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La négociation Parent-Adolescent

Il vient un temps, pendant qu’on élève nos enfants, que l’on découvre que le «Time Out» ne fonctionne pas comme auparavant ou pas du tout. On peut également remarquer que les besoins et les valeurs de notre jeune sont complètement différents que les nôtres. Tout d’un coup, on ne reconnaît plus notre enfant, celui qui était si paisible, qui n’était pas défiant et qui prenait ses «times outs».  En raison de ces changements, on est souvent impatient ou encore en chicane et les émotions négatives deviennent hors de contrôle.  Bienvenue à l’adolescence!

Alors, j’ai pensé partager un petit truc avec vous intituler : «L’art de la négociation».  Cet art aide l’enfant/adolescent à prendre ses responsabilités, à s’engager dans la recherche de solutions et à acquérir l’art de négocier dans les situations de conflit de besoins. Pre-mièrement, il est important de noter que lors de la négociation, chaque personne doit être prête à donner ainsi qu’à recevoir (ex. donner son opinion personnelle et recevoir celle de l’autre). Deuxièmement, attendez que la situation soit apaisée, que chacun se soit calmé. Si durant la négociation les émotions redeviennent élevées, arrêtez la conversation pour la reprendre plus tard.

Il est également important de reconnaître la différence entre un conflit de besoins et un conflit de valeurs.

• Conflit de besoins : L’enfant écoute de la musique trop forte, il utilise les outils de son père, il veut une moto, mais il n’a pas l’âge requis, etc.

• Conflit de valeurs : L’enfant aime mieux jouer les instruments de percussion alors que sa mère veut qu’il joue son violon; l’adolescent porte des boucles d’oreilles et son père n’aime pas ça, etc.

Voici des conseils pour faciliter la négociation avec votre jeune :

1. Impliquez le jeune afin qu’il fasse partie de l’établissement des règles ou des limites et qu’il participe ainsi à la prise de décision;  dites les idées qui vous viennent à l’esprit; faites un remue-méninge ou une tempête d’idées.

2. Demeurez aussi calme que possible même si les émotions sont fortes.  Il est particulièrement important de maîtriser votre colère. Ne jugez pas, ne critiquez pas, ne ridiculisez pas et ne rejetez surtout aucune idée.

3. Recherchez ensemble des solutions satisfaisantes, analysez et soupesez les solutions jusqu’à ce qu’il y en ait une qui vous satisfasse.  Soyez prêt à vous compromettre. Cherchez des solutions qui vont vous bénéficier tous les deux. Concluez une entente et évaluez les résultats.

4. Dites comment vous vous sentez et dites ce que vous voulez.

5. Utilisez l’écoute active. Le plus beau cadeau que l’on peut donner à nos jeunes, c’est de les écouter avec non seulement les oreilles, mais le cœur aussi.

Si vous désirez recevoir plus d’information concernant le programme «Action-Prévention-Jeunesse», n’hésitez pas à communiquer avec le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

Communauté informée, communauté en santé La sécurité des enfants en présence de violence conjugale

Lorsqu’il y a de la violence dans une famille, personne n’est en pleine sécurité. Il est donc très important lorsque nous sommes victimes de violence de nous préparer et de faire des plans d’urgence afin d’assurer notre sécurité et celle de nos enfants. Pour les enfants, la violence est encore plus effrayante. Il est important de nous assurer qu’ils seront protégés lorsque la violence éclatera et dans les moments où il sera difficile de leur venir en aide. Une bonne manière est de faire un plan de sécurité avec eux.

Premièrement, apprenez à vos enfants les signes avertisseurs de la violence tels que :

– Lorsque maman et papa se disputent;

– Lorsque le parent ayant des comportements abusifs augmente sa voix;

– Lorsque le parent ayant des comportements abusifs est sous l’effet de drogue ou d’alcool;

– Lorsque le parent ayant des comportements abusifs fait des menaces, insultes, etc.;

– Lorsque le parent ayant des comportements abusifs claque les portes, frappe les murs, marche à pas lourds, etc.

De plus, lorsque vous préparez un plan de sécurité avec vos enfants, essayez de rester centré sur les comportements du parent abusif tels que : «Parfois (papa ou maman) fait des choses qui sont effrayantes et dans ces moments, il faut prendre certaines actions afin de rester en sécurité.» Assurez-leur qu’ils ne peuvent pas contrôler ou changer le

comportement abusif du parent et qu’ils n’en sont pas la cause. Discutez avec vos enfants de ce qu’ils peuvent faire et ce que vous aimeriez qu’ils fassent. Mettez en évidence :

– Une personne à qui appeler, telle qu’une tante, un voisin, etc. Faites un plan avec cette personne. Ex. lorsque les enfants appellent et qu’il y a des problèmes entre les parents, cette personne doit appeler 911, emporter les enfants chez eux, etc.

– Une liste d’endroits sécuritaires en dehors de la maison où ceux-ci peuvent se rendre lorsque la violence éclate. (voisins, membre de famille.)

– Une liste d’endroits sécuritaires dans la maison où ils peuvent se cacher lorsque la violence éclate. (dans leur chambre, sous-sol, etc.)

– Comment appeler le 911 et ce qu’ils doivent dire lorsqu’ils appellent.

– De toujours s’éloigner lorsque la violence éclate et surtout, de ne jamais essayer de l’arrêter!

Adoptez votre plan selon l’âge de vos enfants et ce qu’ils sont à l’aise de faire. Expliquez-leur qu’ils sont très braves pour prendre des précautions et essayez de les mettre en pratique ensemble. Ne vous sentez pas coupable si le plan ne fonctionne pas toujours.

Pour plus de renseignements, veuillez composer le 533-9100 afin de rejoindre une intervenante du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour de Shédiac.

Tiré de : http://www.mincava.umn.edu/documents/materials/instructor.html

 

 

Communauté informée, communauté en santé Noël sans toi

Les premiers Noëls sans une personne chère sont habituellement les plus pénibles à traverser. Cette fête, plus que toute autre, accorde une importance particulière à la famille, ce qui amplifie les sentiments de perte, de solitude et rend encore plus évidente l’absence d’un être cher.

Voici quelques suggestions pour vous aider à traverser le temps des Fêtes après le départ d’un être cher :

• Faites les préparations et les activités que vous aimez et remplacez celles

que vous aimez le moins. Partagez vos plans avec votre famille et vos amis.

• Prenez du temps pour prendre soin de vous et pour vous gâter.

• Vous n’êtes pas seul. Ce que vous ressentez comme tristesse est tout à fait normal et les gens qui vous entourent en sont conscients. Reconnaissez cette tristesse.

• Permettez-vous des moments de joie lors des rencontres en famille. Ceci ne veut pas dire que vous manquez de respect pour la personne décédée. Attendez-vous qu’à certains moments, vous allez peut-être aussi pleurer et c’est normal.

• Pensez à faire quelque chose pour quelqu’un d’autre. Aider une autre personne peut vous apporter un sentiment de bien-être.

• Acceptez d’être écouté. Les gens qui vous entourent sont là pour vous.

• Faites quelque chose de symbolique : Allumez une chandelle à l’intention de celui ou celle qui est parti (e), placez un objet significatif dans l’arbre de Noël ou ailleurs, etc.

• Faites les choses différemment pendant les Fêtes. Comme exemple :

– Passer Noël dans un environnement différent

– Faire l’échange de cadeaux le matin de Noël plutôt que la veille.

L’anticipation du jour de Noël est souvent plus difficile que le jour lui-même. Il arrive même que la période des fêtes passée, on se dit : «Ça été mieux que je m’attendais», «J’ai vécu de bons moments». Nous guérissons et apprenons à vivre avec nos deuils. Après la première année d’un deuil, votre entourage peut s’attendre à ce que vous ayez accepté la perte de l’être cher. Par contre, il n’en est pas toujours ainsi. Nous pouvons ressentir une tristesse intense et profonde plusieurs années après la perte d’une personne significative et spécialement durant le temps des Fêtes.

Pour plus de renseignements ou pour obtenir de l’aide, composez le 533-9100 afin de rejoindre une intervenante du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour inc.

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                 Comment gérer le stress du temps des fêtes?   

Le temps des fêtes peut entraîner, pour certains, une période stressante.  Faire l’achat des cadeaux, planifier les repas, inviter les amis ainsi que les membres de la famille et décorer la maison peuvent causer beaucoup de stress chez une personne qui doit organiser toutes ces activités.

Voici quelques trucs qui pourraient diminuer le niveau de stress que vous ressentez durant cette période de l’année.

• Soyez réaliste. Fixez-vous des objectifs que vous pouvez réellement accomplir selon votre temps et vos ressources.

• N’ayez pas peur de déléguer. Si les gens de votre entourage vous offrent de l’aide, ne refusez pas.

• Demeurez positif. N’attardez-vous pas sur les catastrophes qui pourraient survenir, concentrez-vous plutôt sur ce qui se passera bien.

• Créez un budget.

• Récompensez votre travail. Faites une sortie qui vous intéresse, comme aller au cinéma ou prendre un café. Dites-vous qu’après tout ce travail et toute cette organisation, vous méritez une récompense.

• Soyez reconnaissant de ce que vous avez. Pensez aux bons moments passés en famille, vous réaliserez jusqu’à quel point vous êtes bien entouré.

• Donnez aux gens moins fortunés. Faites du bénévolat à l’hôpital ou encore à une soupe populaire.

N’oubliez pas que l’amour et l’amitié sont les meilleurs cadeaux que vous pouvez donner à une autre personne, spécialement à votre famille. En faisant ces activités, vous créerez de nouveaux souvenirs de famille et cela n’a tout simplement pas de prix!

Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec une intervenante du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour de Shédiac au 533-9100.

 

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Le 6 décembre : une journée à ne pas oublier

Le 6 décembre est une journée très importante au Canada, car c’est la Journée nationale de commémoration et d’action concernant la violence faite aux femmes. Il y a déjà 22 ans depuis l’évènement bouleversant et inoubliable survenu à l’École Polytechnique. C’est en 1989 que les 14 jeunes femmes qui fréquentaient une université de Montréal, ont été assassinées par un homme qui visait délibérément les femmes. Cet acte atroce a placé les gens dans un état de choc à travers le monde. Suite à cet événement, un groupe de pression s’est formé dans le but de contrôler le port d’arme au Canada. Le 6 décembre est la journée pendant laquelle nous commémorons ces femmes victimes de cet acte sexiste. Tous ensembles, nous devons continuer la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles. La violence est malheureusement encore très présente au Canada.

Voici quelques statistiques :

• Plus de 50% des Canadiennes seront victimes de violence à un moment donné de leur vie et ce, souvent avant l’âge de 25 ans.

• Dans la plupart des cas, les femmes connaissent leur agresseur.

• Le gouvernement fédéral estime que les coûts reliés à la violence faite aux femmes s’élèvent chaque année à 1.1 milliard de dollars en frais médicaux et à 4 milliards de dollars si l’on tient compte des frais de justice criminelle, des services sociaux et de la perte de productivité.

• Plus de 31 000 cas de violence conjugale à l’égard des femmes ont été signalés à la police en 2006, et on estime à 70% les cas de violence non déclarés.

• Les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être victimes des formes les plus graves de violence conjugale.

• Près de 40% des femmes agressées par leur conjoint ont déclaré que leurs enfants avaient été témoins de la violence à leur endroit.

Ce que vous pouvez faire pour agir contre la violence faite aux femmes :

• Exprimez-vous sur la violence dans votre communauté et encouragez les personnes qui ont un comportement violent ou qui vivent de la violence à obtenir de l’aide.

• Apprenez aux filles à se protéger et à se renforcer

• Élevez vos enfants pour qu’ils résolvent les conflits sans violence.

• Assurez-vous que votre domicile, votre lieu de travail et votre communauté sont sans risque pour les femmes et les filles.

• Exprimez-vous contre les images médiatiques portant atteinte aux femmes et aux filles.

• Faites la promotion de l’égalité économique et politique des femmes.

Pour plus de renseignements ou pour obtenir de l’aide, composez le 533-9100 afin de rejoindre une intervenante du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour Inc.

 

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La violence est un choix!

Avoir recours à de la violence dans une relation devient un choix. Chaque personne a la liberté de décider, de choisir le recours à la violence comme solution ou d’opter pour un moyen pacifique. La violence est un choix de réaction et de cible. Les agresseurs n’attaquent généralement pas leur patron, ami, sœur ou voisin lorsqu’ils sont fâchés, seulement leur partenaire.

La violence est un exercice abusif du pouvoir par lequel un individu en position de force cherche à contrôler une autre personne en utilisant différents moyens afin de l’obliger à adopter des comportements qui répondent à ses propres désirs.

Le choix d’avoir recours à la violence peut être influencé par certains facteurs, comme exemple, le vécu personnel de l’agresseur, ses valeurs personnelles ou ses traits de personnalité. Les messages véhiculés par la société peuvent également contribuer au taux élevé de violence dans notre société, par exemple, l’homme doit être le plus fort et le chef de la famille alors que la femme doit être dépendante et soumisse. Même si ceux-ci peuvent être des facteurs contribuables, ils ne sont certainement pas la cause de la violence. Rien de justifie ou excuse la violence faite à une autre personne! Trop souvent, des excuses sont utilisées afin de justifier les actes de violence. Certains pensent que l’alcool ou la drogue sont responsables de la violence alors que d’autres pensent que la victime est à blâmer ou le mérite. Les désaccords font partie de toutes relations humaines, mais il ne faut jamais utiliser de la violence pour les régler. Dans certaines relations, la violence se produit chaque jour et non seulement lorsqu’il y a la présence d’un désaccord.

En utilisant des excuses externes, les agresseurs ne prennent pas responsabilité pour leurs actions et ainsi, continuent d’utiliser la violence pour obtenir ce qu’ils désirent. Les victimes pensent également que ce n’est pas la faute de leur partenaire et que c’est correct la manière qu’il ou elle agit. Il est important de changer cette mentalité et de comprendre que la violence est un choix et est un crime. Personne ne mérite d’être violentée, d’être dominée ou de vivre continuellement dans la peur, peu importe les circonstances.

Si vous êtes victime de violence conjugale et que vous désirez recevoir de l’aide, veuillez téléphoner au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

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La violence conjugale envers les hommes  

Personne n’est à l’abri de la violence conjugale et les hommes peuvent également en être victime. Malheureusement, il s’agit encore d’un sujet tabou dans la société, ce qui rend encore plus difficile pour un homme de se considérer victime et d’en parler. Les stéréotypes sexuels et les images traditionnelles associées à chaque sexe font qu’il n’est pas évident pour les gens de considérer les femmes comme agresseurs et les hommes comme victimes.

Selon Statistique Canada, 6% des Canadiens ont déclaré avoir été victimes de violence physique et/ou sexuelle par une partenaire actuelle ou ancienne entre 1999 et 2004. Pour la même période, 17% des hommes ont signalé avoir été victimes de violence psychologique. Par contre, les statistiques démontrent qu’en 2009, seulement 7% des victimes de sexe masculin avaient mentionné l’incident de violence à un policier.

Pourquoi les hommes ont-ils plus de difficulté que les femmes à déclarer leur victimisation? Les hommes choisissent de garder le silence pour plusieurs raisons :

– La peur de se faire ridiculiser;

– La peur ne pas être crus;

– Ils sont souvent plus traiter comme agresseurs que victimes;

– La société excuse et minimise le comportement abusif des femmes. (ex. moyen de se défendre);

– Manque de services pour les hommes victimes de violence (ex. aucune maison de transition);

– Le risque de se faire séparer de leurs enfants s’ils quittent la relation;

La violence laisse ses marques sur toutes ses victimes. Tout comme les femmes, les hommes victimes de violence doivent en parler et signaler l’abus. Voici quelques conseils pour les hommes qui subissent de la violence :

– Notez les dates et l’heure des incidents;

– Allez faire traiter vos blessures, faites votre médecin en prendre note;

– Faites des plaintes à la police (déclarations);

– Essayez de ne pas minimiser le comportement de votre conjointe. Dites- vous que les comportements abusifs sont inacceptables; Rien ne justifie la violence!

– Parlez-en à quelqu’un!

Si vous vivez de l’abus dans votre relation, veuillez composer le 533-9100 pour rejoindre une intervenante au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour.

 

Communauté informée, communauté en santé Mes signaux avertisseurs

             Mes signaux avertisseurs

Il est parfois difficile d’identifier les comportements inacceptables qui se produisent dans une relation. Souvent, la violence s’installe de manière subtile et inaperçue. Certaines victimes viennent même à penser que la violence est normale dans une relation et minimisent les conséquences. Le danger est que, dans la plupart des cas, la violence progresse dans sa gravité et devient de plus en plus fréquente. Voici quelques signaux qui peuvent aider une personne à détecter s’il y a de la violence dans la relation :

L’ESTIME DE SOI :

• Je suis mis(e) à l’épreuve ou exploité(e).

• Je me questionne ou je doute de moi.

• Je me fais critiquer, insul-ter ou traiter d’idiot(e).

• Il/Elle me dit que je suis peu attrayant(e) ou pas assez bon(ne).

• Il/Elle interroge mon jugement.

SANTÉ/SANTÉ MENTALE :

• Je pleure, je me sens triste, blessé(e) ou déprimé(e).

• Je me sens nerveux(se) ou mal à l’aise lorsque je suis avec elle/lui.

• Je me sens engourdi(e) ou comme un robot.

• Je suis hésitant(e), désorienté(e); je doute de moi.

• Je me sens en colère, mais j’ai peur de dire un mot par peur de le/la perdre.

• J’ai des maux de tête, des troubles digestifs, des muscles étirés, je suis fatigué(e).

• Je me sens comme si je suis perdu(e).

• Je me sens plutôt dépri-mé(e), impatient(e), trou-blé(e) après avoir été avec lui/elle.

• Je néglige mes propres préférences et besoins.

CHANGEMENT DE STYLE DE VIE :

• Je suis devenu(e) financièrement dépendant(e) de ma/mon partenaire.

• Je suis devenu(e) plus irritable avec les enfants, les amis, la famille, les collègues de travail.

• Je finis par faire des choses que je n’aurais pas faites auparavant, comme prendre des drogues ou boire davantage, laisser les enfants sans surveillance, quitter mon emploi, déménager, commettre des actes illégaux.

S’OCCUPER DE LUI/D’ELLE :

• Je fais des choses pour lui/la plaire que je ne veux pas vraiment faire.

• Je m’inquiète afin de trouver des moyens à saisir son attention, à me faire accepter, à avoir son approbation.

• Je rationalise ses caprices ou ses exigences en disant

des commentaires tels : «c’est un vrai homme, il a un sale caractère, il travaille dur, il a eu une enfance difficile».

• J’évite ses critiques en disant le moins possible à propos de l’emploi de mon temps ou de mes dépenses.

Si vous pensez être dans une relation abusive ou avoir déjà été, n’hésitez pas à téléphoner au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100. Une intervenante aura le plaisir de vous aider.

 

Communauté informée, communauté en santé Les stades de la femme abusée

Les femmes qui sont victimes de violence passent normalement à travers de différentes étapes. Voici les cinq principales étapes vécues chez une victime de violence conjugale :

Le déni. Le déni constitue un mécanisme de défense où la femme se dit qu’il n’y a pas de problème présent. Si la victime d’abus a grandi dans un environnement abusif, elle a tendance à minimiser le comportement, le voyant moins comme un problème sérieux. Si elle n’a pas grandi dans un environnement abusif, elle ne se perçoit pas comme une femme battue, se refusant de croire que cette problématique lui arrive.

Se blâme. Peu à peu, lorsque la personne commence à réaliser et reconnaître sa situation de violence, elle va ressentir du remord et de la honte. Elle va souvent se blâmer pour le fait qu’elle est victime d’abus. Ceci peut être dû à trois facteurs :

1- Une faible estime de soi.

2-  L’agresseur la blâme pour son comportement violent, disant que c’est elle qui le provoque.

3-  Se blâmer leur donne un certain sens de contrôle sur la situation.

Cherche de l’aide. La femme victime de violence choisit d’aller chercher de l’aide, que ce soit en discutant à un membre de la famille et un ami(e) ou en consultant un professionnel. Ceci constitue une période difficile pour la femme victime d’abus, car les gens de son entourage peuvent ne pas la croire ou la critiquer et il se peut qu’il ait un manque de ressources dans son milieu. Souvent, la victime se trouve dans une situation de non-gagnante où elle peut à la fois perdre si elle choisit de rester (critiquer qu’elle doit aimer l’abus) ou de quitter (critiquer de ne pas avoir essayé assez pour faire fonctionner la relation).

Partir et retourner (ambivalence). Cette étape constitue une des plus longues, pouvant durer plusieurs années. Environ 80% à 90% des femmes victimes d’abus vont quitter et retourner dans la relation au moins une (1) fois, mais la moyenne est sept (7) fois. Dans ce stade, la victime essaye de décider si elle veut quitter ou rester dans la relation. Ceci peut créer beaucoup de frustrations au niveau des membres de la famille, des ami(e)s et autres individus cherchant à aider la victime. Plusieurs raisons peuvent inciter la victime de partir ou de rester.

Vivre sans violence. Qu’elle retourne dans la relation abusive ou non, la victime aura besoin d’un support continu. La peur, une faible estime de soi, et les «flash-back» peuvent persister. Il est important de continuer à soutenir les victimes, car cela peut leur prendre du temps à guérir de leurs expériences.

Chaque victime va vivre les étapes de façon différente. Certains stades peuvent persister plus longtemps que d’autres et il est possible pour une victime de vivre plusieurs stades en même temps. Cependant, il est important d’offrir le plus de support possible aux victimes de violence et de les encourager à aller chercher de l’aide.

Si vous désirez recevoir de l’aide, veuillez contacter le Centre de ressources et de

crises familiales Beauséjour au 533-9100.

 

Communauté informée, communauté en santé Possèdes-tu un comportement abusif?

Pose-toi les questions suivantes :

– Es-tu extrêmement jaloux et possessif?

– As-tu un tempérament explosif?

– As-tu tendance à toujours ridiculiser, critiquer ou insulter ton (ta) partenaire?

– Deviens-tu violent quand tu consommes de l’alcool ou de la drogue?

– As-tu brisé ses choses ou lui as-tu lancé des objets?

– L’as-tu frappé, poussé ou blessé sous l’effet de la colère?

– L’as-tu menacé de lui faire mal ou de la tuer ou as-tu déjà fait des menaces contre quelqu’un qui lui est proche?

– L’as-tu déjà obligé d’avoir des relations sexuelles ou l’as-tu déjà intimidé à tel point qu’il(elle) ait peur de te dire non?

– Lui demandes-tu de te rendre des comptes pour chaque instant qu’il(elle) n’est pas avec toi?

–  L’espionnes-tu ou lui téléphones-tu constamment pour savoir ce qu’il(elle) fait?

–  L’accuses-tu de sortir avec d’autres?

Si tu as répondu OUI à deux questions ou plus, il se peut que tu possèdes un comportement abusif. Un comportement abusif ne fait pas partie d’une relation saine. Ces actes mentionnés ci- haut correspondent à de la violence conjugale.

Que peux-tu faire?

• Dis-toi : Jai un problème. Je suis violent(e);

• Prends un engagement personnel : je ne vais PAS violer ou frapper qui que ce soit;

• Appelle une ligne d’aide téléphonique;

• Parle de ton problème à ta famille;

• Apprends tout ce que tu peux sur la violence dans les relations;

• Respecte ton(ta) partenaire et les autres;

• Respecte toi-même : tu PEUX choisir de ne pas être violent(e);

• Va voir pour de l’aide (travailleur social, psychologue, etc.)

• Participe à un groupe de soutien.

Si tu désires recevoir de l’aide, n’hésite pas à téléphoner au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100. Le centre offre des sessions individuelles et un groupe éducatif pour les hommes avec des comportements abusifs envers leur partenaire.

Tiré de : «In love & in danger».