Communauté informée, communauté en santé

La vraie joie du temps des fêtes

   Pour la plupart d’entre nous, le temps des fêtes apporte de petits plaisirs; le rire des enfants, les lumières qui illuminent les quartiers, la musique qui nous fait danser, la senteur de pâtisseries délicieuses. Cependant, ce temps de l’année apporte également quelques casse-têtes. Entre deux journées de travail, le magasinage des cadeaux, les listes d’épicerie qui s’allongent, le ménage et la préparation des repas occupent tous vos loisirs. L’anxiété peut alors devenir un sentiment présent chez plusieurs familles qui n’ont pas les moyens de se permettre de suivre cette mode. La commercialisation de la fête de Noël prend de l’ampleur et peut nous faire perdre le sens du temps des fêtes.

Malgré toutes les pressions extérieures, il faut garder le souci de ne pas se laisser immerger par le phénomène commercial du temps des fêtes. Il y a beaucoup de pression à suivre cette version idéale du temps des fêtes allant de l’achat des cadeaux parfait jusqu’à des décorations excessives pour impressionner son voisin. Ces pressions proviennent souvent lorsque nos attentes (envers nous-mêmes, envers les autres, quant à la façon dont les célébrations devraient se dérouler) ne sont pas réalistes. Nous sommes plusieurs à vouloir trouver le cadeau parfait, préparer le festin idéal ou accueillir sa famille où chacun est à son meilleur et manifeste un comportement empreint d’amour. Il faut toutefois ne pas laisser ces modalités du temps des fêtes nous engouffrer dans l’anxiété.

   Voici quelques astuces qui pourraient vous êtres utiles pour mieux gérer le stress des fêtes :

- Ne visez pas la perfection, vous serez probablement trop occupé pour profitez des moments de bonheur qui s’offrent à vous. Essayez de vous simplifier la vie un peu et vivre dans le moment présent. L’acte de donner durant le temps des fêtes est significatif pour plusieurs personnes toutefois il ne faut pas perdre le sens d’un don. Il n’est pas nécessaire que ce dernier soit matériel ou monétaire. Des actes de bienfaisances tel que l’amour, l’amitié et le partage peuvent se faire entre tous et c’est ce qui rend la joie de Noël si unique.

- Le temps des fêtes, c’est l’occasion de passer du temps de qualité avec les gens qu’on aime. La période des fêtes est un temps de réunion et non de consommation. Au lieu de vous épuiser dans les centres commerciaux, concentrez-vous sur les gens que vous aimez et misez votre énergie sur ces relations. Planifiez des activités avec vos amis et votre famille que ce soit faire l’exercice à l’extérieur ou bien jouer à des jeux de société au chaud à l’intérieur. En effet, les rituels familiaux facilitent l’évacuation du stress associé à la période des fêtes.

Prenez le temps de respirer et pensez à vous! Rien de plus simple que de respirer? Il faut malgré tout prendre le temps de bien le faire! Entre votre liste de choses à faire, essayer de prendre quelques respirations profondes. Il s’agit du moyen le plus simple et naturel pour évacuer le stress! En effet, prendre du temps pour vous, votre corps, votre santé et votre esprit est ce qui a de plus important. Faites des choses qui vous font sentir bien; récompensez-vous pour vos réalisations en lâchant prise et en profitant de la vie. N’oubliez pas qu’en adoptant une attitude positive, vous égaierez tout le monde autour de vous.

Le personnel du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour vous souhaite un joyeux temps des fêtes!

Communauté informée, communauté en santé

Consignes de sécurité pendant les Fêtes et l’hiver

Les Fêtes

   Le temps des Fêtes est une période occupée et joyeuse, mais les habitudes prises pendant cette période peuvent aussi accroître les risques pour la sécurité. Des foyers où le feu est trop intense, un sapin sec, des lumières ornementales défectueuses, des vêtements de nuit non sécuritaires et des chandelles laissées sans surveillance peuvent tous représenter un risque d’incendie. Voici quelques conseils qui vous aideront à réduire les risques :

Chandelles

• Ne laissez pas de chandelles allumées sans surveillance. Gardez les chandelles allumées hors de la portée des enfants et loin des animaux, des décorations de l’arbre et du papier d’emballage.

• Coupez la mèche des chandelles pour éviter que la flamme ne devienne trop haute.

• Si les chandelles servent de pièce centrale, ne les laissez pas se consumer jusqu’à ce qu’elles soient assez bas-ses pour que les décorations puissent prendre feu.

• Utilisez des porte-chandelles qui ne se renverseront pas facilement.

Arbres de Noël

• Maintenez l’arbre solidement en place au moyen d’un trépied.

• Installez l’arbre loin des zones très passantes, des portes, des conduits de chauffage, des radiateurs, des poêles, des foyers et des chandelles allumées.

• Conservez les décorations d’arbre de Noël coupantes, cassables et faites de métal qui comportent de petites pièces amovibles loin de la portée des enfants.

• Enlevez l’arbre dès que les Fêtes sont terminées ou que ses aiguilles commencent à tomber.

Lumières de Noël

• Utilisez uniquement des lumières homologuées par un organisme reconnu.

• Utilisez les lumières d’intérieur à l’intérieur et les lumières d’extérieur à l’extérieur.

• Vérifiez chaque ampoule avant d’installer le jeu de lumières et prenez soin de remplacer celles qui sont brisées ou brûlées par celles recommandées par le fabricant.

• Vérifiez les jeux de lumières et les rallonges. Jetez les fils qui sont endommagés, dont le câblage est à découvert ou dont les raccords sont trop lâches, ainsi que les douilles qui sont endommagées. Ne placez jamais de cordons électriques le long des portes ou sous les tapis.

• Ne surchargez pas les prises de courant. Utilisez plus d’une prise de courant si votre jeu de lumière est trop puissant pour votre prise.

• Éteignez les lumières de Noël avant d’aller au lit ou de quitter la maison.

Foyers et poêles à bois

• Placez toujours une grille sécuritaire devant votre foyer. Choisissez-en une qui convient à votre foyer et consultez les recommandations du fabricant.

• Faites ramoner et inspecter votre cheminée chaque année. Vous préviendrez ainsi les feux de cheminée. La fréquence de ramonage peut varier d’une cheminée à l’autre de même qu’en fonction de l’utilisation.

• Utilisez du bois dur et sec qui laissera moins de créosote dans la cheminée que les autres types de bois ou que les bûches artificielles.

• Si vous utilisez des bûches artificielles, suivez les instructions du fabricant. Il ne faut utiliser qu’une bûche à la fois.

• Ne brûlez jamais de bois qui a été peint ou traité chimiquement.

• Éteignez le feu avant d’aller au lit ou de quitter la maison.

• Assurez-vous que la cheminée tire bien et que la fumée ne s’échappe pas dans la pièce.

• Ne laissez pas les enfants s’approcher des foyers au gaz. Les portes de verre peuvent devenir assez chaudes, même après utilisation, pour causer de graves brûlures.

• Les avertisseurs sauvent des vies : assurez-vous que votre résidence est munie d’avertisseurs de fumée et d’avertisseurs de monoxyde de carbone en état de marche.

Tiré de Canadiens en Santé (Gouvernement du Canada, 2012).

Communauté informée, communauté en santé

6 décembre : Une journée pour commémorer et agir contre la violence faite aux femmes

   Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Cette journée a été instituée par le Parlement du Canada dans le but de souligner l’anniversaire du meurtre des 14 femmes qui ont été tuées à l’École polytechnique de Montréal en 1989, simplement parce qu’elles étaient des femmes.

Cette journée est également une occasion pour réfléchir à la problématique de la violence qui est si présente dans nos communautés. Trop de personnes sont aux prises avec la violence, donc le 6 décembre est aussi un temps pour rendre hommage aux victimes et aux survivantes et pour penser à des moyens concrets d’éliminer cet enjeu social.

Dans le cadre de cette journée nationale, les gens sont invités à participer à un vigile à la chandelle au Monument du parc Caseley, organisée par le Comité du 6 décembre du Conseil du travail de Moncton et région. Cet événement aura lieu à 18h30 au Centre Fr. Dan Bohan (5 promenade Fatima) à Riverview.

Pour plus de renseignements sur la violence et sur les ressources disponibles, vous pouvez contacter la travailleuse d’approche du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

 

Communauté informée, communauté en santé

roue

La roue du pouvoir et du contrôle

Le «Domestic Abuse Intervention Project» a créé cette Roue du pouvoir et du contrôle, ce qui aide les personnes dans des relations abusives à identifier les comportements violents de leur partenaire. Les points nommés dans l’image sont tous des comportements qu’une personne utilise pour avoir du pouvoir et du contrôle sur une autre.

Il y existe également d’autres roues pour répondre aux besoins de la diversité des populations, comme pour les relations de même sexe, les adolescents, les différentes cultures, etc. Ces roues sont disponibles en ligne ou au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour.

Pour plus de renseignements sur la violence dans les relations ou si vous avez besoin du soutien émotionnel, vous pouvez contacter la travail-leuse d’approche du Centre au 533-9100.

   Novembre est le mois de la prévention de la violence. Le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise une Campagne d’ampoules mauves que les résidents, les restaurants, les magasins et les compagnies peuvent placer dehors ou près d’une fenêtre afin de prendre position contre la violence dans notre communauté. Venez chercher vos ampoules mauves au Centre (432, rue Main à Shédiac).

Pourquoi les victimes restent-elles dans les relations abusives?

Être dans une relation amoureuse et se sentir aimé crée un sentiment de bien-être, de bonheur, de joie. Une personne fréquente quelqu’un et décide de s’engager dans une relation pour être heureuse et vivre cet amour partagé. Cependant, il arrive qu’une relation qui était au départ une histoire merveilleuse presque comme un conte de fées, se transforme et de-vient une liaison malsaine qui vous inquiète profondément. Une relation abusive veut dire une relation dans laquelle une personne possède du pouvoir et du contrôle sur l’autre partenaire. Il peut y avoir de l’intimidation, des menaces, du contrôle financier, des insultes, des actes de violence physique. La personne peut être jalouse, crier sur l’autre, l’empêcher de faire les choses qu’elle aime ou qu’elle veut et l’isoler de ses amis et sa famille.

Dans plusieurs cas, l’entourage de la victime ressent de la confusion et ne comprend pas pourquoi elle ne quitte par la relation. On se demande : Pourquoi est-ce qu’elle reste encore dans la relation si elle n’est pas heureuse? Pourquoi elle le «laisse faire»? Elle peut quitter n’importe quand, alors pourquoi elle se casse la tête pour quelqu’un qui ne l’aime pas? Ce sont toutes des questions que l’entourage peut se poser.

Les raisons qui poussent les victimes à demeurer dans la relation sont multiples. Voici quelques-unes qui expliquent pourquoi celles-ci restent dans la liaison malsaine et abusive. Certaines personnes restent en raison de leurs enfants. Même si elles sont abusées par leur partenaire, elles restent tout de même dans la relation pour le bien de leur enfant. Elles se soucient de la sécurité des enfants, par exemple elle peut se dire : «si je décide de le quitter, il pourrait s’en prendre à mes enfants ou bien si je le laisse et qu’ils nous retrouvent, il pourrait devenir encore plus violent envers moi et les enfants.» Aussi, elles crai-gnent les effets de la séparation sur les enfants.

Dans d’autres cas, la victime peut dépendre émotionnellement et financièrement de l’autre partenaire. Certaines personnes violentes vont manipuler en ayant recours à la menace. Par exemple : «Si tu me quittes, je vais te trouver et ça sera encore plus pire que maintenant ou bien je vais me suicider si tu m’abandonnes.» Elles peuvent aussi utiliser le chantage, surtout si la victime hésite encore à le quitter. Elles pourraient dire à sa ou son partenaire : «Tu es chanceux de m’avoir et tu ne trouveras personne comme moi. Si tu me laisses, tu ne pourras rien faire sans moi et personne d’autre n’aura envie d’être avec toi et tu finiras seul dans la rue.» La personne abusive cherche à détruire l’estime de soi et l’autonomie de l’autre. La victime finit par croire les insultes et prend le blâme des problèmes de couples à tra-vers ce processus de lavage de cerveau (brainwashing). Elle devient contrôlée, isolée et n’arrive pas à trouver comment briser le cycle de la violence. Elle a également de l’espoir que la relation va revenir comme elle était au début.

Pour plus de renseignements sur la violence dans les relations ou si vous avez besoin du soutien émotionnel, vous pouvez contacter la travailleuse d’approche du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

Novembre est le mois de la prévention de la violence. Le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise une Campagne d’ampoules mauves que les résidents, les restaurants, les magasins et les compagnies peuvent placer dehors ou près d’une fenêtre afin de prendre position contre la violence dans notre communauté. Venez chercher vos ampoules mauves au Centre (432, rue Main à Shédiac).

Communauté informée, communauté en santé

La violence psychologique

   Les personnes victimes dans une relation abusive sont bien conscientes et alertes par rapport à la violence physique. Toutefois, elles reconnaissent moins vite la violence psychologique puisqu’elle est subtile et difficile à reconnaître, mais elle est autant dangereuse et blessante que la violence physique. Plusieurs survivant.e.s avouent que les conséquences de la violence psychologiques sont pires que celles de la violence physique. De plus, une personne qui vit de la violence psychologique court un grand risque d’être abusée physiquement.

Qu’est-ce que la violence psychologique?

   La violence psychologique (aussi appelée la violence émotionnelle ou mentale) se passe quand une personne agit d’une manière qui rabaisse l’autre et qui nuit à l’image que l’autre a sur elle-même. La violence psychologique peut être exprimée à travers des cris et des insultes. Il peut y avoir aussi des menaces et du harcèlement. Dans cette forme de violence, la personne qui abuse peut humilier la victime en faisant des commentaires et des reproches. D’autres comportements abusifs peuvent paraître comme de la jalousie excessive, isoler l’autre partenaire de sa famille et de ses ami.e.s et blâmer la victime pour les problèmes. La personne violente tente d’avoir plus de pouvoir en contrôlant ce que l’autre fait, ce qu’elle porte, qui elle voit et où elle va.

Quels sont les effets de la violence psychologique?

Les personnes qui subissent de la violence psychologique ont une faible estime d’elles-mêmes, elles se négligent, par exemple elles s’oublient et s’occupent moins de leurs besoins. Il peut y avoir d’avoir des symptômes comme : de la difficulté dans les relations interpersonnelles, de l’anxiété, des sentiments de peurs prononcées et inhabituelles, de la colère, du stress, des flashbacks, des troubles de sommeil, une baisse d’appétit une passivité, de la difficulté de concentration, de l’insomnie et des cauchemars.

Pour plus de renseignements sur la violence psychologique ou si vous avez besoin du soutien émotionnel, vous pouvez contacter la travailleuse d’approche du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

Novembre est le mois de la prévention de la violence. Le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise une Campagne d’ampoules mauves que les résidents, les restaurants, les magasins et les compagnies peuvent placer dehors ou près d’une fenêtre afin de prendre position contre la violence dans notre communauté. Venez chercher vos ampoules mauves au Centre (432, rue Main à Shédiac).

 

Communauté informée, communauté en santé Le cycle de la violence

En travaillant avec des victimes et des survivantes de violence, les intervenants et les chercheurs ont appris que nous ne pouvons pas prédire le moment où l’épisode d’abus va éclater dans la relation. Les femmes ont mentionné que la moindre petite chose peut déclencher l’abus. Dans la majorité des situations, l’élément déclencheur n’a aucun lien avec leurs actions. La réaction du partenaire aurait pu être causée par un événement extérieur de la relation (travail, famille, etc.), mais ils choisissent de projeter leurs frustrations envers leur partenaire. Les victimes vont souvent dire que leur relation va bien pendant une longue période de temps, mais qu’une tension s’installe tranquillement et puis soudainement, une crise éclate. Elles rapportent qu’il y a un certain cycle de la violence.

Les relations débutent habituellement avec une phase nommée la «Lune de miel», où tout est parfait et il y a beaucoup de passion entre les deux partenaires. Cette phase peut durer de quelques semaines pouvant aller jusqu’à quelques années. Dans une relation abusive, une tension commence à se développer. Plusieurs changements et incidents mineurs se produisent (parler de façon irrespectueuse, bouder, mauvaise humeur, etc.) et la victime ressent de la peur et de la confusion. Elle a l’impression de marcher sur des coquilles d’œufs. Cette phase s’intitule «L’escalade de la tension». Ensuite, la tension s’escalade à une «Explosion de la violence» dans laquelle le partenaire cause un épisode de violence physique, verbale ou sexuelle. Celui-ci va nier toute responsabilité pour cette crise et va tenter de justifier et minimiser ces comportements en blâmant la victime. Le cycle va par la suite recommencer à la lune de miel. Le partenaire contrôleur va s’excuser pour ses actions et donnera beaucoup d’affection et d’amour pour se faire pardonner. Il y a également les promesses qu’il ne recommencera plus. La relation retourne à son état antérieur jusqu’à ce que la tension se développe de nouveau.

Si nous ne brisons pas le cycle de la violence, l’épisode violent va escalader et s’empirer et la lune de miel diminuera et va éventuellement disparaître complètement.

Novembre est le mois de la prévention de la violence. Le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise une Campagne d’ampoules mauves que les résidents, les restaurants, les magasins et les compagnies peuvent placer dehors ou près d’une fenêtre afin de prendre position contre la violence dans notre communauté. Venez chercher vos ampoules mauves au Centre (432 rue main à Shédiac) ou appelez-nous au 533-9100.

Communauté informée, communauté en santé

fleurs

Poème de la violence conjugale :

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui…

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui.

Ce n’était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial.

Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit

Et il m’a dit beaucoup de choses cruelles qui m’ont vraiment blessée.

Je sais qu’il est désolé et qu`il n’a pas voulu dire les choses qu’il a dîtes

Parce qu’il m’a envoyé des fleurs aujourd’hui.

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui.

Ce n’était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial.

Hier, dans la nuit, il m’a poussé contre un mur et a commencé à m’étrangler.

Ça ressemblait à un cauchemar, je ne pouvais croire que c’était réel.

Je me suis réveillée ce matin le corps douloureux et meurtri.

Je sais qu’il doit être désolé, car il m’a envoyé des fleurs.

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui.

Ce n’était pas la fête des mères ni un autre jour spécial.

Hier dans la nuit il m’a de nouveau battue

C’était beaucoup plus violent que les autres fois.

Si je le quitte, que deviendrai-je? J’ai peur de lui car je suis effrayée de partir,

mais je sais qu’il doit être désolé parce qu’il m’a envoyé des fleurs aujourd’hui.

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui.

Aujourd’hui c’était un jour très spécial.

C’était le jour de mes funérailles.

Hier dans la nuit, il m’afinalement tuée.

Il m’a battue à mort.

Si seulement j’avais trouvé assez de courage pour le quitter,

je n’aurais pas reçu de fleurs aujourd’hui.

Ce poème touchant démontre bien les phases du cycle de la violence : la lune de miel, l’escalade de la tension et l’explosion. Si vous vous reconnaissez dans ce poème, sachez qu’il existe des ressources pour vous aider. Les intervenants et intervenantes du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour sont là pour vous écouter et vous offrir des options pour traverser cette période difficile. Vous pouvez nous contacter au 533-9100.

Communauté informée, communauté en santé

Novembre : Mois de la prévention de la violence

Éclairons le chemin vers un futur sans violence!

   Au Canada, le mois de novembre a été désigné le mois de la prévention de la violence. À chaque année, le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise des activités dans le but de souligner cette campagne. Une femme sur quatre vivra de la violence au courant de sa vie, sans compter le nombre d’hommes et d’enfants qui sont également dans des relations ou des familles abusives. Les statistiques démontrent l’importance d’entreprendre des projets ou des actions pour pouvoir mettre fin à ce problème dans nos communautés.

Pour une deuxième année consécutive, nous faisons notre campagne d’ampoules mauves, ce qui s’agit de distribuer des ampoules de la couleur de la prévention de la violence auprès des magasins, des restaurants, des compagnies et des résidences de notre région pour qu’ils puissent les installer dehors afin de prendre position et dénoncer la violence. Accompagné des ampoules, nous donnerons aussi des collants pour les fenêtres décrivant notre slogan : «Éclairons le chemin vers un futur sans violence», pour que les citoyens puissent faire le lien entre l’ampoule et la prévention de la violence.

De plus, nous allons continuer à donner gratuitement des bracelets mauves lors de nos présentations et nos kiosques qui auront lieu dans plusieurs endroits dans les communautés. Nous aurons recours aux journaux, à notre page facebook (facebook.com/CriseShediacCrisis), à notre compte twitter (@ShediacCrisis) et à la radio pour sensibiliser les gens à cette problématique trop répandue.

Pour plus d’information sur notre campagne ou si vous souhaitez recevoir une ampoule, vous pouvez contacter le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

 

Communauté informée, communauté en santé

Groupe de soutien pour femmes

   Depuis plusieurs années, le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour offre un groupe de soutien en français pour les femmes qui vivent ou qui ont vécu de la violence dans leurs relations. Ce groupe a lieu de façon hebdomadaire de septembre à juin et vise à offrir un environnement sain et sauf pour des partages, à éduquer les femmes sur la violence familiale, à donner des outils pour surmonter les défis personnels ainsi qu’à tisser des liens entre elles.

Il s’agit d’un groupe de soutien ouvert, c’est-à-dire que les participantes peuvent venir quand elles le désirent; elles ne sont aucunement obligées d’assister à toutes les rencontres. Les femmes peuvent se joindre à tout moment, peu importe le temps dans l’année. La structure informelle leur permet de choisir les thèmes à explorer et de progresser à leurs propres rythmes. Nous abordons des sujets touchant la violence, tels que les formes de violence, les signes avertisseurs, la gestion de stress, le cycle de la violence, la gestion de colère, la communication, la gestion des émotions, le deuil, etc. Le tout se déroule dans un climat respectueux, ouvert, chaleureux et détendu.

Grâce au groupe, les femmes victimes ou les survivantes de violence ont la chance de recevoir le soutien nécessaire pour traverser leurs épreuves difficiles. Elles sont aussi valorisées en offrant à leur tour leur support auprès des autres participantes.

Les sessions ont recommencé la semaine dernière. Pour vous inscrire au groupe de soutien ou pour plus d’informations, veuillez contacter Chantal Thanh Laplante, la Travailleuse d’approche du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.