Communauté informée… Communauté en santé…

Comment détecter les signes de la dépression chez un ami ou un proche?

La dépression n’est pas une situation à prendre à la légère. Les symptômes de la dépression varient chez chaque individu; elle peut être caractérisée par des longues périodes de sentiments de tristesse, de désespoir et parfois d’idées noires. Les symptômes de la dépression peuvent être divisés en quatre catégories; émotionnels, physiques, comportementaux et cognitifs.

Symptômes émotionnels :

  • Tristesse permanente, presque tous les jours; peut se manifester sans raison apparente
  • Sentiment d’inutilité et de culpabilité excessive
  • Pensées noires et/ou suicidaires
  • Perte d’intérêt ou de plaisir par rapport à des activités favorites

Symptômes physiques :

  • Baisse d’énergie
  • Déficience psychomotrice
  • Douleurs et maux
  • Insomnie

Symptômes comportementaux :

  • Changement d’appétit
  • Impression de nervosité

Symptômes cognitifs :

  • Difficulté à prendre des décisions ou à se concentrer

Il faut retenir que la dépression peut avoir un impact sur la vie privée, sociale et professionnelle d’une personne et que c’est une situation qui doit être discutée. Si vous avez besoin de parler, vous pouvez nous contacter au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

Communauté informée… Communauté en santé…

C’est l’été; divertissez-vous au soleil!

L’activité physique est très importante pour la santé physique et la santé mentale d’un individu. En plus des bienfaits physiques d’être actif, il y a aussi des effets psychologiques positifs. Être actif contribue grandement à l’augmentation du niveau général d’énergie et à l’amélioration de l’humeur. Cependant, une grande majorité de la population trouve que la température influence leur motivation. En fait, il existe un type de dépression qui affecte justement les émotions et la motivation des gens. Cette condition est appelée la dépression saisonnière ou bien le trouble affectif saisonnier. Ceci peut expliquer pourquoi les gens se sentent un peu moi énergétique ou moins productif pendant des journées où il fait moins beau à l’extérieure. Au contraire, le soleil et le ciel bleu peut influencer la population d’être proactive et plus heureux. Saviez-vous qu’en 1984, le psychiatre Norman Rosenthal a démontré le lien entre la lumière du soleil et la dépression? Il a déduit que la lumière agit comme un stimulant pour le moral.

Voici quelques exemples d’activités à faire cet été afin de vous divertir au soleil :

  • Aller à la plage
  • Faire un pique-nique
  • Passer du temps en famille
  • Aller au parc
  • Marcher dans un sentier
  • Faire de la bicyclette
  • Relaxer sur un patio
  • Planter un jardin
  • Lire un livre
  • Prendre une marche en centre-ville
  • Aller pour une crème glacée
  • Faire un dessin/peinturer
  • Participer à des festivals

Prenez avantage du beau temps et soyez actif le plus que possible pendant l’été. Puisque l’activité physique et le beau temps ont des effets positifs sur l’humeur et la motivation, pourquoi ne pas en profiter et de passer le plus de temps dehors?

Communauté informée… Communauté en santé…

Vivre avec de l’anxiété

  Un grand nombre de gens se disent être victimes d’anxiété, ce qui nuit à leur santé mentale. Ceci peut nous mener à poser la question suivante : «Comment vivons-nous avec de l’anxiété?». Souvent, lors-qu’on vit de l’anxiété, on peut avoir un tel sentiment de tension, de peur, ou même de nervosité. La gravité de ces émotions peut varier selon la situation que l’on fait face. Bref, on peut développer de l’anxiété suite à de tels sentiments ou comportements, dépendant de l’individu et de la situation. Puisque celle-ci peut survenir dans n’importe quelle situation, soit lorsqu’on est seul ou même entouré de gens, il devient donc pratique de connaitre quelques techniques pour aider à gérer notre anxiété.

Grandes respirations.Parfois, lorsqu’on éprouve de l’anxiété, nous pouvons perdre le contrôle de notre respiration. Dans certains cas, il se peut qu’il de-    vient plus difficile à respirer. Une technique qui peut être utile lors des telles si- tuations est de se concentrer sur sa respiration. Compter lentement jusqu’à trois est souvent utilisé par les gens afin de reprendre le contrôle de leur respiration, c’est-à-dire inspirer pour un total de trois secondes, prendre une pause de trois secondes, et ensuite expirer pendant trois secondes. Lorsqu’on reprend le contrôle de notre respiration, il devient plus facile de faire face à n’importe quelle situation.

«Time Out».Lorsqu’on entend l’expression «Time Out», on fait souvent réfé-rence à un enfant qui subit les conséquences de ses actions. Par contre, on peut aussi utiliser cette expression pour décrire le fait de prendre une pause ou de se retirer d’une situation qui nous cause de l’anxiété. Ceci devient une autre technique qui peut être utile pour réduire ou élimi-ner de l’anxiété. Prendre une marche, quitter la chambre où l’on était et prendre une pause d’au moins une heure pour faire une activité qu’on aime sont tous des exemples de «Time Out».

Sommeil.Un manque de sommeil peut affecter notre fonctionnement humain de plusieurs différentes manières. Lorsqu’on vit des symptômes d’anxiété, il est recommandé d’avoir au moins sept heures de sommeil par soir, soit de sept à neuf heures. Pour s’assurer d’avoir une bonne nuit de sommeil, avoir une routine le soir, cesser le temps d’écran au moins trente minutes avant de se coucher, ainsi qu’éviter de dormir pendant le jour peuvent contribuer à celle-ci.

Nutrition.En général, une bonne nutrition améliore notre état de santé. Non seulement qu’il est recommandé par divers professionnels de consommer des aliments santé, une bonne nutrition peut aussi aider à réduire notre anxiété. Aussi, on dit de limiter l’alcool et la caféine lorsqu’on vit beaucoup de symptômes d’anxiété.

Opportunité de bénévolat

 

Aider les gens de votre communauté vous intéresse? Vous avez des connaissances de base sur l’écoute active et l’empathie? Le Centre et la communauté ont besoin de vous!

Le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour est à la recherche de bénévoles pour venir en aide aux personnes dans le besoin de la région sud-est. La ligne de crise est un service d’appel bilingue après les heures de bureau du Centre.

Le rôle du bénévole :

  • Suivre une formation gratuite fournie par le Centre.
  • Avoir notre ligne de crise pour une période de sept jours (sur une rotation) après les heures de bureau (de 16h30 à 8h30) et durant la fin de semaine.
  • Offrir de l’assistance immédiate aux individus ou aux familles en situation de crises, telle que :
  • Violence familiale
  • Agression sexuelle
  • Agression
  • Santé mentale
  • Homicide
  • Suicide ou tentative de suicide
  • Avis de décès

Pour ceux et celles intéressé.e.s à s’ajouter à l’équipe, veuillez contacter : Annie Gaudet au 533-9100 (durant la semaine) ou par courriel : ts2beausejour@ bellaliant.com.

Communauté informée… Communauté en santé…

Groupe de femmes «Nouveaux départs»

Objectifs :

  • Comprendre la violence et ses impacts.
  • Reconnaître les caractéristiques des relations saines et malsaines.
  • Briser l’isolement.
  • Augmenter l’estime de soi.
  • Gérer le stress et les émotions de façon saine.
  • Apprendre des techniques de communication respectueuse.
  • Établir un plan pour atteindre des buts personnels.

Détails :

  • Qui : Femme francophone de 19 ans et plus qui vit ou qui a vécu de la violence (physique, sexuelle, psychologique, verbale, financière, spirituelle et/ou culturelle).
  • Quoi : Groupe ouvert (c’est-à-dire que les participantes peuvent venir quand elles le désirent; elles ne sont aucunement obligées d’assister à toutes les rencontres. Les femmes peuvent se joindre à tout moment, peu importe le temps dans l’année).
  • Quand : Une session d’une durée de deux heures à tous les deux semaines dans la soirée de septembre à juin.
  • Lieu : Shédiac
  • Coût : Gratuit

Critères :

  • Femme francophone de 19 ans et plus qui vit ou qui a vécu de la violence (physique, sexuelle, psychologique, verbale, financière, spirituelle et/ou culturelle).
  • Reconnaître son ou ses problèmes.
  • Avoir la motivation et la détermination d’apporter un changement dans sa situation.
  • Être en mesure d’interagir dans un groupe et de participer (écouter les autres et partager des expériences de vie).
  • Avoir une attitude respectueuse.
  • Être capable de maintenir la confidentialité.

Pour plus d’information ou pour appliquer en tant que participante, veuillez contacter Chantal Thanh De Alba au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour, au 533-9100.

Communauté informée… Communauté en santé…

Estime de soi

   Comment vous sentez-vous lorsque vous vous regardez dans le miroir? C’est quelle image que vous voyez? Notre propre perception de nous-même peut amplement influencer comment les autres vont nous percevoir. En d’autres mots, notre degré de satisfaction de soi-même peut avoir un impact sur l’image que l’on offre de nous aux gens faisant partis de notre vie.

Chaque personne a sa propre image d’elle-même, c’est-à-dire on a tous une estime de soi. Celle-ci peut être positive, autrement dit une bonne estime de soi, mais elle peut aussi être négative. Il existe plusieurs différences entre ces deux types, comme la manière dont on s’encourage ou on se croit capable d’accomplir une certaine tâche. Bien qu’il soit impossible d’avoir une estime de soi parfaite, suffit que chaque individu possède ses propres défauts, quelques techniques peuvent devenir utile pour développer une meilleure estime de soi et la capacité à s’aimer :

Affirmations. Souvent, on va voir des différents mots d’encouragement sur des affiches, sur les médias sociaux, à la télévision, ou même entendre des telles                             phrases par nos proches. Malgré notre exposition constante à ce type d’encouragement, il se peut qu’on néglige à nous encourager soi-même. Lorsqu’on fait face à une situation difficile, des simples mots d’encouragement comme «Je suis capable» ou «Je serai capable de m’en sortir» peuvent grandement nous motiver à persévérer. Voici d’autres exemples d’affirmations de soi que l’on peut se dire régulièrement lorsque nous avons besoin d’inspiration ou d’encouragement: «Je suis prêt.e à apprendre», «Je m’accepte comme je suis», «Je peux faire une différence», «J’apprends de mes erreurs», «Aujourd’hui, je vais penser de façon positive», «Je mérite d’être contente», «Je suis courageuse».

Actes de gentillesse. Avez-vous déjà reçu un sourire ou un compliment d’un étranger? Comment vous sentiez-vous par rapport à ce geste? Bien que nous pouvons avoir une impression d’une autre personne, on ne sait jamais c’est quoi leur histoire et ce qu’ils font face. Puisque chaque personne est unique, il ne faut jamais assumer que l’on connait l’histoire de quelqu’un. Simplement donner un sourire à quelqu’un que l’on connait ou un étranger peut non seulement leur causer une différence positive dans leur journée, mais aussi nous faire sentir bien à propos de soi-même. Ceci peut être une technique qui aide à augmenter notre estime de soi.

Changement d’environnement. Lors de la saison du printemps, plusieurs gens vont faire le ménage de leur maison afin de se débarrasser des objets qu’ils n’utilisent plus et de nettoyer leurs choses. Bien que le ménage puisse faire en sorte qu’on se sente mieux par rapport à l’endroit où on habite, ceci peut aussi être une façon de nous faire sentir bien à propos de soi-même. Faire le ménage d’une chambre, des dons d’objets non utilisés, ou même vider sa garde-robe peut nous amener du bien et le sentiment que l’on a réalisé une tâche qu’on désirait accomplir.

Comme on peut se retrouver très confiant.e dans une telle situation, il est possible que celle-ci diminue dans d’autres. Tenter de trouver la cause de notre manque de confiance lors des certaines situations devient essentiel afin de développer une meilleure estime de soi. Malgré qu’elle ne sera jamais parfaite, il est toujours possible de faire des améliorations.

Communauté informée… Communauté en santé…

Maîtriser sa colère

   Cet article présente une liste de questions qui vous aideront à rester calme lorsque la colère monte en vous. Ce questionnaire est fondé sur le principe suivant : chaque frustration est associée à une certaine façon de voir les choses, c’est-à-dire que le fait de percevoir une situation comme irritante est arbitraire. Je ne dis pas que vous n’avez jamais de bonnes raisons d’être mécontents. Mais il faut reconnaître que dans la même situation, différentes personnes régissent de différentes façons. Certaines sont effectivement en colère. D’autres sont irritées, mais pas en colère. Et d’autres finalement sont même peu ou pas affectés. Je ne prétends pas que le sentiment de colère est faux. Au contraire, ce sentiment est tout à fait réel. Je dis seulement qu’il y a à l’origine de ce sentiment une perception de la réalité. Et l’intensité de la colère peut être diminuée en changeant cette perception. Lorsque vous sentez la colère monter en vous, au besoin prenez une brève pause. Prétextez d’aller aux toilettes, si vous n’êtes pas seul. Et respirez lentement pendant quelques minutes afin de vous calmer un peu. Par la suite, répondez mentalement à certaines des questions suivantes. Évidemment, ce questionnaire ne changera pas les faits objectifs d’une situation donnée. Mais en répondant sincèrement à celui-ci, il est probable que vous réduisiez un peu votre colère.

Questionnaire

  Est-ce que j’ai une vision complète de la réalité ou est-ce que je me concentre surtout sur les aspects frustrants de la situation?

Est-ce que la fatigue ou le stress accentue ma frustration? Si j’étais calme et reposé, est-ce que je serais moins en colère?

Est-ce que j’ai des attente ou objectifs exagérés qui contribuent sans raison va- lable à ma colère?

Est-ce possible que j’interprète mal les intentions de la personne qui m’a offensé? Si oui, est-ce que je lui donne le bénéfice du doute?

Est-ce que j’ai fait suffisamment d’efforts pour bien comprendre la personne qui m’a offensé? Dans la même situation, est-ce que j’aurais eu une réaction semblable?

Est-ce que d’autres personnes (collègues, amis, parents…) dans la même situa-  tion seraient moins irritées?

Est-ce que je pardonne suffisamment? Vous n’êtes pas parfait. La personne qui vous a offensée est également imparfaite. Alors, nous devons    tous faire preuve d’indulgence et essayer de pardonner.

Est-ce que je devrais prendre temporairement la fuite? Quand le ton monte, il vaut mieux parfois se retirer pour un bref moment. Si c’est le cas, demandez à votre interlocuteur s’il est possible de poursuivre la discussion dans quelques heures ou le lendemain. Assurez-vous que votre interlocuteur comprenne bien qu’il s’agit seulement d’une pause, non pas de la fin de la discussion. Surtout, n’insistez pas s’il n’est pas d’accord. Cela ne ferait qu’envenimer la situation.

Est-ce que j’ai moi-même causé ou aggravé cette situation irritante? Par exemple :

– Est-ce que j’ai monté le ton sans raison valable?

– Est-ce que j’ai été suffisamment à l’écoute?

– Est-ce que j’ai coupé la parole?

– Est-ce que j’ai été suffisamment tolérant?

Est-ce possible de résoudre le problème qui cause ma frustration?

Objectivement, est-ce que la situation est vraiment aussi irritante que je la perçois?

Quelle sera ma perception de cette situation dans un an? Est-ce possible que ma frustration ne soit plus alors qu’une vague souvenir disparu depuis longtemps?

Apprenez à considérer le sentiment de la colère comme une matière sur laquelle vous pouvez travailler. Dès l’instant où vous adoptez ce point de vue, vous démarrez un processus qui aura pour effet de moudre cette matière brute pour votre bénéfice. Et le simple fait de focaliser sur ce processus aura déjà pour conséquence d’apaiser un peu votre colère. Il est normal d’être en désaccord de temps à autre avec nos collègues, amis et proches. Étant donné cette réalité, il est utile d’améliorer notre capacité à gérer les conflits, incluant la colère qui en résulte parfois.  (Source : www.evolution-101.com)

Communauté informée… Communauté en santé… Gestion des conflits avec votre adolescent

Choisir ses batailles.

Avant de vous laisser entraîner dans un conflit avec votre adolescent, assurez-vous d’avoir une bonne raison de le faire. Si le sujet du litige n’en vaut pas vraiment la peine, laissez tomber. Par exemple, si vous n’aimez pas la couleur ou la longueur des cheveux de votre adolescent, n’en parlez simplement pas. Gardez plutôt votre crédibilité et votre énergie pour des sujets importants, par exemple : absences à l’école, heures tardives de retour à la maison, consommation de drogues.

Gérer les provocations.

  Lorsque leurs enfants deviennent adolescents, plusieurs parents sont surpris de les voir devenir insolents à leur égard. Et ils ne savent pas comment se comporter dans cette situation. En tant que parent, il importe d’être tempéré pour maintenir une bonne relation avec votre jeune. Faites preuve de patience, de compréhension et de disponibilité. Gardez en tête que votre adolescent n’exprime pas ses sentiments à la manière d’un adulte. Si vous jugez qu’il faut répondre à une provocation, prenez tout le temps nécessaire pour vous exprimer sans l’offenser.

Donner de l’espace à votre adolescent.

Si votre jeune est en colère, il a peut-être besoin de temps pour réfléchir. Le fait qu’il s’enferme momentanément dans sa chambre n’est pas forcément une mauvaise chose. N’en soyez pas offensé. Par ailleurs, si vous insistez pour qu’il vous présente des excuses alors qu’il est encore en colère, vous ne ferez qu’aggraver la situation. Faites preuve d’indulgence, attendez qu’il soit un minimum calmé pour lui adresser la parole.

Garder votre calme.

Être le parent d’un adolescent implique d’être confronté à des crises de temps à autre, une fugue par exemple. Lorsque la tension monte soudainement, il est impératif en tant qu’adulte de demeurer pondéré. Sinon votre attitude, vos questions et votre ton de voix auront pour effet de mettre votre adolescent sur la défensive. Voici des suggestions qui vous aideront à rester calme lors de crises :

  • Prendre de longues respirations profondes.
  • Prendre une brève pause dans la conversation, aller aux toilettes par exemple.
  • Boire sans empressement un verre d’eau.
  • Marcher lentement dans la pièce en comptant vos respirations.
  • Fredonner une chanson, silencieusement dans votre tête si vous n’êtes pas seul.
  • Occuper vos pensées dans une activité prenante.
  • Se souvenir que malgré la crise, vous aimez votre adolescent et il vous aime.

Être diplomate.

Lors d’un conflit, nos paroles sont parfois mal interprétées parce que l’atmosphère est porteuse d’une charge émotive. Conséquemment, il est avantageux de faire preuve de diplomatie afin de ne pas dire des choses regrettables. En particulier, soyez très prudent si vous tentez de faire de l’humour. Lorsque la situation est tendue, une blague, normalement sans conséquence, peut être mal interprétée.

Provoquer la réconciliation.

Tôt ou tard, presque que tous les adolescents ont un conflit important avec leur père ou leur mère. S’il y a lieu, c’est votre rôle en tant que parent de faire preuve de maturité et de bien gérer la situation.

Les adolescents veulent typiquement que leurs parents :

– aient confiance en eux,

– les écoutent sans juger,

– soient disponibles lorsqu’ils en ont besoin, sans être constamment sur leurs talons,

– démontrent de l’intérêt, sans poser de questions embarrassantes,

– connaissent bien leurs sensibilités, sans les taquiner ni les ridiculiser,

– respectent strictement leur l’intimité, sans faire preuve d’indifférence,

– expriment au besoin leurs opinions, mais sans donner de conseils,

– évitent de parler de leur propre adolescence, «car maintenant la vie est complètement différente»,

– évitent de se mettre en colère,

– tiennent leurs promesses,

– appliquent à eux-mêmes ce qu’ils prêchent à leurs adolescents,

– fassent preuve d’un amour inconditionnel.

(Source : www.evolution-101.com)

Communauté informée… Communauté en santé…

Écouter attentivement

Écouter attentivement quelqu’un est un don d’une grande valeur. Cette attitude démontre à notre interlocuteur qu’il est important pour nous et que nous sommes intéressés par ce qu’il dit. Voici des approches qui favorisent une meilleure écoute :

Se taire ou parler peu.   

  Avez-vous remarqué que les conversations sont remplies d’expressions du genre: «Ça me rappelle ce qui m’est arrivé…» ou bien «C’est comme moi quand…»? Souvent, nous recherchons dans ce que nous entendons des occasions de parler davantage de nous. Écouter, c’est avant tout se taire suffisamment. Si l’on vous demande votre avis, n’en profitez pas pour tenir un long discours. Exprimez plutôt vos opinions d’une manière brève et nuancée.

Discuter d’un sujet d’intérêt pour l’autre.

Il est important de créer des conditions qui favorisent l’ouverture de notre interlocuteur. Pour ce faire, il est utile d’identifier d’avance un sujet de conversation d’intérêt pour lui et d’aborder ce sujet si le contexte s’y prête. Par exemple, si votre interlocuteur s’intéresse à sa carrière, alors abordez ce sujet lorsqu’il y a un blanc dans la conversation.

Se concentrer sur l’autre.

  Écouter, c’est laisser tomber ce qui nous préoccupe pour donner son attention entière à l’autre. C’est le laisser diriger totalement la conversation. Essayez de vous concentrer sur ce que votre interlocuteur dit, plutôt que de penser à ce que vous allez répondre. Écouter, ce n’est pas de chercher à répliquer, mais plutôt accompagner l’autre afin qu’il trouve ses propres réponses.

Être ouvert.

Écouter c’est accueillir l’autre avec respect tel qu’il se voit lui-même. C’est être ouvert sans évaluer ses opinions et comportements. Écouter, c’est surtout laisser à l’autre le temps et l’espace pour trouver la voie qui est la sienne. Ne vous attendez pas à ce que les gens réfléchissent comme vous et soient sensibles aux mêmes choses que vous. Nous de- vons accepter comme une richesse les différences de l’autre. Écouter, ce n’est donc pas vouloir que l’autre soit comme nous et pense comme nous, c’est plutôt apprendre à découvrir les qualités de l’autre. C’est être attentif à ses préoccupations, non pas uniquement aux nôtres.

Favoriser la confiance.

  Écouter c’est créer un environnement relationnel dans lequel l’autre se sent en confiance. Dans ce contexte, votre langage corporel joue un rôle important. Pour montrer que vous écoutez attentivement, assoyez-vous confortablement et maintenez constamment un contact visuel. De plus, votre interlocuteur doit savoir que ce qu’il vous dit sera traité avec respect, et que les éléments confidentiels resteront entre vous deux. Ceci crée un environnement favorable aux confidences et permet à votre interlocuteur, s’il le veut, d’aborder des sujets très personnels. Finalement, lors-que c’est opportun, dites des choses telles que : «Je suis heureux que tu sois là, tu es intéressant, j’aime parler avec toi»

Ne pas juger.

Écouter, c’est accueillir l’autre tel qu’il se voie lui-même. Il est donc préférable d’éviter toute attitude (regard, geste, intonation) qui pourrait donner l’impression que vous jugez. Et par-dessus tout, ne vous moquez pas de lui, même s’il tient des propos qui vous paraissent ridicules.

Comprendre et partager. Écouter c’est comprendre et autant que possible parta-             ger les sentiments de l’autre. Afin de réaliser ce partage, remémorez-vous une situa-tion similaire à celle que votre interlocuteur décrit. Par exemple, si un ami vous raconte un événement qui l’a embarrassé, remémorez-vous la dernière fois que vous avez été humilié. Puis au moment opportun, décrivez brièvement son sentiment dans une question. Par exemple, vous pouvez lui dire : «Est-ce que tu te sentais sévèrement humilié?». Évidemment, il est capital de poser ce genre de questions avec parcimonie et délicatesse.

(Source : http://www.evolution-101.com)

Communauté informée… Communauté en santé…

Aider les enfants sur le plan de la peur et de l’anxiété

  La peur et les inquiétudes sont des aspects très normaux de la vie des enfants et des adultes. Cependant, si ces soucis deviennent un sujet d’inquiétude parce qu’ils affectent de manière considérable le fonctionnement quotidien, on parle alors d’anxiété.

Quels sont les signes qu’il faut guetter?

Votre enfant présente-t-il un comportement d’évitement excessif sur le plan de la participation aux activités ou de l’assiduité scolaire? Est-il facilement bouleversé et sa détresse est-elle sans rapport avec la situation? Passez-vous beaucoup de temps à rassurer votre enfant et à le pousser à participer à des activités régulières? Pensez-vous que le fonctionnement de votre famille est perturbé par les craintes et les inquiétudes de votre enfant?

Symptômes physiques :

Les symptômes peuvent être très variables d’un enfant à l’autre. Certains enfants présentent des symptômes physiques, comme des crampes d’estomac, des maux de tête, des vomissements et la diarrhée, associés à leur peur et leur anxiété. D’autres pourraient se plaindre de se sentir faibles, d’avoir des picotements au visage ou aux mains, d’avoir une faiblesse au genou et d’avoir la tête qui tourne. Ces symptômes sont très divers et varient selon l’enfant.

Symptômes émotionnels et comportementaux :

La peur et l’anxiété peuvent aussi se manifester par des troubles du sommeil et des cauchemars. Votre enfant pourrait présenter de la colère, de la tristesse, de la frustration, du désespoir et de la gêne hors de proportion avec la situation. Il pourrait commencer à se préoccuper plusieurs heures, jours et même semaines avant la situation en question. Il pourrait vouloir éviter les amis, les activités et les situations en général, comme manière de faire face à sa peur et à son anxiété. Il pourrait demander de manière répétée qu’on le rassure ou trop s’excuser.

Que peuvent faire les parents pour aider leurs enfants à faire face à leurs craintes et leurs anxiétés?

Aidez votre enfant à voir une bonne santé physique et des routines régulières. Veillez à ce qu’il ait une alimentation équilibrée, de bonnes habitudes de sommeil et une bonne condition physique grâce à l’exercice. Prévoyez du temps pour les loisirs et la relaxation de votre enfant.

Soyez patient et rassurant. Parlez-lui et soyez positif concernant sa capacité de faire face aux situations qui provoquent l’anxiété. Gardez ouvertes les lignes de communication.

Récompensez votre enfant pour ses bons comportements d’adaptation. Félicitez-le pour son comportement «courageux» et pour ses succès, même partiels. Il faut mettre l’accent sur les efforts que fait votre enfant pour confronter et gérer ses inquiétudes.

Gérez vos propres anxiétés sans permettre à vos propres préoccupations d’influer sur le comportement de votre enfant. Soyez un modèle pour votre enfant et montrez-lui comment agir dans la vie quotidienne sans crainte et anxiété.

Au lieu d’éviter la question qui cause de la peur ou de l’anxiété, renforcez l’exposition de votre enfant à celle-ci. Si votre enfant a peur des araignées, vous pourriez commencer à lui lire un livre sur les araignées. Si votre enfant a peur de parler devant un groupe, il pourrait parler de son jouet favori lors de la prochaine réunion familiale. Donnez à votre enfant des occasions de surmonter sa frayeur en renforçant son exposition à ce qui lui fait peur et en lui permettant d’enregistrer de petites victoires.

Enseignez à votre enfant les monologues positifs. Comme la petite locomotive qui pouvait y arriver, enseignez à votre enfant à se répéter une phrase positive qui l’aidera à surmonter sa crainte. «Je sais que je peux y arriver» ou «Je suis courageuse et je n’ai pas peur» peuvent aider votre enfant à se sentir forte quand elle a peur ou est anxieuse.

Enseignez à votre enfant à imaginer qu’il se trouve dans un endroit agréable,          relaxant, un endroit où il se sent en sécurité. Les distractions peuvent faire des merveilles quand on essaye de faire face à des situations qui provoquent l’anxiété. Les enfants peuvent aussi apprendre à gérer leur anxiété en calmant leur respiration et réduisant la tension de leurs muscles. Ces techniques sont facilement disponibles sur l’internet (voir le site web ci-dessous).

Les enfants pourraient commencer à se sentir inquiets et anxieux en cas de conflit entre leurs parents. Les conversations difficiles entre les parents devraient avoir lieu quand les enfants ne sont pas présents. (Source : www.cheo.on.ca)