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Novembre : Mois de la prévention de la violence

Éclairons le chemin vers un futur sans violence!

   Au Canada, le mois de novembre a été désigné le mois de la prévention de la violence. À chaque année, le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise des activités dans le but de souligner cette campagne. Une femme sur quatre vivra de la violence au courant de sa vie, sans compter le nombre d’hommes et d’enfants qui sont également dans des relations ou des familles abusives. Les statistiques démontrent l’importance d’entreprendre des projets ou des actions pour pouvoir mettre fin à ce problème dans nos communautés.

Pour une deuxième année consécutive, nous faisons notre campagne d’ampoules mauves, ce qui s’agit de distribuer des ampoules de la couleur de la prévention de la violence auprès des magasins, des restaurants, des compagnies et des résidences de notre région pour qu’ils puissent les installer dehors afin de prendre position et dénoncer la violence. Accompagné des ampoules, nous donnerons aussi des collants pour les fenêtres décrivant notre slogan : «Éclairons le chemin vers un futur sans violence», pour que les citoyens puissent faire le lien entre l’ampoule et la prévention de la violence.

De plus, nous allons continuer à donner gratuitement des bracelets mauves lors de nos présentations et nos kiosques qui auront lieu dans plusieurs endroits dans les communautés. Nous aurons recours aux journaux, à notre page facebook (facebook.com/CriseShediacCrisis), à notre compte twitter (@ShediacCrisis) et à la radio pour sensibiliser les gens à cette problématique trop répandue.

Pour plus d’information sur notre campagne ou si vous souhaitez recevoir une ampoule, vous pouvez contacter le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

 

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Groupe de soutien pour femmes

   Depuis plusieurs années, le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour offre un groupe de soutien en français pour les femmes qui vivent ou qui ont vécu de la violence dans leurs relations. Ce groupe a lieu de façon hebdomadaire de septembre à juin et vise à offrir un environnement sain et sauf pour des partages, à éduquer les femmes sur la violence familiale, à donner des outils pour surmonter les défis personnels ainsi qu’à tisser des liens entre elles.

Il s’agit d’un groupe de soutien ouvert, c’est-à-dire que les participantes peuvent venir quand elles le désirent; elles ne sont aucunement obligées d’assister à toutes les rencontres. Les femmes peuvent se joindre à tout moment, peu importe le temps dans l’année. La structure informelle leur permet de choisir les thèmes à explorer et de progresser à leurs propres rythmes. Nous abordons des sujets touchant la violence, tels que les formes de violence, les signes avertisseurs, la gestion de stress, le cycle de la violence, la gestion de colère, la communication, la gestion des émotions, le deuil, etc. Le tout se déroule dans un climat respectueux, ouvert, chaleureux et détendu.

Grâce au groupe, les femmes victimes ou les survivantes de violence ont la chance de recevoir le soutien nécessaire pour traverser leurs épreuves difficiles. Elles sont aussi valorisées en offrant à leur tour leur support auprès des autres participantes.

Les sessions ont recommencé la semaine dernière. Pour vous inscrire au groupe de soutien ou pour plus d’informations, veuillez contacter Chantal Thanh Laplante, la Travailleuse d’approche du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

 

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Les types d’abus

   Des coups de poings, coups de pieds, brûlures, poussées, étranglement, ce sont souvent ces actes auxquels on associe la violence. Ces actes consti-tuent tous les gestes pouvant blesser et causer des douleurs physiques à une personne. Même si la violence physique est la forme de violence la plus visible à l’œil, il en reste que la violence se répand encore à plusieurs autres niveaux. Voici d’autres types de violence auxquels une personne peut être victime.

La violence psychologique et émotionnelle est une forme de violence qui est plus subtile et peut être plus difficile à détecter par l’entourage et la victime. Elle a comme but d’abaisser la personne. Elle constitue tout geste qui provoque la peur, réduit la dignité et l’estime de soi. Les critiques, les menaces, l’humiliation, l’isolement social, le contrôle, briser des biens personnels de l’autre ainsi que des actes de cruauté envers des animaux de compagnie sont tous des exemples d’abus psychologique.

La violence verbale découle souvent de la violence psychologique. Elle est la forme de violence la plus banalisée. Plusieurs personnes l’excusent facilement, se disant que tout le monde a droit à des sauts d’humeur, à des «mots qui dépassent la pensée». Pourtant, les sarcasmes et les insultes récurrents, les ordres donnés et souvent hurlés, ainsi que les menaces ne sont pas des comportements sains.

La violence sexuelle constitue toutes activités sexuelles non désirées ou forcées chez une personne comme des attouchements, baisers, caresses et mêmes des relations sexuelles non voulues. Elle reste la forme d’abus le plus tabou et celui que les victimes ont le plus de difficulté à dénoncer.

L’exploitation financière englobe les comportements qui ont pour but de réduire ou d’éliminer l’indépendance financière d’une personne et son pouvoir de décision en matière d’argent. Prendre son argent, forger sa signature, retenir de l’argent, dépenser l’argent en alcool, en drogues ou au jeu, mettre l’autre en dette, sont tous des exemples d’abus financier.

La violence religieuse ou spirituelle est souvent moins reconnue par les gens. Cette forme d’abus a lieu lorsqu’une personne utilise la religion d’une personne ou ses croyan-ces spirituelles pour la manipuler, la dominer ou la contrôler. D’un côté la personne qui abuse peut ridiculiser et dénigrer les croyances de l’autre, forcer la victime à adopter une croyance religieuse particulière ou à abandonner sa religion. D’un autre côté, elle peut utiliser sa propre religion pour exempter certains de ses comportements, ou pour imposer certains comportements chez la victime.

La négligence est une forme d’abus plus reconnue envers les personnes sous dépendance, telle que les enfants, les personnes âgées et les personnes ayant une limitation. Contrairement aux autres types d’abus, la négligence ne consiste pas aux gestes qu’on pose, mais plutôt aux gestes qu’on ne pose pas. La négligence, c’est lorsqu’on ne répond pas aux besoins fondamentaux d’une personne. La privation de nourriture, de soins d’hygiène personnelle, de services de santé, de vêtements et d’aide constitue de la négligence.

Pour plus de renseignements à ce sujet, composez le 533-9100 pour rejoindre un(e) intervenant(e) au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour.

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21 septembre : Marche pour la prévention du suicide

   Le 10 septembre était la Journée mondiale de la prévention du suicide. Le Comité de la marche pour la prévention du suicide, en collaboration avec le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour, organise leur marche annuelle afin de sensibiliser les gens sur les réalités du suicide et aussi pour réduire les risques futurs. Elle démontre également un soutien à ceux et celles qui ont perdu un être cher au suicide. Ces fonds permettront d’organiser des activités pour la prévention du suicide et d’offrir des services de soutien aux individus dans le besoin. Le but ultime est de prévenir un autre suicide. Cette marche se déroulera le dimanche 21 septembre 2014 au parc Pascal Poirier. Le départ sera à 13h pour se terminer vers 14h. Les participants pourront profiter du BBQ et pourront se réjouir au son de la musique. Cette promenade démontre aux membres de la famille qui ont perdu une personne aimée par le suicide qu’ils ne sont pas seuls et qu’il y a espoir pour la guérison et le soutien.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il y a un suicide à toutes les 40 secondes, donc environ 800 000 personnes dans une seule année. Au Canada, en 2009, Statistique Canada a enregistré 3890 suicides. Quoique les femmes fassent plus de tentatives de suicide, le taux de suicide chez les hommes est trois fois plus élevé. Le groupe d’âge le plus touché est les personnes entre 40 et 59 ans, mais le suicide touche tous les groupes d’âge. Depuis le début de l’année 2014, les intervenants du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour ont aidé 9 personnes qui avaient des idées ou un plan suicidaire; ce chiffre ne représente que les gens qui ont accédé à nos services.

Pour plus d’information sur la marche ou sur la problématique du suicide, vous pouvez nous contacter au 533-9100.

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Le suicide

   Le suicide n’est pas un sujet facile à aborder, par contre, il est bien de se renseigner sur ce geste dévastateur. Le suicide est en soit un geste individuel, mais il apparaît dans un contexte beaucoup plus large entre la personne, sa communauté et la société en général. Ce qu’il faut savoir c’est qu’une personne qui ne voit plus de solutions à ses problèmes, ce n’est pas le problème en soi généralement, mais plutôt sa perception qu’elle a du problème. Elle peut le voir comme insurmontable.

Il faut dire que tout le monde peut, un jour ou l’autre, avoir des idées suicidaires, mais il existe des facteurs qui peuvent ébranler une personne. On retrouve en premier les facteurs prédisposant. En général, ils sont liés à l’histoire de vie d’une personne et la rendent plus fragile. Par exemple, quand l’individu a vécu de l’abus, de la violence, etc. En second lieu, on a les facteurs contribuant qui peuvent accentuer le niveau de risque à un moment précis. On fait référence ici à des abus de substances, un manque de ressources, etc. Troisièmement, à un certain moment, on peut vivre une situation comme une peine d’amour ou un échec, et il s’agira de la goutte qui fait déborder le vase. On les appelle les facteurs précipitant. Finalement, les facteurs de protection permettent de réduire l’impact des autres facteurs mentionnés auparavant et on peut finalement voir des solutions possibles à nos problèmes en ayant accès à des ressources par exemple.

Des signes d’avertissement du suicide existent. En voici quelques unes : la dépression, l’isolement, la distribution de ses biens les plus chers, un comportement agressif, abus d’alcool ou de drogue, perte d’intérêt dans les activités régulières, etc. La question à se poser c’est que faire si vous n’allez pas bien? La meilleure façon de s’en sortir, c’est d’en parler. Ne restez pas seul avec vos problèmes. N’attendez pas. Il faut plutôt agir et en parler avec quelqu’un en qui vous avez confiance ou encore en communiquant avec un ou une intervenante au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100. Si d’un autre côté vous avez perdu une personne par suicide, il faut parler de votre peine. Il vous faut partager vos sentiments et vos doutes. Trouvez simplement quelqu’un qui puisse être une bonne oreille et qui pourra valider vos émotions.

Le 10 septembre est la Journée mondiale de la prévention du suicide. Le 21 septembre 2014, le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise une Marche pour la prévention du suicide, débutant au Parc Pascal Poirier. Nous organisons cet événement dans le but de faire une différence dans la vie de tous ceux et celles qui ont été touchés par la suicide. Les fonds amassés permettront de prévenir le suicide et d’offrir des services de soutien aux individus dans le besoin. Pour plus d’information sur la marche ou sur la problématique du suicide, vous pouvez nous contacter au 533-9100.

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La prévention du suicide

Le suicide et la dépression sont encore des sujets tabous auquel les gens ne sont pas suffisamment informés. Pourtant, ce sont des sujets auxquels il faut faire très attention afin que nous puissions les prévenir. Vous avez vous aussi un rôle important dans cette prévention. Si vous remarquez que quelqu’un dans votre entourage est à risque, il est important d’être là pour cette personne. Voici les signes du suicide et de la dépression afin de vous aider à savoir quand intervenir.

Signe du suicide :

- Il y a des messages verbaux directs et indirects.

- Messages verbaux directs : «Je veux mourir», «Je vais me suicider», «Je ne m’en sortirai jamais.»

- Messages verbaux indirects : «J’ai fait mon testament», «Je pars pour un long voyage.»

- Il y a aussi des indices comportementaux tels que : des dons d’objets significatifs, une consommation inhabituelle de drogues, d’alcool ou de médicaments et lorsque la personne s’isole.

Signe de la dépression :

- une profonde tristesse constante

- la personne est très négative

- perte de sommeil et d’énergie

- fatigue intellectuelle : manque de sommeil, difficulté à se concentrer

- diminution de l’intérêt et du plaisir

Ensemble, une communauté peut faire une différence. La Fondation John Lyons joue elle aussi un rôle très important pour la prévention du suicide dans notre communauté en nous donnant un don annuel de 25 000 $. Cette somme a permis au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour d’aider plusieurs personnes vivant des difficultés dans notre communauté. En 2013, 587 personnes en crise ont reçu du soutien et du counseling sans devoir attendre et 56 personnes ont reçu les ressources nécessaires pour sortir de la rue. De plus, nous avons aidé 11 jeunes qui étaient suicidaires. Nous sommes très reconnaissants envers nos donateurs qui nous permettent de faire ces interventions.

Le 21 septembre 2014, le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour organise une Marche pour la prévention du suicide, débutant au Parc Pascal Poirier. Nous organisons cet événement dans le but de faire une différence dans la vie de tous ceux et celles qui ont été touchés par la suicide. Les fonds amassés permettront de prévenir le suicide et d’offrir des services de soutien aux individus dans le besoin. Pour plus d’information sur la marche ou sur la problématique du suicide, vous pouvez nous contacter au 533-9100.

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L’importance de la crème solaire

Avec l’été vient aussi le beau temps. Le soleil rend plusieurs heureux. Il nous donne aussi de la bonne vitamine D, qui a une influence très positive sur notre santé. Cependant, être exposé au soleil pendant une courte durée suffit. Quinze minutes exposées au soleil donnent suffisamment de vitamine D pour la journée. Il faut faire attention, car les rayons du soleil peuvent être très dangereux. Ce danger peut cependant être prévenu à l’aide de la crème solaire, lorsqu’il est bien appliqué.

C’est excellent de porter de la crème solaire, mais plusieurs ne l’appliquent pas adéquatement. Il est recommandé d’appliquer environ une once de crème solaire, l’équivalence de la grosseur d’une balle de golf, toutes les deux heures passées au soleil. Il faut cependant augmenter la fréquence d’application en cas de transpiration ou de baignade. Dans ce cas, il est aussi important de porter un produit résistant à l’eau.

Plusieurs pensent que pendant l’hiver et pendant les temps nuageux il n’est pas nécessaire de porter de la crème solaire, car il n’est pas dangereux. C’est faux! S’il existait seulement des rayons UVB, il y aurait moins de risques, mais lorsque nous allons dehors, notre corps est exposé aux UVB, qui nous donnent la vitamine D et ne sont pas aussi fort le matin et le soir, mais aussi les UVA, qui pénètrent la peau plus profondément. Les UVA sont présents à toutes heures de la journée et à toute saison, incluant l’hiver. Il est donc important de se protéger, car les UVA jouent un grand rôle dans le vieillissement de la peau.

La crème solaire n’empêche pas seulement les coups de soleil à court terme. Lorsque la crème solaire est bien appliquée, elle a aussi plusieurs bienfaits à long terme. Elle protège la peau du cancer de la peau et aussi du vieillissement de la peau.

Notre peau et notre santé nous suivent tout au long de notre vie alors pourquoi ne pas y prendre soin? Commencer dès aujourd’hui à faire attention lorsque vous êtes dehors pour diminuer vos risques. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas de téléphoner au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

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Célébrons la diversité sexuelle et de genre!

   Pendant le mois d’août, plusieurs villes au Nouveau-Brunswick, telles que Moncton, Saint-Jean, Miramichi et Fredericton, fêtent la diversité sexuelle et de genre en organisant une panoplie d’événements sociaux et des défilés de fierté. Ces activités ont pour but de célébrer tous les droits acquis au fils des dernières décennies. En 1969, l’homosexualité a été décriminalisée au Canada et en 1973, elle a été retirée de la liste des troubles de santé mentale dans le DSM. Ensuite, l’orientation sexuelle a été ajoutée dans la liste de motifs dont il est interdit de discriminer. Et plus récemment, le gouvernement a adopté des lois pour accorder le droit aux couples de même sexe d’adopter des enfants et de se marier.

La semaine de la fierté a également comme objectif de sensibiliser et d’éduquer la population aux diversités sexuelles et de genres et de réfléchir sur le travail qu’il reste encore à faire. Il ne faut pas oublier que même si les personnes gaies, lesbiennes et bisexuelles ont aujourd’hui plusieurs droits, qu’elles ont tout de même énormément de difficultés et de défis à surmonter. Elles sont fréquemment victimes d’intimidation en milieu scolaire, dans leur endroit de travail ou à la maison. Elles peuvent vivre du rejet de la part de leur entourage lorsqu’elles sortent du placard et sont plus sujettes à vivre du stress, des dépressions et des idées suicidaires. De plus, les personnes transgenres et transsexuelles ne sont aucunement protégées par la loi au Nouveau-Brunswick et vivent une grande stigmatisation reliée à leur identité de genre. Ainsi, lorsqu’une personne trans* se fait discriminer, une situation qui se présente fréquemment, elle ne peut avoir recours à la Commission des droits de la personne.

L’homophobie se définit comme une haine, une hostilité ou une peur des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans*). Elle lance le message que les personnes LGBT sont anormales et inférieures et elle encourage la longue liste de stéréotypes, d’images négatives et de mythes portant sur cette communauté. Ces attitudes et préjugés entraînent des conséquences dévastatrices sur les victimes.

La société canadienne est de plus en plus ouverte aux diversités, mais nous devons aller au-delà de la tolérance. Nous devons viser l’acceptation de tous et de toutes et être fiers de la diversité, plutôt que de la discriminer. Tant qu’il y aura de l’homophobie, des activités pour promouvoir l’acceptation des diversités sexuelles seront nécessaires. Peu importe notre orientation sexuelle ou identité de genre, notre ethnicité, nos croyances, notre âge, nous devons accepter et célébrer notre unicité ainsi que celle des autres. Célébrons-nous tous ensembles! (Le Défilé de fierté à Moncton aura lieu sur la rue Main le samedi 23 août 2014 à partir de 13h.)

Pour plus de renseignements sur les ressources disponibles, vous pouvez contacter le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

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Le deuil

   Il nous arrive tous à un moment donné de vivre un deuil. Bien que la plupart des gens associent le deuil à la mort d’un être cher, celui-ci regroupe un ensemble d’événements caractérisés par une perte tels que la séparation/divorce, la perte d’emploi, les enfants qui partent de la maison, etc.

Vivre un deuil est une expérience pénible où chaque personne réagit différemment et auquel il faut accorder du temps pour s’y remettre. Il est tout à fait normal de ressentir des émotions fortes et des sautes d’humeur. Même si à certains moments la peine nous semble intolérable, il est important de traverser ses émotions. Le deuil est une nécessité permettant de nous aider à accepter notre perte et d’axer nos énergies vers l’avenir. Refuser de faire son deuil peut occasionner divers problèmes ultérieurs.

Voici les divers stades du processus de deuil :

• Le choc/le déni : Cette phase survient habituellement lorsqu’on apprend la perte. C’est une période plus ou moins intense ou les émotions semblent pratiquement absentes. C’est en quittant ce court stade du deuil que la réalité de la perte s’installe. «Ce n’est pas possible, ceci ne m’arrive pas.»

• Colère : Cette phase est caractérisée par un sentiment de colère face à la perte. La culpabilité peut s’installer dans certains cas. Période de questionnements. «Pourquoi moi et pas un autre? Ce n’est pas juste!»

• Marchandage : Phase de négociations, de chantages. On promet à une «entité invisible» de ne plus faire telle ou telle chose si la situation originale pouvait revenir. «Ne laissez pas cela m’arriver, je ferai n’importe quoi, je vous en prie.»

• Dépression/Résignation : Phase plus ou moins longue du processus de deuil qui est caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. Les endeuillés dans cette phase ont parfois l’impression qu’ils ne termineront jamais leur deuil, car ils ont vécu une grande gamme d’émotions et la tristesse est grande. «Je suis si triste, pourquoi se préoccuper de quoi que ce soit?»

• Acceptation/Reconstruction : Dernière étape du deuil où l’endeuillé reprend du mieux. La réalité de la perte est beaucoup plus comprise et acceptée. L’endeuillé peut encore vivre de la tristesse, mais il a retrouvé son fonctionnement. Il a aussi réorganisé sa vie en fonction de la perte. «J’y pense encore parfois, mais je m’en sors.»

Chaque personne vit les stades de façon différente. Ils ne seront pas nécessairement tous vécus et ne suivent pas un ordre particulier. Il se peut qu’une phase persiste plus longtemps qu’une autre et que l’on vit une étape à plusieurs reprises. Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler au Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100.

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Le stress

   Le stress est une réaction normale devant plusieurs situations. La grande majorité des gens vont devoir faire face au stress pendant leur vie. C’est lorsque nous ne savons pas comment gérer notre stress que ça devient un problème. Notre réaction au stress peut amener des conséquences sur notre santé mentale et physique. Lorsqu’une personne vit du stress, elle est placée devant deux choix : affronter son stress ou chercher à l’éviter. Le choix de l’affronter peut être difficile pour plusieurs raisons. Par contre, l’affronter est la meilleure solution puisque c’est la seule façon de régler cet état déplaisant.

Il faut commencer par savoir et comprendre d’où vient son stress. Lorsque cela est fait, évaluer le problème sous différents angles peut être très utile pour trouver des solutions. Ceci peut être fait en discutant avec un proche.

Trucs pour réduire le stress :

  • Contrôlez votre respiration - les gens anxieux ont tendance à respirer rapidement. Le yoga et la méditation sont deux excellents exercices pour contrôler la respiration. Il est prouvé que pouvoir contrôler sa respiration peut diminuer le niveau de stress ainsi que détendre la personne.
  • Soyez organisé - les personnes qui sont organisées vivent souvent moins de stress puisqu’elles sont souvent à temps dans leurs affaires, ce qui évite d’être pressé à terminer ou arriver à temps.
  • Exercice physique - Être physiquement actif aide à changer les idées ainsi que diminuer le stress. Il suffit d’aller marcher ou faire du vélo pour se sentir mieux. Faire ceci chaque journée amènera des résultats positifs dans votre vie.

Le stress n’est pas un sentiment plaisant alors n’hésitez pas de choisir l’option de l’affronter plutôt que de l’éviter. Pour plus d’information sur le stress ou pour en connaître davantage sur sa gestion, vous pouvez contacter le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour au 533-9100 afin de parler avec un travailleur social ou une travailleuse sociale.