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Maîtriser sa colère

   Cet article présente une liste de questions qui vous aideront à rester calme lorsque la colère monte en vous. Ce questionnaire est fondé sur le principe suivant : chaque frustration est associée à une certaine façon de voir les choses, c’est-à-dire que le fait de percevoir une situation comme irritante est arbitraire. Je ne dis pas que vous n’avez jamais de bonnes raisons d’être mécontents. Mais il faut reconnaître que dans la même situation, différentes personnes régissent de différentes façons. Certaines sont effectivement en colère. D’autres sont irritées, mais pas en colère. Et d’autres finalement sont même peu ou pas affectés. Je ne prétends pas que le sentiment de colère est faux. Au contraire, ce sentiment est tout à fait réel. Je dis seulement qu’il y a à l’origine de ce sentiment une perception de la réalité. Et l’intensité de la colère peut être diminuée en changeant cette perception. Lorsque vous sentez la colère monter en vous, au besoin prenez une brève pause. Prétextez d’aller aux toilettes, si vous n’êtes pas seul. Et respirez lentement pendant quelques minutes afin de vous calmer un peu. Par la suite, répondez mentalement à certaines des questions suivantes. Évidemment, ce questionnaire ne changera pas les faits objectifs d’une situation donnée. Mais en répondant sincèrement à celui-ci, il est probable que vous réduisiez un peu votre colère.

Questionnaire

  Est-ce que j’ai une vision complète de la réalité ou est-ce que je me concentre surtout sur les aspects frustrants de la situation?

Est-ce que la fatigue ou le stress accentue ma frustration? Si j’étais calme et reposé, est-ce que je serais moins en colère?

Est-ce que j’ai des attente ou objectifs exagérés qui contribuent sans raison va- lable à ma colère?

Est-ce possible que j’interprète mal les intentions de la personne qui m’a offensé? Si oui, est-ce que je lui donne le bénéfice du doute?

Est-ce que j’ai fait suffisamment d’efforts pour bien comprendre la personne qui m’a offensé? Dans la même situation, est-ce que j’aurais eu une réaction semblable?

Est-ce que d’autres personnes (collègues, amis, parents…) dans la même situa-  tion seraient moins irritées?

Est-ce que je pardonne suffisamment? Vous n’êtes pas parfait. La personne qui vous a offensée est également imparfaite. Alors, nous devons    tous faire preuve d’indulgence et essayer de pardonner.

Est-ce que je devrais prendre temporairement la fuite? Quand le ton monte, il vaut mieux parfois se retirer pour un bref moment. Si c’est le cas, demandez à votre interlocuteur s’il est possible de poursuivre la discussion dans quelques heures ou le lendemain. Assurez-vous que votre interlocuteur comprenne bien qu’il s’agit seulement d’une pause, non pas de la fin de la discussion. Surtout, n’insistez pas s’il n’est pas d’accord. Cela ne ferait qu’envenimer la situation.

Est-ce que j’ai moi-même causé ou aggravé cette situation irritante? Par exemple :

– Est-ce que j’ai monté le ton sans raison valable?

– Est-ce que j’ai été suffisamment à l’écoute?

– Est-ce que j’ai coupé la parole?

– Est-ce que j’ai été suffisamment tolérant?

Est-ce possible de résoudre le problème qui cause ma frustration?

Objectivement, est-ce que la situation est vraiment aussi irritante que je la perçois?

Quelle sera ma perception de cette situation dans un an? Est-ce possible que ma frustration ne soit plus alors qu’une vague souvenir disparu depuis longtemps?

Apprenez à considérer le sentiment de la colère comme une matière sur laquelle vous pouvez travailler. Dès l’instant où vous adoptez ce point de vue, vous démarrez un processus qui aura pour effet de moudre cette matière brute pour votre bénéfice. Et le simple fait de focaliser sur ce processus aura déjà pour conséquence d’apaiser un peu votre colère. Il est normal d’être en désaccord de temps à autre avec nos collègues, amis et proches. Étant donné cette réalité, il est utile d’améliorer notre capacité à gérer les conflits, incluant la colère qui en résulte parfois.  (Source : www.evolution-101.com)

Communauté informée… Communauté en santé… Gestion des conflits avec votre adolescent

Choisir ses batailles.

Avant de vous laisser entraîner dans un conflit avec votre adolescent, assurez-vous d’avoir une bonne raison de le faire. Si le sujet du litige n’en vaut pas vraiment la peine, laissez tomber. Par exemple, si vous n’aimez pas la couleur ou la longueur des cheveux de votre adolescent, n’en parlez simplement pas. Gardez plutôt votre crédibilité et votre énergie pour des sujets importants, par exemple : absences à l’école, heures tardives de retour à la maison, consommation de drogues.

Gérer les provocations.

  Lorsque leurs enfants deviennent adolescents, plusieurs parents sont surpris de les voir devenir insolents à leur égard. Et ils ne savent pas comment se comporter dans cette situation. En tant que parent, il importe d’être tempéré pour maintenir une bonne relation avec votre jeune. Faites preuve de patience, de compréhension et de disponibilité. Gardez en tête que votre adolescent n’exprime pas ses sentiments à la manière d’un adulte. Si vous jugez qu’il faut répondre à une provocation, prenez tout le temps nécessaire pour vous exprimer sans l’offenser.

Donner de l’espace à votre adolescent.

Si votre jeune est en colère, il a peut-être besoin de temps pour réfléchir. Le fait qu’il s’enferme momentanément dans sa chambre n’est pas forcément une mauvaise chose. N’en soyez pas offensé. Par ailleurs, si vous insistez pour qu’il vous présente des excuses alors qu’il est encore en colère, vous ne ferez qu’aggraver la situation. Faites preuve d’indulgence, attendez qu’il soit un minimum calmé pour lui adresser la parole.

Garder votre calme.

Être le parent d’un adolescent implique d’être confronté à des crises de temps à autre, une fugue par exemple. Lorsque la tension monte soudainement, il est impératif en tant qu’adulte de demeurer pondéré. Sinon votre attitude, vos questions et votre ton de voix auront pour effet de mettre votre adolescent sur la défensive. Voici des suggestions qui vous aideront à rester calme lors de crises :

  • Prendre de longues respirations profondes.
  • Prendre une brève pause dans la conversation, aller aux toilettes par exemple.
  • Boire sans empressement un verre d’eau.
  • Marcher lentement dans la pièce en comptant vos respirations.
  • Fredonner une chanson, silencieusement dans votre tête si vous n’êtes pas seul.
  • Occuper vos pensées dans une activité prenante.
  • Se souvenir que malgré la crise, vous aimez votre adolescent et il vous aime.

Être diplomate.

Lors d’un conflit, nos paroles sont parfois mal interprétées parce que l’atmosphère est porteuse d’une charge émotive. Conséquemment, il est avantageux de faire preuve de diplomatie afin de ne pas dire des choses regrettables. En particulier, soyez très prudent si vous tentez de faire de l’humour. Lorsque la situation est tendue, une blague, normalement sans conséquence, peut être mal interprétée.

Provoquer la réconciliation.

Tôt ou tard, presque que tous les adolescents ont un conflit important avec leur père ou leur mère. S’il y a lieu, c’est votre rôle en tant que parent de faire preuve de maturité et de bien gérer la situation.

Les adolescents veulent typiquement que leurs parents :

– aient confiance en eux,

– les écoutent sans juger,

– soient disponibles lorsqu’ils en ont besoin, sans être constamment sur leurs talons,

– démontrent de l’intérêt, sans poser de questions embarrassantes,

– connaissent bien leurs sensibilités, sans les taquiner ni les ridiculiser,

– respectent strictement leur l’intimité, sans faire preuve d’indifférence,

– expriment au besoin leurs opinions, mais sans donner de conseils,

– évitent de parler de leur propre adolescence, «car maintenant la vie est complètement différente»,

– évitent de se mettre en colère,

– tiennent leurs promesses,

– appliquent à eux-mêmes ce qu’ils prêchent à leurs adolescents,

– fassent preuve d’un amour inconditionnel.

(Source : www.evolution-101.com)

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Écouter attentivement

Écouter attentivement quelqu’un est un don d’une grande valeur. Cette attitude démontre à notre interlocuteur qu’il est important pour nous et que nous sommes intéressés par ce qu’il dit. Voici des approches qui favorisent une meilleure écoute :

Se taire ou parler peu.   

  Avez-vous remarqué que les conversations sont remplies d’expressions du genre: «Ça me rappelle ce qui m’est arrivé…» ou bien «C’est comme moi quand…»? Souvent, nous recherchons dans ce que nous entendons des occasions de parler davantage de nous. Écouter, c’est avant tout se taire suffisamment. Si l’on vous demande votre avis, n’en profitez pas pour tenir un long discours. Exprimez plutôt vos opinions d’une manière brève et nuancée.

Discuter d’un sujet d’intérêt pour l’autre.

Il est important de créer des conditions qui favorisent l’ouverture de notre interlocuteur. Pour ce faire, il est utile d’identifier d’avance un sujet de conversation d’intérêt pour lui et d’aborder ce sujet si le contexte s’y prête. Par exemple, si votre interlocuteur s’intéresse à sa carrière, alors abordez ce sujet lorsqu’il y a un blanc dans la conversation.

Se concentrer sur l’autre.

  Écouter, c’est laisser tomber ce qui nous préoccupe pour donner son attention entière à l’autre. C’est le laisser diriger totalement la conversation. Essayez de vous concentrer sur ce que votre interlocuteur dit, plutôt que de penser à ce que vous allez répondre. Écouter, ce n’est pas de chercher à répliquer, mais plutôt accompagner l’autre afin qu’il trouve ses propres réponses.

Être ouvert.

Écouter c’est accueillir l’autre avec respect tel qu’il se voit lui-même. C’est être ouvert sans évaluer ses opinions et comportements. Écouter, c’est surtout laisser à l’autre le temps et l’espace pour trouver la voie qui est la sienne. Ne vous attendez pas à ce que les gens réfléchissent comme vous et soient sensibles aux mêmes choses que vous. Nous de- vons accepter comme une richesse les différences de l’autre. Écouter, ce n’est donc pas vouloir que l’autre soit comme nous et pense comme nous, c’est plutôt apprendre à découvrir les qualités de l’autre. C’est être attentif à ses préoccupations, non pas uniquement aux nôtres.

Favoriser la confiance.

  Écouter c’est créer un environnement relationnel dans lequel l’autre se sent en confiance. Dans ce contexte, votre langage corporel joue un rôle important. Pour montrer que vous écoutez attentivement, assoyez-vous confortablement et maintenez constamment un contact visuel. De plus, votre interlocuteur doit savoir que ce qu’il vous dit sera traité avec respect, et que les éléments confidentiels resteront entre vous deux. Ceci crée un environnement favorable aux confidences et permet à votre interlocuteur, s’il le veut, d’aborder des sujets très personnels. Finalement, lors-que c’est opportun, dites des choses telles que : «Je suis heureux que tu sois là, tu es intéressant, j’aime parler avec toi»

Ne pas juger.

Écouter, c’est accueillir l’autre tel qu’il se voie lui-même. Il est donc préférable d’éviter toute attitude (regard, geste, intonation) qui pourrait donner l’impression que vous jugez. Et par-dessus tout, ne vous moquez pas de lui, même s’il tient des propos qui vous paraissent ridicules.

Comprendre et partager. Écouter c’est comprendre et autant que possible parta-             ger les sentiments de l’autre. Afin de réaliser ce partage, remémorez-vous une situa-tion similaire à celle que votre interlocuteur décrit. Par exemple, si un ami vous raconte un événement qui l’a embarrassé, remémorez-vous la dernière fois que vous avez été humilié. Puis au moment opportun, décrivez brièvement son sentiment dans une question. Par exemple, vous pouvez lui dire : «Est-ce que tu te sentais sévèrement humilié?». Évidemment, il est capital de poser ce genre de questions avec parcimonie et délicatesse.

(Source : http://www.evolution-101.com)

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Aider les enfants sur le plan de la peur et de l’anxiété

  La peur et les inquiétudes sont des aspects très normaux de la vie des enfants et des adultes. Cependant, si ces soucis deviennent un sujet d’inquiétude parce qu’ils affectent de manière considérable le fonctionnement quotidien, on parle alors d’anxiété.

Quels sont les signes qu’il faut guetter?

Votre enfant présente-t-il un comportement d’évitement excessif sur le plan de la participation aux activités ou de l’assiduité scolaire? Est-il facilement bouleversé et sa détresse est-elle sans rapport avec la situation? Passez-vous beaucoup de temps à rassurer votre enfant et à le pousser à participer à des activités régulières? Pensez-vous que le fonctionnement de votre famille est perturbé par les craintes et les inquiétudes de votre enfant?

Symptômes physiques :

Les symptômes peuvent être très variables d’un enfant à l’autre. Certains enfants présentent des symptômes physiques, comme des crampes d’estomac, des maux de tête, des vomissements et la diarrhée, associés à leur peur et leur anxiété. D’autres pourraient se plaindre de se sentir faibles, d’avoir des picotements au visage ou aux mains, d’avoir une faiblesse au genou et d’avoir la tête qui tourne. Ces symptômes sont très divers et varient selon l’enfant.

Symptômes émotionnels et comportementaux :

La peur et l’anxiété peuvent aussi se manifester par des troubles du sommeil et des cauchemars. Votre enfant pourrait présenter de la colère, de la tristesse, de la frustration, du désespoir et de la gêne hors de proportion avec la situation. Il pourrait commencer à se préoccuper plusieurs heures, jours et même semaines avant la situation en question. Il pourrait vouloir éviter les amis, les activités et les situations en général, comme manière de faire face à sa peur et à son anxiété. Il pourrait demander de manière répétée qu’on le rassure ou trop s’excuser.

Que peuvent faire les parents pour aider leurs enfants à faire face à leurs craintes et leurs anxiétés?

Aidez votre enfant à voir une bonne santé physique et des routines régulières. Veillez à ce qu’il ait une alimentation équilibrée, de bonnes habitudes de sommeil et une bonne condition physique grâce à l’exercice. Prévoyez du temps pour les loisirs et la relaxation de votre enfant.

Soyez patient et rassurant. Parlez-lui et soyez positif concernant sa capacité de faire face aux situations qui provoquent l’anxiété. Gardez ouvertes les lignes de communication.

Récompensez votre enfant pour ses bons comportements d’adaptation. Félicitez-le pour son comportement «courageux» et pour ses succès, même partiels. Il faut mettre l’accent sur les efforts que fait votre enfant pour confronter et gérer ses inquiétudes.

Gérez vos propres anxiétés sans permettre à vos propres préoccupations d’influer sur le comportement de votre enfant. Soyez un modèle pour votre enfant et montrez-lui comment agir dans la vie quotidienne sans crainte et anxiété.

Au lieu d’éviter la question qui cause de la peur ou de l’anxiété, renforcez l’exposition de votre enfant à celle-ci. Si votre enfant a peur des araignées, vous pourriez commencer à lui lire un livre sur les araignées. Si votre enfant a peur de parler devant un groupe, il pourrait parler de son jouet favori lors de la prochaine réunion familiale. Donnez à votre enfant des occasions de surmonter sa frayeur en renforçant son exposition à ce qui lui fait peur et en lui permettant d’enregistrer de petites victoires.

Enseignez à votre enfant les monologues positifs. Comme la petite locomotive qui pouvait y arriver, enseignez à votre enfant à se répéter une phrase positive qui l’aidera à surmonter sa crainte. «Je sais que je peux y arriver» ou «Je suis courageuse et je n’ai pas peur» peuvent aider votre enfant à se sentir forte quand elle a peur ou est anxieuse.

Enseignez à votre enfant à imaginer qu’il se trouve dans un endroit agréable,          relaxant, un endroit où il se sent en sécurité. Les distractions peuvent faire des merveilles quand on essaye de faire face à des situations qui provoquent l’anxiété. Les enfants peuvent aussi apprendre à gérer leur anxiété en calmant leur respiration et réduisant la tension de leurs muscles. Ces techniques sont facilement disponibles sur l’internet (voir le site web ci-dessous).

Les enfants pourraient commencer à se sentir inquiets et anxieux en cas de conflit entre leurs parents. Les conversations difficiles entre les parents devraient avoir lieu quand les enfants ne sont pas présents. (Source : www.cheo.on.ca)

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Gérer les gens difficiles

Garder son calme :Lorsqu’une personne nous irrite, nous nous éviterons des problèmes en faisant des efforts pour garder notre calme, plutôt que de réagir promptement. Au besoin, nous pouvons simplement prétexter de devoir d’aller à la salle de bain afin d’avoir une excuse pour prendre une pause et respirer lentement pendant quelques minutes. Le simple fait de focaliser sur notre respiration nous fait déjà prendre un peu de recul par rapport à la situation.

Écouter :Les gens se plaignent souvent de ne pas être écoutés. Une absence d’écoute est la cause de plusieurs relations conflictuelles. Donc, écouter mieux et davantage peut contribuer significativement à améliorer vos relations humaines, en particulier avec les gens difficiles.

Comprendre la situation de l’autre :Est-ce que nous connaissons tous les éléments qui rendent cette personne désagréable? Non, nous ne savons jamais l’histoire complète de la personne devant nous. Peut-être que son comportement est lié à un problème sévère par exemple : maladie, dépression, chômage prolongé, divorce difficile, épuisement professionnel («burnout»), etc. Il n’est pas question ici de justifier les comportements déplaisants, il s’agit plutôt de considérer la situation difficile de certaines personnes.

Poser des questions :Voici une approche appropriée lorsqu’une personne vous agresse verbalement avec de faux arguments. Il s’agit d’exposer une faille dans son argumentation en posant des questions appropriées. L’objectif est de faire en sorte que la personne se rende compte elle-même de son erreur. Pour utiliser cette technique avec succès, vous devez être vraiment certain d’avoir raison.

Ne pas essayer d’avoir toujours raison :Insister indûment pour persuader les gens est un manque de respect. Et cela peut être très irritant pour nos semblables. Cela n’implique pas que nous devons toujours abdiquer. Mais, dans certaines circonstances, il est inutile sinon nuisible de défendre son point de vue. Lorsque c’est le cas, laissez simplement la personne difficile avoir le dernier mot.

Être flexible :Trop souvent, notre rigidité est le résultat de notre orgueil. Questionnez-vous pour déterminer si votre inflexibilité est justifiée ou si elle est le résultat d’une fierté mal placée. Ce questionnement est particulièrement utile en présence de personnes difficiles.

Réfléchir avant de parler:Combien de situations difficiles sont créées ou envenimées parce qu’on ne sait pas tenir sa langue? Par exemple, lors d’une discussion intense, vous laissez échapper par inadvertance quelques mots offensants. Et la personne désagréable s’en offusque sévèrement. Alors, ça y est, vous avez peut-être empoisonné votre relation avec cette personne pour un bon moment. Il est donc avantageux d’être attentif à nos paroles afin de ne pas blesser les gens inutilement. Si possible en tout temps, mais surtout en présence de personnes désagréables, il est utile de réfléchir avant de parler.

Demeurer poli et respectueux :Même si la personne difficile est vraiment pénible, faites un effort pour demeurer aimable. En lui offrant ainsi votre respect, la personne en question changera peut-être d’attitude à votre égard. Sinon, après avoir essayé suffisamment longtemps, considérez l’affrontement (paragraphe suivant).

Affronter en dernier recours : Dans certaines cir-                                   constances rares, il est approprié d’enlever ses gants blancs. C’est-à-dire qu’il est occasionnellement impératif de dire à la personne difficile ce que vous pensez de son comportement. Cette approche directe s’applique uniquement dans les cas où rien d’autre ne semble fonctionner. Voici un exemple de phrase à utiliser : «Vos commentaires blessants sont totalement déplacés…» Lorsque vous affrontez quelqu’un, vous devez parler de son comportement non pas de la personne elle-même. De plus, personne n’est complètement mauvais. Et il est parfois justifié utile de mentionner non pas seulement les comportements qui vous irritent, mais aussi ce que vous appréciez de cette personne (s’il y a lieu). Cela s’applique typiquement lorsque la personne difficile est un proche.

Renoncer au ressentiment : Nous avons parfois tendance à nous cramponner à des rancœurs mesquines, associées à répétition à la même personne désagréable. Sachez que cette attitude vous ronge de l’intérieur. Il n’y a qu’une seule solution : vous devez pardonner. Ce geste de bonté est très important, en particulier si la personne difficile est un proche. Pardonner ne signifie pas que cet individu deviendra tout à coup aimable. Non, pardonner signifie que vous pourrez utiliser les paragraphes précédents avec une attitude d’acceptation de la personne. Et cela augmentera grandement vos chances de réussite.(Source: www.evolution-101.com)

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Épuisement professionnel : reconnaître les signes pour mieux leprévenir

L’épuisement professionnel est un état de fatigue extrême causé par un stress chronique principalement relié au travail. Cette condition est à la fois émotionnelle, mentale et physique. Accomplir les diverses tâches inhérentes à son rôle professionnel devient de plus en plus exigeant pour la personne qui en souffre.

Reconnaître les signes

  Souvent vécu comme un échec, l’épuisement professionnel s’accompagne généralement de déni. D’où l’importance d’en connaître les symptômes : il est ainsi possible de venir en aide à un collègue épuisé, par exemple. Les principaux signes sont les suivants :

  • Absentéisme accru;
  • Anxiété, insécurité, confusion, difficulté à exercer son jugement;
  • Baisse de confiance en soi, sentiment d’incompétence et d’échec;
  • Cynisme et insatisfaction;
  • Démotivation et désengagement par rapport au travail;
  • Difficultés à se concentrer, pertes de mémoire;
  • Diminution du rendement et de la productivité;
  • Douleurs musculaires, maux de dos, migraines, problèmes digestifs, infections à répétition (rhume, grippe, otite, etc.);
  • Erreurs ou accidents plus fréquents;
  • Fatigue constante;
  • Insomnie;
  • Irritabilité, colères spontanées, larmes fréquentes, réactions excessives;
  • Isolement;
  • Perte ou prise de poids.

Prévenir l’épuisement professionnel

  Réduire – voire éliminer – les sources de stress chronique est la meilleure façon de prévenir l’épuisement professionnel. Ainsi :

  • Identifiez les causes de stress, apprenez à en reconnaître les symptômes et soyez attentif à ceux-ci;
  • Appuyez-vous au besoin sur votre réseau social;
  • Fixez-vous des objectifs réalistes, établissez l’ordre de priorité de vos tâches et apprenez à déléguer ou à dire «non» lorsqu’il le faut – réévaluez l’organisation du travail avec votre supérieur si vous sentez que c’est nécessaire;
  • Assurez-vous de décrocher du travail à quelques reprises pendant la journée (dîner, pauses, etc.);
  • Réservez du temps pour vous, pour vos loisirs, etc.

Vos habitudes de vie peuvent aussi influer sur votre niveau de stress. Consommer de grandes quantités de café ou fumer, par exemple, peut favoriser le stress, alors que l’activité physique contribue grandement à le réduire. Prenez donc le temps d’évaluer vos habitudes et d’essayer de les modifier, s’il y a lieu.

(Source : http://www.infoweekend.ca)

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Autoévaluation des risques de burnout

  1. Comment vous sentez- vous par rapport à votre travail depuis cinq ou six mois?

__ Tout à fait heureux.

__ Un peu préoccupé.

__ Troublé (j’y pense vraiment beaucoup, je cherche des solutions, j’ai peur de certaines choses).

__ Obsédé (je pense presque toujours à ça, je suis presque incapable de décrocher).

  1. Veuillez cocher les symptômes dont vous souffrez depuis quelques mois :

_ Je suis presque toujours fatigué;

_ j’ai du mal à me concentrer;

_ j’ai beaucoup perdu confiance en moi;

_ je donne un rendement moindre malgré beaucoup d’efforts;

_ je suis irritable;

_ je ne ris presque jamais;

_ j’ai perdu de l’intérêt pour beaucoup de choses;

_ je souffre de plusieurs problèmes physiques (insomnie, perte ou gain d’appétit ou de poids, problèmes digestifs, problèmes cardiovasculaires, allergies, grippes à répétition, fréquentes migraines, etc.).

  1. Avez-vous eu un «sérieux avertissement»?

_ Oui, il m’est arrivé de «craquer» (de poser des gestes destructeurs bien malgré moi, de subir une grave attaque de panique, d’avoir de très sérieux doutes sur ma santé mentale, de m’effondrer en larmes alors que cela ne me ressemble pas, d’avoir le sentiment d’être vraiment rendu au bout du rouleau, etc.), même si ça n’a pas duré, que ce n’est pas revenu depuis, ou que j’ai le sentiment «d’avoir remonté la côte»

_ Non.

  1. Êtes-vous présentement en arrêt de travail, après avoir été obsédé par votre travail et y avoir démesurément investi votre énergie?

_ Oui.

_ Non.

Interprétation

  1. Si vous avez répondu «Obsédé» à la première question, si vous souffrez d’au moins quatre des symptômes mentionnés dans la liste et s’il vous est arrivé de craquer, sans que vous ne soyez encore en arrêt de travail: Vous êtes sans doute très près de l’épuisement. J’aimerais que vous arrêtiez de vous faire croire que tout ne va pas si mal. Si vous voulez éviter une très grande souffrance, il vous faut commencer immédiatement à changer des choses. Comprenez que le mot «immédiatement» ne signifie pas «bientôt, quand j’aurai repris la situation en main» : il signifie vraiment «immédiatement», c’est-à-dire «avant toute chose», «malgré mes peurs d’être mal jugé ou de perdre mon emploi». «Bientôt», ce n’est pas la situation qui sera enfin sous contrôle: c’est vous qui serez hors contrôle et absolument incapable de continuer, si vous ne vous occupez pas de votre vie et de votre santé dès maintenant. Commencez immédiatement à ralentir. Si vous n’y êtes pas parvenu par vous-même d’ici deux semaines, demandez de l’aide professionnelle.
  2. Si vous avez répondu «Troublé» ou «Obsédé» à la première question, que vous n’éprouvez encore que deux ou trois des symptômes mentionnés dans la liste et que vous n’avez pas eu d’avertissement sérieux : Je vous invite vivement à prendre de la distance par rapport à vos «tâches» et à réduire votre «trouble» ou votre «obsession» en ce qui a trait à toutes vos prétendues obligations. Sinon, ces sentiments vont continuer d’augmenter et vous mener tôt ou tard à une fatigue encore plus intense, puis au burnout.
  3. Vous n’avez que rarement le travail ou vos autres tâches en tête et vous ne ressentez qu’un ou deux des symptômes de la liste : Vous n’êtes pas à risque en ce qui concerne le burnout.(Source : http://www.apprivoisersonstress.ca)

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Mieux gérer ses émotions au travail

   Les situations inhabituelles qui surviennent au travail suscitent souvent de l’émotion de la part des employés touchés, sans parler du stress qui s’installe dans les relations entre collègues. Il va sans dire que les émotions jouent un rôle essentiel dans la qualité des relations professionnelles que nous entretenons avec les autres. Cela se manifeste clairement à travers notre façon de communiquer au travail. Heureusement, il semble que les bons sentiments se répandent plus facilement que les mauvais, ce qui favoriserait au sein des groupes de travail des comportements de coopération, de solidarité et d’entraide.

Comment rester serein

   Dans nos relations professionnelles, il convient de demeurer calme et serein, quelle que soit notre humeur. Le fait d’adopter un état d’esprit neutre nous permet de nous adapter aux exigences de la situation. Mais cela n’est pas toujours facile à mettre en pratique en situation de crise. Voici quelques moyens de bien contrôler ses émotions :

  • Reconnaître et nommer ses émotions;
  • Éviter d’assumer la responsabilité de l’humeur de l’autre personne;
  • Distinguer la raison de l’émotion;
  • Éviter de synchroniser son langage non verbal avec celui de l’autre personne;
  • Éviter de personnaliser les discussions : se concentrer sur le problème et non sur la personne;
  • Pacifier le discours intérieur.

Comment maintenir des relations authentiques

   Dans un climat réceptif et serein, il est plus facile de jouer la carte de l’authenticité, d’établir des rapports francs et nettement plus productifs que ceux qui sont basés sur des sentiments négatifs et des jeux psychologiques. Une bonne relation interpersonnelle n’est-elle pas le fruit d’un échange empreint de maturité ? Il existe plusieurs manières d’y arriver, un peu semblables à celles qui sont retenues pour résoudre un conflit ou pour établir une bonne communication :

  • S’il y a un problème, traitez-le aussitôt que possible;
  • Placez-vous dans une position qui favorise la discussion;
  • Ne tournez pas autour du pot;
  • Réfléchissez avec l’autre et non contre l’autre;
  • Clarifiez ce qui n’est pas compris et confirmez ce qui l’est;
  • Utilisez le «je» plutôt que le «tu» accusateur;
  • Mettez en évidence les éléments positifs;
  • Accordez de l’importance à l’autre personne et écoutez-la attentivement;
  • Évitez de revenir sur les erreurs passées, la rancune étant improductive;
  • Entendez-vous par consensus plutôt que d’imposer une solution;
  • Vérifiez que l’autre personne comprend bien l’entente que vous concluez avec elle et assurez-vous qu’elle y adhère;
  • Respectez les différences.

Comment composer avec les réactions difficiles

   Quelle que soit l’organisation à laquelle vous appartenez, tôt ou tard, vous affronterez des collègues difficiles. Le meilleur moyen de travailler avec eux consiste à les considérer professionnellement et non personnellement. Être professionnel signifie fixer votre attention sur l’objet de la discussion, sur le problème que vous devez résoudre, et non sur les émotions qui vous assaillent. Souvenez-vous qu’aborder les choses de cette façon en vaut la peine, mais que cela demande de la concentration, de l’énergie et de la volonté.(Source : http://www.portailrh.org)

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L’art-thérapie, qu’est-ce que c’est?

   L’art-thérapie est une discipline des sciences humaines. L’art thérapie n’est pas tellement différente d’une thérapie conventionnelle avec de la parole. L’individu peut parler de ses problèmes sauf qu’il va créer une œuvre tout en discutant avec l’intervenant. Ce qui est important en art-thérapie, c’est que la personne aidée puisse produire une image. Vous n’avez pas besoin de talent particulier pour pouvoir utiliser cette forme de thérapie. Peu importe si votre œuvre est magnifique, ce qui est important c’est tout le processus de création que vous y aurez mis pour créer cet ouvrage. L’intervenant a le rôle de guide pour vous aider à exprimer votre créativité et ensuite de vous conduire à traduire vous-même votre œuvre. Il n’est pas le spécialiste, vous l’êtes! La pratique de l’art-thérapie peut autant servir dans milieux cliniques, des hôpitaux, de l’éducation, du communautaire, des services sociaux, etc.

Un des avantages de l’art-thérapie est de permettre l’expression de pensées et de sentiments tant par l’image que par les mots. À cet égard, il s’agit d’une forme de communication plus accessible. L’image peut devenir très utile quand la personne a de la difficulté à parler de ses émotions. En fait l’art-thérapie, en tant que telle, est une approche thérapeutique bénéfique. Voici quelques autres avantages que procure l’art-thérapie. Elle renforce la créativité et l’intégration. L’activité de création d’une œuvre peut aider à réduire le stress et les pensées négatives, tout en augmentant la confiance en soi, la concentration et les sentiments positifs. C’est un traitement alternatif pour les personnes qui sont moins à l’aise avec la communication verbale.

L’art-thérapie est un processus thérapeutique efficace pour divers groupes d’âge et pour des personnes d’origines diverses. Les gens aux prises avec toutes sortes de difficultés tant physiques, émotionnelles que spirituelles ou intellectuelles trouveront que l’art-thérapie est d’un grand secours. Le thérapeute travaille autant en individuel qu’avec des couples, des familles, des groupes ou des organismes.

L’art-thérapie peut être utile pour traiter des problèmes tels que l’anxiété, le deuil, la dépendance, la maîtrise de la colère, la confiance en soi, le stress, les troubles alimentaires et plus encore.

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Qu’est-ce que la dépendance affective?

   On parle de dépendance quand, dans une relation, notre estime de soi est entièrement dépendante du regard que porte l’autre sur nous. On n’existe que dans son regard. Les relations de dépendance sont souvent souffrantes et on en retire rarement de la satisfaction. On a l’impression de toujours devoir en faire plus pour susciter l’intérêt d’un conjoint souvent distant, non disponible. Même si on change de partenaire, ce scénario semble vouloir se répéter. Il est d’ailleurs difficile de mettre un terme à la relation. Premièrement, parce qu’on ressent réellement de l’amour pour notre partenaire, puis parce que la peur de la solitude est trop vive.

L’attachement

   Avant de creuser d’avantage, il est bon de clarifier un point important : le besoin d’attachement est naturel, normal et sain. Il n’y a rien de pathologique à vouloir aimer et être aimée. Les besoins affectifs sont parmi les besoins fondamentaux. L’attachement est essentiel à la santé mentale et physique.

État amoureux vs relation amoureuse

   Dans une relation amoureuse :

  • il faut être deux, alors qu’on peut être seul dans un état amoureux.
  • les deux partenaires partagent affection et engagement.
  • les deux partenaires sont disponibles et libres d’attaches.
  • on ressent de la joie et du réconfort à l’idée d’avoir un partenaire sur lequel on peut compter.
  • on partage des buts, des intérêts, des projets de vie qui approfondissent notre intimité.
  • la relation nous aide à nous apprécier, à apprécier notre conjoint.

En dépendance affective :

  • aussi malsaine que puisse être la relation, c’est bien de l’amour que vous ressentez. Vous êtes bien dans un état amoureux, mais non dans une relation amoureuse.
  • vous n’êtes pas en véritable relation avec votre conjoint.
  • c’est l’absence de réciprocité, de relation véritable qui est à la source de la souffrance.

Comment devient-on dépendant affectif?

   La dépendance affective prend racine dans l’enfance. L’enfant qui manque de reconnaissance, d’attention ou qui est aux prises avec un parent froid ou absent développera une soif de plaire à tout prix. Il sent qu’il n’existe que dans le regard de l’autre. D’autres facteurs expliquent également qu’une personne deviennent dépendante de ses partenaires : la peur de la solitude, un manque d’estime de soi, la peur de l’abandon et le complexe du sauveur (on veut régler les problèmes de l’autre et on néglige de se regarder soi). Si la dépendance est souffrante, il n’est pas non plus de tout repos d’être l’objet de l’affection d’un dépendant affectif. Maladroitement, de par son acharnement, son insistance, sa jalousie, le dépendant demande à son partenaire de combler une grande carence: «Je ne m’aime pas, aime-moi». C’est une lourde commande.

Comment se libérer de la dépendance affective?

   Comme pour n’importe quelle dépendance, il faut premièrement admettre qu’on a un problème. Il faut reconnaître les patterns qui caractérisent chacune de nos relations. Il faut surtout se rendre compte que la seule personne qu’on puisse changer, c’est nous. Tout cela demande un bon travail d’introspection et de réflexion. Vous réaliserez que pour avoir une relation satisfaisante, il vous faudra apprendre non pas à faire plus, mais à faire autrement. Il est fort probable que vous réalisiez que votre relation actuelle ne puisse se poursuivre sur ses bases actuelles et sur la dynamique de la dépendance affective. À moins que votre conjoint ait entrepris une démarche semblable à la vôtre, la relation survivra difficilement à votre prise en main.

Renouer avec soi-même

   Vous avez la chance de pouvoir renouer avec la personne la plus importante de votre vie : vous! Les dépendants affectifs se donnent entièrement à leur relation, s’isolent et négligent souvent leurs familles et amis. Ils délaissent leurs passions, leurs intérêts pour se dévouer à leur conjoint. Cette liberté retrouvée est une chance de rependre contact avec vos buts et aspirations profondes.

C’est également une opportunité d’élargir votre cercle d’amis, de renouer avec ceux que vous avez négligés. Peut-être que vous devrez vous forcer au début pour faire tout cela. Votre «sevrage» prendra beaucoup d’énergie et vous aurez peut-être peu d’intérêt sincère pour ces activités. Mais plongez quand même. Faites-le comme un acte de foi envers vous. Vous finirez à coup sûr par y prendre goût. Amitiés, passe-temps, sorties, loisirs feront en sorte que vous vous retrouverez. Votre estime de vous s’en portera mieux.(Source: www.canalvie.com)