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La dépendance affective

On parle de dépendance quand, dans une relation, notre estime de soi est entièrement dépendante du regard que porte l’autre sur nous. On n’existe que dans son regard. Les relations de dépendance sont souvent souffrantes et on en retire rarement de la satisfaction. On a l’impression de toujours devoir en faire plus pour susciter l’intérêt d’un conjoint souvent distant, non disponible.

Autre signe : même si on change de partenaire, ce scénario semble vouloir se répéter. Il est d’ailleurs difficile de mettre un terme à la relation. Premièrement, parce qu’on ressent réellement de l’amour pour notre partenaire, puis parce que la peur de la solitude est trop vive.

L’attachement

Avant de creuser d’avantage, il est bon de clarifier un point important : le besoin d’attachement est naturel, normal et sain. Il n’y a rien de pathologique à vouloir aimer et être aimée. Les besoins affectifs sont parmi les besoins fondamentaux. L’attachement est essentiel à la santé mentale et physique.

Dans une relation amoureuse :

* il faut être deux, alors qu’on peut être seul dans un état amoureux. (Pensez à l’adolescente en amour avec la star hollywoodienne ou à la personne qui se brûle d’amour en secret pour l’être cher);

* les deux partenaires partagent affection et engagement;

* les deux partenaires sont disponibles et libres d’attaches;

* on ressent de la joie et du réconfort à l’idée d’avoir un partenaire sur lequel on peut compter;

* on partage des buts, des intérêts, des projets de vie qui approfondissent notre intimité;

* -la relation nous aide à nous apprécier, à apprécier notre conjoint.

En dépendance affective

* aussi malsaine que puisse être la relation, c’est bien de l’amour que vous ressentez. Vous êtes bien dans un état amoureux, mais non dans une relation amoureuse;

* vous n’êtes pas en véritable relation avec votre conjoint;

* c’est l’absence de réciprocité, de relation véritable qui est à la source de la souffrance.

Comment devient-on dépendant affectif?

La dépendance affective prend racine dans l’enfance. L’enfant qui manque de reconnaissance, d’attention ou qui est aux prises avec un parent froid ou absent développera une soif de plaire à tout prix. Il sent qu’il n’existe que dans le regard de l’autre.

D’autres facteurs expliquent également qu’une personne deviennent dépendante

de ses partenaires : la peur de la solitude, un manque d’estime de soi, la peur de l’abandon et le complexe du sauveur (on veut régler les problèmes de l’autre et on néglige de se regarder soi). Si la dépendance est souffrante,

il n’est pas non plus de tout repos d’être l’objet de l’affection d’un dépendant affectif. Maladroitement, de par son acharnement, son insistance, sa jalousie, le dépendant demande à son partenaire de combler une grande carence: «Je ne m’aime pas, aime-moi». C’est une lourde commande.

Si vous êtes dans une relation malsaine, vous pouvez parler avec une intervenante du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour en composant le 533-9100.

(Source : http://www.canalvie.com)

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Mythes et réalités de la violence conjugale dans les couples de même sexe

Le mythe : La violence chez un couple de deux hommes n’est qu’une querelle ou une bagarre. Les deux sont de force égale et la victime n’a qu’à se défendre.

La réalité : La violence conjugale n’est pas une question d’inégalité de force, où l’un est plus fort et plus grand que l’autre, mais plutôt une question d’inégalité de pouvoir, d’une personne qui exerce un contrôle sur une autre. Même si une personne se défend, cela ne veut pas dire qu’elle ne vit pas une relation abusive.

Le mythe : Les femmes ne sont pas violentes, donc les couples lesbiens sont parfaits car ils sont toujours fondés sur le respect entre les partenaires.

La réalité : Bien que les femmes puissent elles aussi être physiquement violentes, la violence conjugale peut se manifester sous autres formes. De plus, ce mythe fait appel aux stéréotypes. Même si ce mythe était vrai, ça n’indique pas que les couples lesbiens ne peuvent pas connaitre la violence conjugale.

Le mythe : La violence domestique se produit surtout auprès des personnes LGBTQ qui se tiennent dans les bars et qui ont plusieurs relations sexuelles.

La réalité : Les pratiques   sexuelles d’une personne ne sont aucunement indicatrices de risque d’être victime de violence conjugale. La personne victime n’est pas responsable pour cette situation et aucun de ses comportements mérite de l’abus. En effet, n’importe qui, même toi et moi, peuvent se retrouver un jour dans une relation abusive.

Le mythe : La loi ne protège pas les personnes victimes de violence conjugale dans un couple de même sexe.

La réalité : Les personnes en relation de même sexe ont les mêmes droits que les personnes en couple hétérosexuel. La Charte canadienne des droits et libertés souligne que chaque personne est égale face à la loi, et que tous ont droit à la même protection, peu importe leur orientation sexuelle.

(Source : Le réseau canadien pour la santé des femmes – La violence conjugale dans la communauté LGBT)

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Gala de la Saint-Valentin 2018

   Le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise pour la cinquième année consécutive un Gala de la Saint-Valentin. Ce Gala aura lieu de nouveau au Centre Saint-André LeBlanc. L’événement débute à 19h le samedi 10 février 2018, mais les portes seront ouvertes à partir de 18h. Au coût de 30$ par billet, vous pourrez déguster de la bonne nourriture et apprécier les belles chansons de Marty Bourque, Debbie Gallant (accompagnée de Mike Laponsee), Ellie Côté, Georges Arsenault ainsi que les Fretkatz (Marcel Bourque et Charles Richard). De plus, vous aurez l’occasion de rire avec le style comique de Germaine Melanson!

Pour vous procurer vos billets, vous pouvez contacter Phillis Arsenault du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au (506) 533-9100 (432, rue Main, Shédiac) ou Lise Cormier de Saint-André au (506) 577-2906.

Les profits iront pour la continuité des services offerts par le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour. Une belle soirée pour une bonne cause! Venez-vous divertir avec nous!

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Neuf résolutions simples et constructives pour 2018

  1. Arrêter de vous comparer aux autres. Grâce au monde des médias sociaux, la comparaison n’a jamais été aussi facile. Gardez à l’esprit que la majorité de ce que vous voyez sur Facebook, Twitter, Instagram, et sur toutes les autres plate-forme sociales est une collection «best of» de chaque individu, Un condensé de ce que les autres veulent faire transparaître de leur vie. Mais ils ont tous probablement un quotidien comparable au votre et des tâches banales similaires à celles que vous faites, alors arrêtez de comparer votre réalité avec le «meilleur» filtré de ce les autres peuvent communiquer.
  2. Investir dans votre avenir. Plutôt que de dépenser plus d’argent pour un accessoire inutile, faites votre prochain achat dans quelque chose d’utile pour votre avenir. Que ce soit un livre de développement personnel ou un cours en ligne, il existe beaucoup d’outils qui peuvent vous aider à passer au niveau suivant.
  3. Arrêter de regarder les nouvelles. Il existe peu de résolutions que j’apprécie plus que ma décision de couper les nouvelles du courant principal de ma vie. Bien qu’une partie de ce qui est présenté soit certainement important et intéressant, la vaste majorité, à mon avis, ne fait que nous enfermer dans des états de crainte, de colère et de suspicion divisants et même paralysants.
  4. Réapprenez à cuisiner. Choisir d’éviter de cuisiner et de préparer vos propres repas vous économisera certainement du temps, mais c’est étonnant de voir comment cette décision affecte votre portefeuille. Voulez-vous réduire les coûts inutiles? Il n’ya pas de moyen plus facile que s’engager à faire vos propres repas au moins un certain nombre de fois par semaine. Bonus supplémentaire? Vous mangerez aussi des aliments plus sains.
  5. Passer plus de temps à l’extérieur. Que vous vous considériez ou non un amoureux de l’extérieur, la technologie nous amène le plus souvent à rester enfermé devant un écran. Donnez à votre corps une pause régulière de rayonnement WiFi et d’autres fréquences malsaine en laissant toutes vos technologies à la maison et en passant des moments de qualité dans la nature.
  6. Arrêter d’attendre le lendemain demain. Nous avons tous des objectifs et des rêves, et plutôt que de prendre des mesures immédiates pour les atteindre, nous avons tendance à les remettre à demain. Ce qui est malheureux, c’est que trop souvent le lendemain n’est pas plus constructif. Cessez de mettre vos objectifs en attente et commencez à construire votre avenir au moment où l’idée étincelle dans votre tête.
  7. Passer moins de temps collé à nos téléphones. Chaque jour, la liste des choses que nous ne pouvons pas accomplir au travers de nos téléphones diminue. Bien que cela représente un réel exploit technologique, c’est également très inquiétant pour notre santé, pour nos compétences interpersonnelles, et pour d’autres parties essentielles de l’expé- rience humaine. Continuez à profiter de la puissance de votre téléphone, mais engagez-vous à consacrer également le temps quotidien loin de lui.
  8. Arrêter d’être si dur avec vous-même. Je suis sûr que peu (voire aucun) d’entre nous sommes exactement là où nous espérions être à ce point dans nos vies, mais cela ne signifie pas que nous n’avons pas accompli de nombreuses choses. Plutôt que de se concentrer sur ce que vous n’êtes pas ou ce que vous n’aimez pas sur vous-même, faîtes un effort conscient pour apprécier et être fier de qui vous êtes et de ce que vous avez fait. Je peux vous garantir que vous avez probablement de nombreuses raisons d’être fier.e.s de vous.
  1. Passer plus de temps avec les gens que vous aimez. Nous avons tous des personnes dans notre vie pour lesquelles nous nous sentons reconnaissants, ou avec lesquelles nous nous sentons bien. Montrez leur à quel point vous les appréciez en leur consacrant plus de votre temps précieux. (Source : http://therapeutes magazine.com/

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Vous vous sentez déprimé après les fêtes?  Comment combattre la dépression saisonnière

La dépression saisonnière est plus fréquente que vous le pensez. Si vous vous sentez un peu déprimé après le Nouvel An, vous n’êtes pas seul. La froideur de la météo et l’obscurité en cette période de l’année peuvent avoir des effets importants sur l’humeur et les perceptions. La dépression saisonnière survient généralement pendant les mois hivernaux et s’estompe au printemps. Le trouble affectif saisonnier (TAS) affecte des millions de Canadiens chaque année. Bien que de nombreuses personnes l’ignorent en croyant à une instabilité émotive, il s’agit d’un problème à prendre au sérieux. La dépression saisonnière peut provoquer beaucoup plus que la mauvaise humeur. Elle peut nuire à votre qualité de vie, à votre rendement au travail et à vos relations amicales et familiales. La fatigue, une variation soudaine de l’humeur, l’augmentation de la sensibilité, une baisse de la concentration, l’augmentation de l’appétit, la prise de poids et le manque de motivation sont les symptômes courants de la dépression saisonnière. Heureusement, il existe de nombreuses façons de combattre ce type de dépression et de retrouver la bonne humeur.

Comment combattre la déprime après les fêtes

Si vous avez le moral à plat cet hiver, essayez les astuces suivantes pour retrouver votre bonne humeur.

Bouger : devenir actif et faire de l’exercice régulièrement représente l’un des moyens les plus efficaces de combattre la dépression saisonnière. Fréquenter un centre de conditionnement physique pendant la semaine apporte de nombreux bienfaits pour la santé. En plus de vous sentir mieux, vous améliorerez votre apparence et votre santé. Il s’agit aussi d’une bonne façon de sortir de la maison et de rencontrer de nouvelles personnes.

Organiser des vacances : partir en vacances sous le soleil du sud pour changer d’air est la façon idéale de chasser les idées noires. Voyager vous permet de prendre une pause de votre routine quotidienne et de vous détendre. Il sera alors difficile de ne pas vous sentir mieux.

Sortir prendre l’air : même s’il fait froid, sortir à l’extérieur pour respirer de l’air frais et profiter du soleil hivernal contribuera à vous remonter le moral. Lorsque vous êtes à l’intérieur, gardez les stores ouverts et laissez entrer autant de lumière naturelle que possible dans votre maison ou votre espace de travail.

Établissez un horaire et suivez-le : avoir un horaire au quotidien vous aidera à maintenir le cap et à profiter d’une bonne nuit de sommeil. Les personnes dépressives ont souvent du mal à dormir la nuit. Aller au lit à la même heure chaque soir vous aidera à adopter de bonnes habitudes de sommeil.

Se tenir occupé : annuler vos rencontres entre amis pour rester seul à la maison ne fera que vous donner plus de temps pour ruminer et broyer du noir. Quand vous avez le moral à plat, essayez de vous tenir occupé, sortez de la maison et entourez-vous. Souvent, échanger avec d’autres personnes aide à surmonter les sentiments négatifs.

Surveiller votre alimentation : les gens déprimés se tournent souvent vers la nourriture. Les personnes aux prises avec le TAS mangent davantage et ont des envies d’aliments riches en féculents. Une consommation accrue d’aliments peut provoquer un état de léthargie. Efforcez-vous de garder une alimentation équilibrée pour avoir de l’énergie.

Envisager la luminothérapie : il existe un certain nombre d’appareils de luminothérapie comme des ampoules spéciales et des lampes portatives pour vous aider à surmonter la déprime. Si la luminothérapie ne vous intéresse pas, augmentez l’éclairage auquel vous êtes exposé à la maison.(Source : qc.croixbleue.ca)

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La dépression dans le temps des Fêtes

   Le temps des Fêtes est normalement une période de joie et de célébration, mais chez certains elle fait naître un sentiment de solitude, renforce les sentiments dépressifs et les pensées négatives.

Le temps des Fêtes est normalement une période de joie et de célébration, mais chez certains elle fait naître un sentiment de solitude, renforce les sentiments dépressifs et les pensées négatives. En effet, un grand nombre d’études et de témoignages provenant des centres et des travailleurs œuvrant auprès des personnes en crise confirment l’augmentation tant du nombre que de la gravité des appels faits par les personnes déprimées au cours du temps des Fêtes.

Il s’agit d’une période d’activité frénétique, où l’on essaie de conjuguer le travail, les activités sociales plus nombreuses, les courses, la décoration de la maison, l’emballage des cadeaux, les réceptions et le contrôle du budget. Cette foule d’exigences suscite une augmentation du stress, à la fois physique et psychologique.

Le temps des Fêtes se prête aussi à la réflexion, comme l’année arrive à son terme. C’est l’heure des bilans, où l’on fait la revue des pertes subies : perte d’un être cher par la mort, le divorce ou la séparation, perte d’un emploi ou même perte d’un environnement social familier (par exemple, un déménagement à l’étranger).

«Le temps des Fêtes donne également lieu à des ima-ges tout à fait irréalistes de la famille idéale et provoque des sentiments susceptibles d’augmenter la tension ou les conflits entre les membres de la famille», explique Michael Spevack, psychologue du CUSM. «Les excès de table et l’usage abusif de l’alcool, associés au manque de sommeil, constituent une formule favorable aux mouvements d’humeur extrêmes, les sentiments d’euphorie étant suivis une demi-journée plus tard d’une humeur dépressive passagère», explique Michael Spevack.

«Les sentiments dépressifs peuvent atteindre une intensité extrême, allant jusqu’aux idées suicidaires. Les personnes particulièrement à risque sont les personnes isolées sur le plan social», ajoute Michael Spevack. Le psychologue formule donc les recommandations suivantes aux personnes qui souhaitent faire face aux pressions accrues du temps des Fêtes :

* Si vous vous sentez déprimé, entourez-vous de personnes positives qui vous rendent optimiste et vous encouragent.

* Pratiquez la simplicité et donnez seulement ce qui est dans la limite de vos moyens.

* Si vous êtes seul ou loin de votre famille et de vos amis, joignez-vous à un groupe de bénévoles qui apportent du bonheur aux autres dans le temps de Noël et du Nouvel An. De cette manière, vous vous aiderez vous-même en aidant les autres.

Si vous êtes de ceux qui profitent de l’excitation et de l’énergie du temps des Fêtes, soyez attentif à ceux qui ont peut-être connu des changements difficiles au cours de l’année écoulée et, dans l’authentique esprit des Fêtes, invitez-les à fêter avec vous et rappelez-leur qu’il y a toujours de l’espoir.(Source:<http://www.mcgill.ca> www.mcgill.ca)

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Groupe de femmes «Nouveaux départs»

Objectifs :

– Comprendre la violence et ses impacts.

– Reconnaître les caractéristiques des relations saines et malsaines.

– Briser l’isolement.

– Augmenter l’estime de soi.

– Gérer le stress et les émotions de façon saine.

– Apprendre des techniques de communication respectueuse.

– Établir un plan pour atteindre des buts personnels.

Détails :

– Qui : Femme francophone de 19 ans et plus qui vit ou qui a vécu de la violence (physique, sexuelle, psychologique, verbale, financière, spirituelle et/ou culturelle).

– Quoi : Groupe ouvert (c’est-à-dire que les participantes peuvent venir quand elles le désirent; elles ne sont aucunement obligées d’assister à toutes les rencontres. Les femmes peuvent se joindre à tout moment, peu importe le temps dans l’année).

– Quand : Une session d’une durée de deux heures à tous les deux semaines dans la soirée de septembre à juin.

– Lieu : Shédiac

– Coût : Gratuit

Critères :

– Femme francophone de 19 ans et plus qui vit ou qui a vécu de la violence (physique, sexuelle, psychologique, verbale, financière, spirituelle et/ou culturelle).

– Reconnaître son ou ses problèmes.

– Avoir la motivation et la détermination d’apporter un changement dans sa situation.

– Être en mesure d’interagir dans un groupe et de participer (écouter les autres et partager des expériences de vie).

– Avoir une attitude respectueuse.

– Être capable des maintenir la confidentialité.

Pour plus d’information ou pour appliquer en tant que participante à partir de janvier 2018, veuillez contacter Chantal Thanh Laplante, Travailleuse d’approche au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour, au 533-9100.

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Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

   Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Canada. Instituée en 1991 par le Parlement du Canada, cette journée souligne l’anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes en 1989 à l’École Polytechnique de Montréal, tuées parce qu’elles étaient des femmes.

Tout en commémorant les 14 jeunes femmes qui ont perdu la vie par un acte de violence sexiste qui a choqué la nation, le 6 décembre offre aux Canadiennes et aux Canadiens l’occasion de réfléchir au phénomène de la violence envers les femmes dans notre société. C’est aussi l’occasion de penser aux femmes et aux filles qui sont aux prises avec la violence au quotidien et de rendre hommage aux femmes et aux filles mortes à cause de la violence sexiste.

Enfin, pendant cette journée, les collectivités peuvent penser à des moyens concrets d’éliminer toutes les formes de violence à l’endroit des femmes et des filles.

Les mois de novembre et de décembre sont des mois importants dans la sensibi- lisation du public à la violence fondée sur le sexe, au Canada comme à l’étranger, car ils regroupent plusieurs dates clés. Outre la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, le 6 décembre, il y a la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui est célébrée le 25 novembre et qui ouvre les <http://www.swc-cfc.gc.ca/commemoration/vaw-vff/days-jours-fr.html> 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes, lesquels se terminent avec la Journée internationale des droits de la personne, le 10 décembre.

(Tiré d’un texte publié par Condition féminine Canada)

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Le cycle de la violence

En travaillant avec des victimes et des survivantes de violence, les intervenants et les chercheurs ont appris que nous ne pouvons pas prédire le moment où l’épisode d’abus va éclater dans la relation. Les femmes ont mentionné que la moindre petite chose peut déclencher l’abus. Dans la majorité des situations, l’élément déclencheur n’a aucun lien avec leurs actions. La réaction du partenaire aurait pu être causée par un événement extérieur de la relation (travail, famille, etc.), mais ils choisissent de projeter leurs frustrations envers leur partenaire. Les victimes vont souvent dire que leur relation va bien pendant une longue pé- riode de temps, mais qu’une tension s’installe tranquillement et puis soudainement, une crise éclate. Elles rapportent qu’il y a un certain cycle de la violence.

Les relations débutent habituellement avec une phase nommée la «Lune de miel», où tout est parfait et il y a beaucoup de passion entre les deux partenaires. Cette phase peut durer de quelques semaines pouvant aller jusqu’à quelques années. Dans une relation abusive, une tension commence à se développer. Plusieurs changements et incidents mineurs se produisent (parler de façon irrespectueuse, bouder, mauvaise humeur, etc.) et la victime ressent de la peur et de la confusion. Elle a l’impression de marcher sur des coquilles d’œufs. Cette phase s’intitule «L’escalade de la tension». Ensuite, la tension s’escalade à une «Explosion de la violence» dans laquelle le partenaire cause un épisode de violence physique, verbale ou sexuelle. Celui-ci va nier toute responsabilité pour cette crise et va tenter de justifier et minimiser ces comportements en blâmant la victime. Le cycle va par la suite recommencer à la lune de miel. Le partenaire contrôleur va s’excuser pour ses actions et donnera beaucoup d’affection et d’amour pour se faire pardonner. Il y a également les promesses qu’il ne recommencera plus. La relation retourne à son état antérieur jusqu’à ce que la tension se développe de nouveau.

Si nous ne brisons pas le cycle de la violence, l’épisode violent va escalader et s’empirer et la lune de miel diminuera et va éventuellement disparaître complètement.

Pour plus d’information ou pour avoir du soutien émotionnel, vous pouvez contacter le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

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Les formes de violence conjugale

La violence est lorsqu’un individu utilise une certaine force envers un autre individu par le simple but d’avoir du contrôle ou du pouvoir. Lorsqu’un partenaire est violent, il le fait dans l’intention de blesser, de nuire ou de dominer une autre personne. La violence n’apparait pas seulement sous forme physique, mais elle peut se présenter sous forme d’une parole, de l’écrit et d’un geste. Elle peut se présenter de deux manières : soit de façon directe (par exemple un coup de pied ou un coup de poing) ou bien de façon indirecte comme répondre de fausses rumeurs à propos de quelqu’un.

Il existe sept formes de violence conjugale : violence physique, violence psychologique, violence verbale, violence économique, violence sexuelle, violence culturelle et violence religieuse/spirituelle. La violence physique est lorsqu’un partenaire utilise la force physique afin de blesser l’autre personne par exemple la pousser contre un mur ou bien la frapper au visage. Ce type de violence est la plus visible comparativement aux autres.

La violence psychologique quant à elle, est plus difficile à déceler. Elle attaque plutôt l’estime de l’individu, sa valeur personnelle et sa confiance en soi. Cette violence peut se présenter sous plusieurs formes par exemple humilier la personne par des paroles, menacer quelqu’un par un simple regard ou bien faire des commentaires blessants sur son habillement ou sa façon de parler.

L’utilisation d’une voix forte comme un cri ou un hurlement est une forme de violence verbale. Ce temps de voix est normalement utilisé pour menacer l’individu ou bien la dégrader, lui donner des ordres ou blâmer la personne. Cette forme de violence peut être très visible pour l’entourage mais il peut être également bien caché.

Lorsqu’un individu tente de contrôler l’argent ou les biens de son partenaire cela peut être une forme de violence économique. Chacun d’entre nous a le droit de travailler et d’accumuler de l’argent mais lorsque quelqu’un te l’empêche, cela devient une forme de violence. La personne victime de cette violence peut se sentir dépendante et inférieure. La violence économique peut prendre différentes formes : voler de l’argent ou des biens matériels d’une autre personne, lui donner l’obligation de faire des achats pour celle-ci ou même contracter des dettes en son nom.

Lorsqu’une personne est forcée de participer à une activité sexuelle sans son consentement, c’est de la violence sexuelle. Dénigrer sexuellement une personne, l’obliger à faire l’acte sexuelle ou l’embrasser, lui faire des attouchements à des parties privées sont tous des formes de violence sexuelle. Il est important de comprendre que si quelqu’un te demande pour faire des activités sexuelles et que la réponse est peut-être, cela veut quand même dire non. Il est essentiel de dire oui, autrement c’est une forme de violence sexuelle.

La violence culturelle a lieu lorsqu’un partenaire dénigre ou ridicule les valeurs, les principes, les traditions et les coutumes de l’autre. D’autres exemples seraient d’empêcher la victime d’apprendre une des langues officielles, menacer de la faire déporter du pays, cacher son passeport ou autres documents importants.

La dernière forme de violence que nous allons expliquer est une forme qui peut être plus difficile à détecter et c’est la violence spirituelle et religieuse. Celle-ci se décrit par des moqueries des croyances religieuses ou bien d’empêcher la victime de pratique sa religion/spiritualité.

Si vous croyez vivre une ou plusieurs de ces formes de violence conjugale, n’hésitez pas à venir consulter ou appeler une intervenante du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.