lés mangeaisons!

V’là, j’frotte lés régions

En éruption de boutons!

Mon but, cé d’freiner

Lés punaises (ooooh) de «spreadé»…

D’arrêter de me heurter,

D’empêcher me chavirer…

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Deli Productions 2017 ©

Cossé qu’a radote Delphine…

J’vais pas vous mentir… Y’a pas meilleur goût que du bon blé d’inde volé! J’admets que j’m’ai faite ouaire avec méfiance à rôder à pieds lés divers rues de Shédiac, à “eyé” tchissé qu’avions dés merveilleux jardins d’plantés dans leu’ “backyard”?!? “So far”, cé d’sus la rue “Gallagher” qu’y’a tcheques beaux seillons que “j’minderais” pas (Hmmm) “d’raidé”… Ouaye! Que j’ai d’mappé dans mon imaginaire quand qu’s’arrivera l’temps approprié pis “greedy” d’ma pârt d’âller dérober la récolte entière dés plantes.

Coumme t’une “raccoon” malfaiteuse, que j’aime à me décrire… Mon plus grous défi va être à “figuré out” coumment que j’vais m’entreprendre à “sneaké in” ou à “crawlé in” dans lés divers enclos que j’ai identifié dans mon territouaire choisi? À coumment me braver, sans faire trop d’bruit? À sans m’faire “nabbé”? Ou YEOYE-YEOYE-YEOYE! Pire, (ha-ha-ha) à ne pas m’faire pincer ou m’chauffer (PACHOW) t’une fesse à coup d’balle de fusil à sel?!?

Pis parce que j’porte toujours dés gants, pendant ma “crime spree”, cela m’assure que j’ne laisserai jamais “d’finger prints” contre le feuillage vert d’à mi-sec qui drague dés arbustes… Mêshoummes! So, “picturé” moi coumme z’une ombrage nouaire pis mystérieuse, en d’sous t’un ciel étoilé ou sous la lueur douce d’une pleine lune, qui rampe lés seillons; pis qui s’amuse “(“tickle-tickle”) à se “stuffé” le devant d’mon “jacket” d’à mi-décalvâtré pis à s’remplir l’extra espace qu’existe dans chaque jambe de més “baggy stretched gym pants”!

So, si j’vous invite à v’nir vous régaler la beudaine che-nous, à mon prochain “CORN BOIL”. N’osez pas (vraiment “come on” là) d’me poser la question niaiseuse d’à youssé qu’més plusieurs-plusieurs douzaines de blé d’inde parviennent de??? D’un ton moqueux, bounne chance que j’vous mentirez entre més dents: que “yes sirree”, que j’me l’suis procurée (“yeah, right”) de façon légale! Pis si “qu’in case” que j’aurais y’eu dés accomplisses, croyez-vous vraiment que j’vais lés “ratté out”?!?

À mon opinion, v’nez juste manger l’évidence; en roulant chaque épis dans du beurre succulent! Pis une fois qu’le festin s’ra terminé… J’vous promets qu’au lendemain, mon intention s’ra définitivement d’âller m’faire confesser; (ouaye) sus l’hounneur d’mon grous chapeau d’cowboy, d’mander pardon t’au tchûré!

À la s’maine prochaine, là-là!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

D’ma “vault” de chroniques comiques, en voici t’une “flashback’’ de juillet 2007 :

Au début d’la s’maine pâssée, j’étais dans mon jardin en train d’câsser dés cosses à fayots, que j’mettais dans mon grous siau z’en plastique blanc, quand soudain qu’j’ai “feelé” d’quoi d’poiloux s’frotter contre més jambes. J’ai pensé cossé “what the heck” qu’mon chat Caramel fait entre lés seillons à voulouaire faire sursauter d’la pareille sorte. Pis là tout d’un coup ça m’a “striké” qu’ça pouvait pas être lui par rapport qu’y’était z’au vétérinaire en train d’se faire sougner lés blessures qu’y’avait subit après d’s’aouaire grimanché avec le grous matou Tiger “d’next door”. Pis ayons pardue la bataille – – “well”, y’a v’nue s’faire brailler à la porte pis maman tcheur de poule que j’sus a ‘té oubligée d’jouer z’à “nine-one-one” pis faire “l’ambulance driver”… Ouaye, “rushé” la p’tite bête sanglante pour du “First Aid”! “Then” si qu’cé pas Caramel; “then” tchi qu’cé?

“Whatever” qui m’frottait contre ma jambe était pas mal “friendly”. J’pouvais pas distinguer tchelle sorte de bête qu’c’était – – “again”, par rapport qu’lés z’arbustes de cosses à fayots étions assez z’épais… Qu’ça cachait bin cte p’tit animal dans l’ombrage dés feuilles! J’ai décidé d’me braver pis d’miatter l’poil… J’m’ai dis, “What’s the harm”! Miatte! Miatte! Juste par le toucher, frotter son poil, j’pouvais dire qu’la p’tite bête “enjoyait” ça; qu’à pouvait pas z’en aouaire assez. Le côrp d’la p’tite “unknown” créature s’archait l’dos en voulons dire, <<Âââh! “Yes”! Flatte-moi icitte… Oauye! “More”! “More”! Âââh! “Ye-e-e-e-es”! “Hmmm”! “More”! “More”! “Mo-o-o-ore”!>> Avec une p’tite “cuddly attitude” de même, j’m’ai dis z’à moi-même l’animal peut pas être “that bad”… So, j’va ramâsser ça dans més bras pis gâter ça z’à môrt. Jouer z’à co-colle… Viens jouer z’à faire ton p’tit “cute”!

À l’aveuglette, j’ai “reaché in” dans l’ombrage du feuillage. D’la part d’la p’tite bête, y’a pas y’eu d’résistance à voulouaire s’laisser faire ramâsser. Moi, sans més lunettes pis avec ma vision d’à môtché embrouillé, t’ute que j’ai distingué c’était coumment beau pis luisant qu’était cte beau poils nouaire là. Cé yinc quand j’m’ai en apercue d’la “stripe” blanche sus la tcheue que j’ai réalisé cossé que tchenais dans més bras… Qu’c’était pas z’un p’tit chaton! Qu’c’était z’une p’tite bébé mouffette! “Probably” qui s’avait égaré d’sa mére! J’sais qu’cé “hard to believe”, bin j’n’ai point paniqué parce que j’savais qu’à l’âge qu’avait la p’tite mouffette qu’la tcheue y “workait” pas. Qu’à m’pissera point sus l’côrp pour m’faire puer! Du moins cé ça qu’j’m’avais faite dire dans la clâsse de Sciences Générales de grade 7, par le maître d’école, au chapitre deux, sus “l’topic” dés faunes. À moins si qu’y blaguait?!? “Anyway, so far, so good”! Y’a rien qui “squirt”!

S’aussi joueux pis “cuddly” qu’un p’tit matou, qu’une “fun fur ball”! J’peux pas m’laisser trop m’attacher là… J’ai déjà une “menagerie” d’ani-       maux d’trop dans la maison : deux chats, un chien, trois zézeaux, un aquarium plein d’poissons exotiques, un “guinea pig”, un “pet lizard”, deux tortues, deux gornouilles pis z’une “ant farm”. Si j’ajoute un “baby skunk”, y faudra j’la fasse fixé (“if you know what I mean – – the BIG SNIP”)… Bin âââh mon djeu s’assez “cute”… J’va “phoné” la “Vet” pis si qu’cé possible – – j’adopterai cte p’tit ou cte p’tite “stray” ‘citte avant qu’à ou qu’y “spray”. En parlons “d’spray”, “Spray” s’rais-tu pas z’un “cute” p’tit nom pour mon nouveau “pet”? Ça s’rait originale pis j’serais la seule dans l’ouasinage d’aouaire un “baby skunk”… D’ammèner ça prendre une marche avec sa “own cute” p’tite “leash”! “That’s it”, ma décision z’est faite.

<<Ouaye! Spray veux-tu rester avec maman Delphine?>> J’vous mens pas, y’a coumme “purrée” dans més bras coumme si qu’ça compornait cossé qu’j’y d’mandais… “Anyway”, j’un “baby pet skunk” asteur – – ouaye, “neutered”! “So far, so good” – – y s’adounne coumme y faut avec le reste d’la “gang” de “pets”… Pis parle d’être attaché à mon houmme Ozime… surtout après qu’Ozime largue une strignée d’pètes. Coumme j’dis à mon houmme, <<Spray doit “t’mistaké” pour être son “biological father”! J’devrais écrire pis t’enouayer sus la Gerry Springer Show… “Now” ça, ça s’rait vraiment tchurieux!>>

So, si vous m’ouayez z’avec ma mouffette, n’ayez pas peur… À vous pissera pas sus l’côrp… À moins si qu’vous m’achaler pis qu’j’la “train”… “Anyway”, v’nez dire “Hi” à Spray!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

<<No, me not rodeo clown>>, que j’beuglais après lés touristes de langues étrangères. Ouaye, qui “m’chasions “ partout à “m’flashé” de façons effarées leu’ maudits “cameras” dans la face; au site du “Rotary Park” à Shédiac, à youssé s’trouve être la plus belle grousse estâtue d’houmârd du monde entier.

Y’en a même y’un d’égaré d’la “Bus Tour”, s’efforçant à s’rouler la langue en anglais, qu’a osé d’me d’mandé (ouayons) si qu’j’étais l’épouse du pêcheux, qui pose deboute de d’sus le piédestal à surveiller cossé qui s’brâsse d’excitant de d’sus la Baie d’Shédiac? Ça l’a coumme déçu, p’t’être même fendu l’tcheur, quand que j’y’ai laissé saouaire que NON… <<Oh Me, So Sorry!>>

Mais quand que j’ai laissé saouaire à la foule présente, avec un ton assez fier pis d’un peu “show off”, que j’étais <<Me is Delphine B. B. Bosse, Countré Star Extraordinaire>>! Cé icitte qu’la tounne a changé… Qu’y’en a plusieurs d’la “mob” qu’avons   exalté t’un grand “WOW” d’leux poumons; pis qu’avons coummencé avec intérêt à m’encercler, à voulouaire m’pousser “me-first-me-first”, afin que j’puisse leu’ signer mon autographe.

En plusse faut dire, que si qu’y’arait y’eu l’une dés boutiques qu’arait osé vendre dés grous chapeaux de cowboy similaire t’au mien ou mêmes jusqu’à dés p’tites estâtues souvenirs de mon image… Très garantie, en ce jour-là, qu’y’arions faite fortune à vendre le “complete inventory”!

“Too bad” que j’n’avais pas ma “guitar” avec moi, car j’leu’ arais “entertainé” avec t’un “free concert” de més chansons populaires (coumme par exemple :<<It Could Be Worse, I Could Be Twins>> ou avec <J’ai cinquante livres de patates bleues dans le “backseat” de mon “car, baby”>>). Mais cé icitte que j’me sus souvenue que j’avais mon ruine babine dans mon porte-feuille; que j’l’ai aouaindu pis que j’m’l’ai mis z’à jouer en tapant du pied. Soudainement devenue “l’Acadian Pied Piper”, sans trop m’efforcer d’y être…Par enchantement, lés v’là qui m’suivions partout coumme dés borbis ensorcelées. Imaginez-vous ouaire, j’lés ai même guidé à embarquer jusqu’à dans la “bus”! Ouaye! Que quand qu’la grousse barattes à roues énormes s’a mise à rouler “out” du “parking lot”; qu’j’avalé lés “fumes” nocives “d’exhaust”, à m’voulouaire faire “gaggé” pis m’bailler z’une migraine… Voici qu’la majorité dés châssis d’la “bus” s’avons faite baissé; pis qu’lés passagers s’avons mis z’à “m’wavé” pis à m’garocher en appréciation dés beaux grous becques d’au-revoir.

Aaah, qu’ça “feel” bin d’être de r’tour à vivre dans la belle p’tite communauté de Shédiac!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire