Il fait beau en auto

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

Ça peut avoir l’air drôle, mais j’adore être dans une voiture. Ouai ça sonne vraiment «weird» je sais. J’aime pouvoir penser à un million de choses en regardant les arbres et les voitures passer en même temps. J’aime aussi pouvoir mettre mes écouteurs et écouter ma musique paisiblement.

Depuis un très jeune âge, j’ai toujours aimé les voitures, aussi loin que je m’en souvienne. C’est un des seuls endroits où je m’endormais quand j’étais toute petite. Souvent, pendant l’heure de ma sieste, mes parents me mettaient dans la voiture pour quelques minutes pour que je puisse m’endormir. Quelques années plus tard, ça marche encore!!

Mes moments préférés, c’est quand mon père et moi nous allions à Halifax et que l’on écoutait de la musique ensemble. Mon père me fai-sait découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux groupes de musique, ou tout simplement une chanson. Parfois, on jouait un jeu où l’un de nous devait faire jouer une chanson et l’autre devait deviner quel était le groupe de musique qui la jouait et quel était le titre. Mon jeu préféré, c’est quand mon père mettait la radio sur la station de musique classique et que l’on devait expliquer ce que l’on imaginait avec ces sons. Par exemple, il pensait à des petits bonhommes qui courraient quand il entendait une chanson de Beethoven. C’était pas mal drôle!

Quand je suis avec mes amies dans la voiture, c’est une histoire complètement différente. Nous écoutons les chansons qui jouent à la radio et nous chantons à tue tête. Imaginez une bande d’adolescentes qui chantent avec des voix semblables à celle d’un canard. C’est très sérieux!

Avec ma meilleure amie, nous allons parfois prendre des tournées en voiture et on sort notre tête par la fenêtre. On ressemble à des chiens, mais c’est super drôle.

Tout le monde a ses endroits où il se sent le plus confortable. Moi c’est les voitures, même si c’est pas mal bizarre.

La jeunesse dans les yeux

Txen Brun

Txen Brun

La capitale du homard

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

Shédiac, c’est une belle petite ville. La plupart des gens vont dire qu’il n’y a rien à faire, mais je ne pense pas que ce soit vrai. Il y a toutes sortes de petites cachettes à visiter à Shédiac. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas autant de touristes pendant l’été! Shédiac, c’est une ville calme et amusante, surtout pendant la saison d’été. Il y a tout pleins d’endroits pour faire du camping, il y a aussi le Festival du homard, le marché à tous les dimanches, la belle plage Parlee et plusieurs autres choses à visiter. Et là je vous parle seulement de l’été en plus. Pendant les autres saisons, il y a aussi bien d’autres choses amusantes à faire.

Ce ne sont pas seulement les attractions touristiques qui font de Shédiac une merveilleuse ville pleine de vie. Les gens qui habitent à Shédiac sont tous très amicaux et, puisque c’est une petite ville, tout le monde se connait! Je trouve ça fantastique d’avoir une petite communauté comme ça.

C’est drôle de penser que Shédiac est la capitale mondiale du homard. Habituellement, le homard est vu comme un mets très «fancy» dans plusieurs pays. Ici, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas. Les gens en mangent à la folie! Nous sommes pas mal chanceux d’avoir cette nourriture si près de nous. Personnellement, je ne mange aucun homard, à cause de mes allergies, mais de ce que j’entends, c’est terriblement bon!

Soyez fiers de vivre à Shédiac, car c’est une ville qui n’est pas comme les autres. Oui, ce n’est pas une grande ville spectaculaire comme New York, ou Toronto, ou encore Los Angeles, mais c’est ce qui fait qu’elle est unique. C’est une ville chaleureuse et accueillante. Donnez plein d’amour à notre petite capitale du homard et soyez-en fiers!

La jeunesse dans les yeux

Txen Brun

Txen Brun

Des «jokes» pas drôles

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

Dernièrement, j’ai remarqué à quel point les gens peuvent avoir un manque d’éducation. Ici, je ne parle pas nécessairement de ce qu’on apprend à l’école. Comme par exemple : trouver ce que donne 2+2, comment conjuguer des verbes, savoir la définition d’un certain mot, etc. Je parle plutôt des choses de tous les jours, de la vie en général.

Impossible de compter combien de fois j’ai entendu des gens dire des choses ignorantes à l’école. Ils ne diraient certainement pas des jokes plates sur l’Holocauste s’ils étaient plus éduqués à ce sujet. Ils ne diraient pas des choses ignorantes et blessantes envers les musulmans s’ils savaient comment ces mots peuvent affecter leur vie. Ils ne diraient pas non plus des blagues sur les féministes s’ils savaient réellement ce que cela veut dire. Ils ne diraient pas le «N word» s’ils savaient l’histoire qu’il y a en en arrière de ce mot. S’ils savaient aussi comment cela peut être difficile d’être handicapé, ils n’utiliseraient certainement pas des phrases comme «tu ressembles à un handicapé!».

Il y en a plusieurs qui vont alors penser «elle est trop sensible!! C’est impossible de dire des blagues sans offenser quelqu’un!». Et bien, le problème, ce n’est pas ceux qui sont offensés, c’est simplement «toi» qui est incapable de dire des blagues respectueuses envers le monde. Les gens ont absolument le droit de se sentir insultés par des paroles dirigées envers eux.

Avec plus d’éducation, il y aurait surement beaucoup moins de stéréotypes sur certains groupes de personnes. Les gens sauraient en conséquence que ces stéréotypes sont faux et il y aurait donc moins de préjugés. Malheureusement, même si avec le temps, les gens sont plus éduqués sur ces choses, il y aura toujours des personnes têtues qui ne voudront pas changer leurs idées et qui ne seront pas respectueuses. Pour les autres qui sont prêtes à changer, d’une manière positive bien sur, pensez parfois au poids de vos paroles, et pensez à l’impact que cela peut avoir dans la vie de quelqu’un.

La jeunesse dans les yeux

Je suis les coulisses du prêt-à-porter

Lola Godin

lgodinn12@gmail.com

«La société de consommation a privilégié l’avoir au détriment de l’être.» Jacques Delors

Je sors un t-shirt de ma garde-robe. Je lis l’étiquette. Il est fait au Bangladesh. Qui sont ceux qui l’ont fa- briqué et dans quelles conditions? Combien ont-ils touché pour ce travail? Ma main palpe frénétiquement mes vêtements, cherchant les étiquettes : Vietnam, Chine, Cambodge, Bangladesh… Aucun ne provient d’un pays développé. Je les ai probablement achetés en partie parce qu’ils n’étaient pas chers. Mais ai-je pensé aux êtres humains à l’arrière-plan?

Je suis troublée. Une réfle-xion s’impose. Je sors mon ordinateur et tape sur Internet : Conditions de vie des ouvriers du textile au Bangladesh. Les articles, les photos, les faits qui défilent devant mes yeux me laissent perplexe. Perplexe car la catastrophe du Rana Plaza en 2013 était redoutée et presque prévisible. Et pourtant rien n’a été entrepris pour l’éviter. Perplexe car finalement, je réalise que je ne sais rien du quotidien des gens qui travaillent dans ces ateliers étrangers.

À présent, la perplexité     me quitte, seule l’incompréhension subsiste. Et puis vient la colère. D’abord celle contre moi-même, contre ces compagnies, ces usines. Et ensuite contre cette société individualiste dans laquelle je me reconnais de moins en moins.

Dans cette chaine d’exploitation, nous nous retrouvons à la toute fin de ce triste commerce. Ce sont nos achats qui font en sorte que le cycle perdure. Nous nous dissimulons la face derrière le voile de l’ignorance et notre silence nous rend complices. Ce que je condamne aujourd’hui, c’est cette société de consommation (dont j’ai conscience de faire partie) qui achète de plus en plus, tout en voulant toujours dépenser moins. Pour notre confort occidental, des millions de personnes sont chaque jour sacrifiées sur l’autel des inégalités.

Alors, Société, quel est le vrai coût pour t’habiller?

Les maladies mentales

Txen Brun

Txen Brun

Souvent, les gens ont des préjugés à propos des personnes qui vivent avec une maladie mentale. Ils pensent qu’elles sont «folles», «weird», etc. Il faut enlever ces stéréotypes. Les gens qui souffrent de ma- ladies mentales sont normaux comme tous les autres.

Une autre chose qui me dérange quand les gens parlent des maladies mentales, c’est qu’il y a des gens qui ne prennent pas cela au sérieux. Il y en a qui pense que ce sont des choses que les gens inventent pour avoir de l’attention. Imaginez-vous une seconde que vous viviez avec une maladie au quotidien, en permanence puis que vous ayez finalement le courage d’en parler à quelqu’un, mais que ces personnes vous disent que vous inventez… J’imagine que vous ne trouveriez pas ça très amusant.

Les maladies mentales sont comme les maladies physiques, ce n’est pas un choix de vivre avec. Une personne ne s’est pas réveillée un matin et s’est dit «Wow! J’ai envie d’être paralysée pour le restant de ma vie!». Tout comme quelqu’un ne va pas dire «Wow! J’ai envie de faire une dépression!» Les gens atteints d’une maladie mentale n’ont pas choisi d’en avoir une.

Aussi, j’entends souvent des gens utiliser certaines maladies mentales comme adjectif! Vous ne comprenez pas ce que je veux dire? Je vais vous donner quelques exemples : «J’ai fais 54% sur mon test de math! Je suis «deppressed», «Elle est tellement maigre! Elle ressemble à une anorexique!», «J’aime quand mes choses sont bien orga- nisées! Je suis OCD!», «Il faisait chaud quelques minutes passées et maintenant il pleut! La température est bipolaire aujourd’hui!» Croyez moi, les gens atteints de maladies mentales n’apprécient pas cela.

Il faut apprendre à écouter les gens. Si quelqu’un se confie à vous avec ses problèmes, aidez cette personne. Cela concerne surtout les parents je pense. Quand vos enfants vous disent qu’il y a quelque chose qui ne va pas, soyez là pour eux. Ils auront beaucoup plus confiance dans des pa-rents qui les écoutent, que des parents qui se moquent d’eux et qui disent qu’ils exagèrent. Alors ils n’auront pas peur de se confier à vous. Ça n’est pas facile de s’ouvrir et parler de cela alors si une personne fait un pas vers vous, faites un pas vers elle!

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

La jeunesse dans les yeux : J’écris donc je suis

L’écriture, c’est la fenêtre par laquelle, prisonnière de mon quotidien, je m’évade. De chaleureuses retrouvailles avec moi-même, ma plume et mon papier. Quand j’écris, j’oublie tout, et j’ai vraiment cette impression que plus rien n’a d’importance, sauf cette plume que je fais danser, cette page que je noircis et ces mots qui se bousculent dans ma tête. Un grisant pouvoir de créer ou de pouvoir détruire, un grand périple que l’on entreprend et dont les seules frontières sont celles de l’imagination. Christian Bobin l’a si bien dit : «Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir.»

L’amie Écriture et moi, on est trop souvent brouillé, on évite parfois de se croiser, mais elle occupe tout de même mes pensées. Il suffit d’un tête-à-tête entre elle et moi pour redonner à notre histoire un souffle nouveau.

Ma relation avec les mots est intime. J’aime voir leur rondeur au bout de mon crayon, sentir ma langue se courber, soumise, sous le rythme de leurs syllabes. Les mots, il faut savoir les apprivoiser. Il faut les dorloter et les entretenir. Mais, n’ayez crainte, tout l’amour que vous leur porterez, ils vous le rendront au centuple.

Mon écriture à moi, elle est d’abord ébauchée. C’est un brouillon hachuré, des idées à peine esquissées auxquelles j’ajoute des mots, des phra-ses au fil de mes relectures. Écrire, pour moi, ce n’est pas de l’instantané. Cela me prend plusieurs heures avant de poser le point final. J’aime cette sensation, celle d’avoir débuté avec une idée grossière et de l’avoir tant travaillée, tant taillée, qu’elle en sorte de mon esprit, enfin polie à l’image que j’en avais.

L’écriture me fascine. Et c’est ainsi que vous vous retrouvez aujourd’hui à lire cet article rédigé par une jeune fille tombée à jamais amoureuse des mots.

Lola Godin

lgodinn12@gmail.com

La jeunesse dans les yeux…

L’avortement, gros sujet de débat ça…

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

Il y a quelques semaines, j’ai eu un débat sur le thème de l’avortement. Plus précisément, j’ai eu un débat sur le fait de savoir de qui, de l’homme qui a participé à la conception ou de la femme enceinte, avait le droit de prendre cette dure décision de l’interruption d’une grossesse. En d’autres termes, qui peut choisir si la femme garde le bébé ou non?

Plusieurs personnes disent que c’est injuste que l’homme n’ait pas le droit de choisir si la femme garde le bébé ou pas. C’est drôle parce que c’est souvent les hommes qui pensent ça. Ils ne savent pas vraiment ce que c’est de tenir un être vivant dans un ventre pendant neuf mois! Personnellement, et attention, c’est ma propre opinion personnelle et je sais qu’elle peut choquer, je pense que la seule personne qui devrait avoir le droit de décider de garder ou non le bébé, c’est la personne qui le porte. La femme a un droit, elle a le droit de choisir ce qu’elle fait avec son corps. Je trouve ça étrange qu’un homme force une femme à garder un enfant pendant neuf mois et à accoucher, tout simplement parce que c’est l’homme qui désire cet enfant, seul.

Je trouve frustrant de savoir qu’il y a des personnes qui pensent qu’elles peuvent prendre des décisions pour les autres. On ne devrait pas pouvoir forcer quelqu’un à avoir un enfant en sachant qu’ils devront s’en occuper pour de nombreuses années. On ne parle pas d’un sac de patates là mais d’un bébé. Il y a des femmes qui n’ont pas les moyens économiques pour s’occuper d’un enfant, il y a des femmes qui vivent dans un très mauvais environnement ou l’enfant aura une vie très difficile, il y a aussi des femmes qui prennent des drogues tous les jours, ce qui pourrait gravement mettre la santé de l’enfant en danger. Et, il y a des femmes qui ne veulent tout simplement pas d’enfant, on pourrait surement trouver des milliers de raisons pourquoi une femme ne voudrait pas un enfant et elles seraient certainement toutes valides!

Alors oui, des fois des accidents arrivent, à nous les femmes de nous protéger et à nous ensemble hommes et femmes de nous comprendre.

Je suis le Voyage

Lola Godin

lgodinn12@gmail.com

C’est l’histoire d’une famille en quête d’aventures, désirant renforcer ses liens par le voyage. C’est l’histoire de deux parents formidables qui ont voulu faire découvrir le monde à leurs enfants. L’aventure d’une vie que je pourrais débuter par «il était une fois», tant elle me semble aussi irréelle qu’un conte de fée.

L’écrivain Marcel Proust a dit un jour une phrase que j’affectionne tout particulièrement: Le vrai voyage ne consiste pas à découvrir de nouveaux paysages, mais à voir avec de nouveaux yeux.   Revenue, je saisis pleinement ce qu’il voulait dire. Oui, j’ai 15 ans, j’habite à Shédiac, je vais à l’école Louis-J.-Robichaud en 9e année. Et pourtant l’an passé, j’ai fait le tour du monde pendant cinq mois en sac à dos.

Voyager pour moi, c’est une façon de concevoir la vie et la société d’une autre manière. On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. Rien n’est plus vrai. Voyager m’a vraiment permis de comprendre qui je suis, d’où je viens et en quoi je crois. Il est nécessaire de voir comment les autres vivent pour vraiment prendre conscience de sa propre chance. Voyager a fait de moi une personne plus clairvo- yante, une meilleure personne.

Ce périple, je ne l’oublierai jamais. Comment le pourrais-je? Il a changé ma vie. J’ai attrapé le virus du voyage, il coule à présent dans mes veines et fait battre mon cœur. J’ai attrapé le virus du voyage et je ne pourrai plus jamais m’en défaire. Il fait à présent partie de moi…

Une pincée d’audace

Un peu d’esprit

Quelques gouttes d’ouverture

Un soupçon d’émotion

Cocktail d’aventure

 

Revis ces moments

D’espace et de lumière

De rires et de larmes

De joies et de peurs

 

Ton âme s’évade par la fenêtre des souvenirs

Oh oui repars au bout du monde

Souffle la poussière sur ton sac

Ton envie est toujours intacte

Tu es ivre

Ivre d’aventure

Ivre de connaissances

Et ta soif jamais apaisée

 

Retrouve ces contrées

sauvages

Ces figures enfantines

Ces rêves d’enfant réalisés

Ces plats goûtés sur les marchés

Dont tes papilles se souviennent encore

Voyage

La jeunesse dans les yeux

Txen Brun

Txen Brun

Luttons contre l’injustice et l’irrespect

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

Il y a beaucoup d’injustice dans le monde et en voici quelques exemples. Certaines personnes n’ont rien à manger. Certaines personnes se font traiter d’une façon négative à cause de leur orientation sexuelle. Certains vivent dans la rue pendant une grande partie de leur vie. Certaines personnes se font maltraiter à cause de leur couleur de peau, d’autres se font maltraiter à cause de leurs croyances.

Nous vivons dans un monde très «jugemental» (c’est-tu un mot ça?), C’est malheureux, mais c’est la réalité. C’est fâchant de savoir qu’une personne peut ressentir de la haine envers une personne qui est différente d’elle. C’est drôle, car, en bout de ligne, nous sommes tous différents. Pourquoi toute cette négativité? Pourquoi doit-il y avoir des gens qui se pensent supérieurs aux autres? Oui, les choses ont beaucoup changées au fil des années, mais, il y a encore beaucoup d’injustice.

Il y a des gens qui vivent dans une grande pauvreté et qui y resteront pour le restant de leur vie. De nombreuses actions sont faites afin de les aider dans leur quotidien, mais pas assez encore. Nous, on se plaint car on déteste l’école parce que c’est «terriblement affreux». Il y en a qui ne peuvent même pas y aller, à l’école!! Ici, au Canada, nous avons une éducation gratuite, et on se plaint encore! Les gens vont dire qu’il faut respecter les différences, mais vont se moquer de lui, parce qu’il est gay, d’elle, parce qu’elle est musulmane et d’elle, car c’est une fille. Quand on dit qu’il est important de respecter les différences, on parle ici de toutes les différences.

Il faudrait pouvoir arrêter toute cette négativité. Ce que je demande est malheureusement irréaliste, mais j’aimerais tellement avoir la paix dans le monde. Oui, je sais, c’est vraiment «cheesy» ce que je dis, mais c’est vrai. J’aimerais vivre dans un monde où nous pourrions être respectueux les uns envers les autres, vivre dans un monde où tout le monde serait confortable d’être soi-même. Je vous lance une proposition: de faire ne serait-ce qu’une bonne action cette semaine, une bonne action complètement désintéressée. Alors à vos belles idées! Une petite action de tous peut faire une vraie différence dans le quotidien.

Je suis la liberté d’expression

Lola Godin

Il y a quelques semaines, la jeune pakistanaise Malala Yousafzai recevait le titre de citoyenne d’honneur du Canada. Cet événement a fait naitre en moi quelques réflexions sur la liberté d’expression. Ayant frôlé la mort pour avoir osé publier ses idées dans un blog racontant son quotidien, Malala est un exemple parfait de ce qu’est une liberté d’expression bafouée.

«Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire.» – Evelyn Beatrice Hall, tentant de résumer la pensée de Voltaire, venait d’illustrer en quelques mots le principe de la liberté d’expression. J’ai toujours aimé cette citation, car je la trouve juste et plus que jamais d’actualité: l’un des droits humains les plus fondamentaux, elle est pourtant sans cesse remise en question.

La grandeur d’une démocratie, on la reconnait surtout à cela: savoir développer des citoyens à l’esprit critique, citoyens qui pourront ensuite s’exprimer librement, sans avoir peur de le faire. Si nous voulons construire ensemble une société pensante, juste et équitable, la liberté d’expression en sera inévitablement l’un des piliers essentiels.

La liberté d’expression, c’est aussi être capable de dénoncer les causes qui nous semblent injustes. Elle nous permet de nous former en tant qu’être humain, de nous affirmer, comprendre qui nous sommes, d’où nous venons et en quoi nous croyons. La liberté d’expression protège nos profondes convictions.

Alors, que tu aies des opinions qui diffèrent des miennes ou non, exprime-toi! Bats-toi pour elles et fais en sorte que les autres t’entendent. Et surtout, assure-toi toujours de ne jamais laisser quelqu’un souffler cette flamme qui guide nos pas et éclaire nos esprits. Parce que sans cela, nous serions tous plongés dans l’obscurité.