Il fait beau en auto

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

Ça peut avoir l’air drôle, mais j’adore être dans une voiture. Ouai ça sonne vraiment «weird» je sais. J’aime pouvoir penser à un million de choses en regardant les arbres et les voitures passer en même temps. J’aime aussi pouvoir mettre mes écouteurs et écouter ma musique paisiblement.

Depuis un très jeune âge, j’ai toujours aimé les voitures, aussi loin que je m’en souvienne. C’est un des seuls endroits où je m’endormais quand j’étais toute petite. Souvent, pendant l’heure de ma sieste, mes parents me mettaient dans la voiture pour quelques minutes pour que je puisse m’endormir. Quelques années plus tard, ça marche encore!!

Mes moments préférés, c’est quand mon père et moi nous allions à Halifax et que l’on écoutait de la musique ensemble. Mon père me fai-sait découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux groupes de musique, ou tout simplement une chanson. Parfois, on jouait un jeu où l’un de nous devait faire jouer une chanson et l’autre devait deviner quel était le groupe de musique qui la jouait et quel était le titre. Mon jeu préféré, c’est quand mon père mettait la radio sur la station de musique classique et que l’on devait expliquer ce que l’on imaginait avec ces sons. Par exemple, il pensait à des petits bonhommes qui courraient quand il entendait une chanson de Beethoven. C’était pas mal drôle!

Quand je suis avec mes amies dans la voiture, c’est une histoire complètement différente. Nous écoutons les chansons qui jouent à la radio et nous chantons à tue tête. Imaginez une bande d’adolescentes qui chantent avec des voix semblables à celle d’un canard. C’est très sérieux!

Avec ma meilleure amie, nous allons parfois prendre des tournées en voiture et on sort notre tête par la fenêtre. On ressemble à des chiens, mais c’est super drôle.

Tout le monde a ses endroits où il se sent le plus confortable. Moi c’est les voitures, même si c’est pas mal bizarre.

Que faire si vos dépenses sont supérieures à votre revenu

Si vos dépenses sont constamment supérieures à votre revenu, vous accumulerez rapidement des dettes. Pour éviter de vous endetter, vous devrez accroître votre revenu ou réduire vos dépenses.

Cinq questions à vous poser :

  1. Mangez-vous souvent au restaurant? Pourriez-vous préparer davantage de repas à la maison?
  2. Achetez-vous chaque jour votre café en vous rendant au travail? Pourriez-vous apporter votre café de la maison?
  3. Avez-vous un compte de téléphone cellulaire élevé? Pourriez-vous obtenir un forfait moins coûteux? Ou encore, pourriez-vous annu-ler votre abonnement de téléphone à la maison et n’utiliser que votre téléphone cellulaire?
  4. Pourriez-vous réduire vos frais de télévision par câble ou par satellite?
  5. Dépensez-vous beaucoup en essence? Pourriez-vous prendre votre voiture moins souvent?

Neuf façons de réduire vos dépenses :

Vous pouvez apporter de petits changements pour réaliser d’importantes économies. Par exemple, si vous achetez un café de moins par jour, vous pouvez ainsi épargner environ 20$ par semaine, ce qui représente plus de 1000$ par année. Voici d’autres idées :

  1. Faites-le vous-même – Cessez de payer d’autres personnes pour faire des choses que vous pouvez faire vous-même. Par exemple, lavez vos chemises vous-même au lieu de les apporter au nettoyeur.
  2. Mangez moins souvent au restaurant – Préparez plus de repas à la maison. Apportez des restants de la maison au travail pour le dîner.

3 Achetez de façon réfléchie – Préparez une liste d’achat pour éviter d’acheter des choses dont vous n’avez pas vraiment besoin. Consultez les circulaires de la semaine pour connaître les aubaines à l’épicerie et les rabais sur les articles coûteux et les services. Faites des achats dans les boutiques d’articles usagés, ou en ligne sur des sites comme eBay, LesPAC, Craigslist ou Kijiji.

  1. Réduisez vos dépenses d’énergie – Réduisez vos dépenses de chauffage et de climatisation à la maison. Par exemple, éteignez les lumières lorsque vous ne les utilisez pas. Réduisez le chauffage ou la climatisation lorsque vous n’êtes pas à la maison ou que vous dormez.
  2. Prenez moins souvent votre voiture – Marchez plus souvent pour ainsi réduire vos dépenses en essence. Déplacez-vous à vélo ou utilisez le transport en commun si cela revient moins cher que prendre la voiture.
  3. Envisagez de vous débarrasser de votre voiture – Vous pouvez épargner de l’argent en prenant le taxi ou en louant des voitures. Faites le calcul pour déterminer si cette situa-tion vous convient.
  4. Faites des choix moins coûteux – Louez des films au lieu d’aller au cinéma. Choisissez pour vos vacances une destination plus proche de chez vous. Réduisez vos frais de téléphone cellulaire en optant pour un forfait moins coûteux ou en parlant moins.
  5. Payez comptant – Il pourrait vous sembler plus facile d’opter pour des modalités qui vous permettent d’effectuer de petits paiements mensuels. Par contre, si des intérêts sont ajoutés à ces paiements, ils finiront par vous coûter plus cher.
  6. Faites des emprunts réfléchis – Les emprunts sur carte de crédit vous coûteront cher en intérêt. Essayez plutôt d’obtenir un prêt moins coûteux, dont les versements mensuels sont moins élevés. (Source : www.getsmarteraboutmoney.ca)

D’la Pantry à la Belle Delphine

 

Voici t’une bounne recette à voulouaire amener à t’un «Pot Luck» :

Casserole à la patate

pis aux champignons

– 4 tchuillèrées à table de beurre ou «d’margarine»…

– 1/4 cuppée de «red pepper», finement haché…

– 2 tchuillèrées à table d’ognon, finement haché…

– 2 z’oeufs…

– 2 cuppées de champignons frais, tranchés…

– 2 cuppées de bouillon d’poulet…

– 2 tchuillèrées à table de farine…

– sel pis poivre au goût…

– 5 cuppées de patates, finement tranchées…

– 2 pis 1/2 cuppées de fromage Suisse, râpé…

– 1/4 cuppée de chapelure ou «d’bread crumbs»…

Dans z’une grande poêle, faire fondre 2 tchuillèrées à table de beurre ou la «margarine»… Pis là-là, faire sauté lés champignons, l’ognon pis «l’red pepper»… Ouaye! Jusqu’à ce qu’ça soit tendre… Ensuite dans z’un bol, avec l’aïde d’un «whisk» : battre ensemble lés z’oeufs, le bouillon d’poulet, la farine pis le sel pis l’poivre au goût… Vider cte mélange-citte par-dessus le mélange de champignons tchuits… Là, graisser le dedans d’un plât à casserole de 2 litres avec le restant du beurre ou «d’margarine». «So far, so good»! «Okay»! Asteur, répandre lés tranches fines de patates avec 1/2 cuppée du fromage Suisse par-dessus, dans le plât déjà préparé… Après c’là, répandre le mélange de champignons par-dessus lés patates. Là, saupoudrer le fait avec le restant du fromage pis avec la chapelure. Tchuire à 300° F pour environs 2 z’heures de temps ou jusqu’à ce qu’lés patates soyons tchuites…

 

Delphine B.B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Cossé qu’a radote Delphine…

 

Cé à la pratique habituelle de la chorale d’église, du lundi souaire, (ouaye) que l’arrogante Joséphine à Olivier Boquitte pis l’effarée face de Gertrude à “Fried Fish” étions z’en compétition, entre z’eux deusses, à saouaire tchissé qu’allait être sélectiounner à chansounner solo l’Hymne d’Hounneur de la Sainte Communion?!?

Hounnêtement, pendant la répétition; si qu’Gertrude n’arait pas éternué pis ni craché en même temps son dentier, hôrs d’la goule, en faisant éclater lés hautes notes de musique. De moi-même, cé y’elle que j’arais préféré… Mais je n’ai pas y’eu le choix que de respecter l’opinion dés deux autres juges invitées ((ouaye) la fameuse soprano, Bertha à Joël Saucisse du Vieux Chemin d’Ohio; pis l’étonnante joueuse d’orgue, Clairine à “Josh” Crapaud du Trois Ruisseaux) qu’étions crampées d’rire en larmes. “Now”, si seulement qu’Joséphine (“my-my-my”) n’arait pas tiré sa langue à Gertrude, en signe de moquerie ou de sarcasme, quand qu’son nom fut annoncé coumme étant l’élue ou la Victorieuse!

Bouillant de fureur, Gertrude a crampougné son lutrin de musique en métal nouaire; puis la v’là, qu’à s’a mise à le manier dans lés airs, coumme t’une épée du Moyen Âge. <<A-YA! “ON GUARD”>>, fut son crie de djerre. La seule chouse que Joséphine avait en main pour se défendre: elle roula son grous livre de chants sacrés, qu’elle transforma en son arme de choix… Ya! “There was no way”, qu’à l’allait laisser s’faire intimider par sa adversaire! Qué icitte que le combat débuta…

“Now”, demandez-moi pas coumment que Joséphine a réussi à désarmer Gertrude à “Fried Fish” de son lutrin? Mais, cé ça qu’arrivé… “In One-Two-Three-No-Time”! La victorieuse pris avantage de la situation, avec son manuscrit de cantiques religieux – – en fiâlant l’opposante, (PIC-à-PAC) en arriére d’la cagouette! “At least”, y’avait pas d’sang pis ni d’sueur qui “flyait”… Quand que Gertrude, croyant “for sure” d’être capable d’arracher ou “d’yanké off” t’une touffe de jueux de l’ennemi?!? “Hmmm”, “who knew” que Joséphine portait t’une perruque? Qué icitte qu’un grous “HUSH” fut écho en travers de l’église, parvenant d’la bouche dés plusieurs témoins t’à la bataille.

Ej “feel bad” pour mon cousin Hen-Henri à P’tit Boute, le Bedeau d’Église, le joueux d’guitare de notre chorale de parouaisse, qu’asseyé “d’referee-yé” à lés séparer. Mais qu’a “sadly endé up” d’attraper férocement pis de façon inattendu t’un “black eye” du coup d’poing à Joséphine, dans l’œil droite; pis d’la fessée d’coude à Gertrude, dans l’œil gauche.

“Anyway”, histouaire courte! V’nez écouter dimanche prochain, la voix angélique à notre chère Joséphine… Pis (Ein) si qu’Hen-Henri porte dés lunettes à soleil. Ha-Ha-Ha! “Now you know the rest of rest of the story!”

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Lés aventures d’la belle Delphine pis du Bedeau

 

Hen-Henri à P'tit Boute

Hen-Henri à P’tit Boute

 

Cher M. Hen-Henri à P’tit Boute :

À te lire, dans la gazette du Moniteur Acadien… Coumme étant Bedeau d’Église de ta parouaisse; mêshoummes, tu sounnes coumme si qu’t’étais t’un houmme pas mal talentueux pis remarquable. Coumme ma mére arait pour son dire à te décrire: un vrai de vrai “Jack of All Trades!” Avec dés nerfs solides, à endurer lés commandes de sergents de ton “boss”, le tchûré! Y faut j’te dise, que j’aime ton sens d’humour unique; surtout d’la maniére qu’tu t’entreprends à fixer cossé qu’a besin d’être pris soin (“right now”), soit dans l’intérieur de la Maison Sainte à Djeu l’Pére ou de d’sus la “property” même du Vieux Couvent dés Sœurs!

T’écris! Tu sculptes!| Tu fais d’la peinture! T’as mis ta vie à risque, à être t’un “Bingo Cal-                                                           ler”! T’un diplomé d’un “GED”! T’é “l’owner” d’un chien fidèle pis intelligent, par le nom de “Cracker Jack”! Tu “strum” d’la guitare; pis tu “squeeze” à pitounner ton accordéon! T’un médium, capable de ouaire pis dialoguer avec dés fantômes! Tu t’occupes d’un Cimetchére! En plusse: t’un bon samaritain, généreux avec ton temps! De cossé qu’j’entendu itout de tchequ’un qui te counne coumme y faut pis qu’habite dans le même village que toi: <<Ya! Cte Hen-Henri à Ptit Boute, là! Parle d’être t’un Bon Vivant! En plusse, y’a la réputation d’être t’un excellent mari à sa chère “Betty” d’la “Happy Valley” pis pére de famille! Ouaye! Avec t’un “pedigree” d’la pareille sorte; tchequ’un de sa communauté devrait le nominer, afin qu’y puisse se faire mériter t’un prestigieux “award” – – en recounnaissance de sés plusieurs contributions de services communautaires!>>

Parce que j’sus “nosey” de nature, ej serais grandement curieuse à saouaire ta biographie de ta “sweet” enfance??? J’une “bet” avec ma “friend”, Clara! Ouaye, que t’é l’frére à t’une noummée la P’tite TâTâ, qu’habite dans l’boute de Cocagne? Si j’gâgne, elle s’ra dans l’obligeance de me payer la traite avec t’un bon “Fried Clam Plate Dinner”; au restaurant de mon choix, dans l’boute de Cap-Pelé!

Amicalement!

Georgina à “Ben Pickles” LeBlanc

Shemogue, NB

 

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Allo-là, Georgina :

Soit sartaine de “t’orderé” d’la “extra tartar sauce”, avec ta commande de “fried clams”. “Yes sirree”, la P’tite TâTâ (ou Anita, l’avant darniére ou la 4 ième enfant gênée d’la famille), y’elle qui “own” t’une “business” à embouteiller dés palourdes. “Yup”! Cé bin y’elle, ma sœur. “Hey”, j’ai honte à l’admettre; mais “darn”, que ça fait z’une longue escousse que nous nous sommes pas parlés…

Georgina, ta lettre m’a baillé l’ennuie! So, “guess” ouaire tchissé que j’vais câller à souaire, pour l’inviter à v’nir souper à mon prochain “barbecue”??? Ou à moins si qu’cé “okay” avec toi, d’nous inviter à vous rejoindre t’au restaurant – – ouaye, moi pis ma p’tite sœur adorable, afin d’allêr t’aïder à s’bourrer la face dans ta grande assiettée festive de “fried clams”?

Ouaye! Sans trop m’braguer, cé vrai qu’j’en fais beaucoup; pis j’sus “proud” de més accomplissements d’vie. J’t’invite à continuer venir me lire à chaque semaine! Merci, pour lés beaux compliments! À la prochaine!

 

Hen-Henri à P’tit Boute

Bedeau d’Église

La jeunesse dans les yeux

Txen Brun

Txen Brun

La capitale du homard

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

Shédiac, c’est une belle petite ville. La plupart des gens vont dire qu’il n’y a rien à faire, mais je ne pense pas que ce soit vrai. Il y a toutes sortes de petites cachettes à visiter à Shédiac. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas autant de touristes pendant l’été! Shédiac, c’est une ville calme et amusante, surtout pendant la saison d’été. Il y a tout pleins d’endroits pour faire du camping, il y a aussi le Festival du homard, le marché à tous les dimanches, la belle plage Parlee et plusieurs autres choses à visiter. Et là je vous parle seulement de l’été en plus. Pendant les autres saisons, il y a aussi bien d’autres choses amusantes à faire.

Ce ne sont pas seulement les attractions touristiques qui font de Shédiac une merveilleuse ville pleine de vie. Les gens qui habitent à Shédiac sont tous très amicaux et, puisque c’est une petite ville, tout le monde se connait! Je trouve ça fantastique d’avoir une petite communauté comme ça.

C’est drôle de penser que Shédiac est la capitale mondiale du homard. Habituellement, le homard est vu comme un mets très «fancy» dans plusieurs pays. Ici, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas. Les gens en mangent à la folie! Nous sommes pas mal chanceux d’avoir cette nourriture si près de nous. Personnellement, je ne mange aucun homard, à cause de mes allergies, mais de ce que j’entends, c’est terriblement bon!

Soyez fiers de vivre à Shédiac, car c’est une ville qui n’est pas comme les autres. Oui, ce n’est pas une grande ville spectaculaire comme New York, ou Toronto, ou encore Los Angeles, mais c’est ce qui fait qu’elle est unique. C’est une ville chaleureuse et accueillante. Donnez plein d’amour à notre petite capitale du homard et soyez-en fiers!

Cossé qu’a radote Delphine…

D’la “vault» de més plusieurs chroniques comiques, en voici y’une que j’avais composé pis faite imprimée par exprès pour la Fête dés Péres en 2008…

Ct’ânnée ‘citte, j’va point m’chavirer pis ni m’arracher lés jueux sus l’fait d’la tête pour m’intchèter pour cossé âcheter pour la gobbine de Fête dés Péres – – Ouaye! Surtout pour mon pére, le badgeuleux d’beau-pére pis ainsi pour mon houmme foiroux d’Ozime! “Actually’’, j’serai plusse “nice’’ que c’là! “Let me tell you’’, ça s’ra point z’une “tacky necktie’’ que j’leux dounnerai… Ça j’peux vous l’garantir! Pis ni qu’ça s’ra z’un “twelve pack’’ de biéres! “No, sirree’’! “My goodness’’, point d’hardes non plus! Ma main sus la Bible, ni d’outils ou “d’fancy gadget’’ qui vendons l’djâble z’au “Crapy Tire Store’’! Hounnêtement, ça s’ra bin plus simple que c’là! Ça “j’plan’’ d’leu’ bailler chacun s’ra tcheques “cold pack’’ de houmârds… Pis “Jeezô-Cripe’’ – – si qu’y’aimons pas c’là, bin j’garderai l’houmârd pour moi-même pis j’me ferai – – Mmmmm – – dés bons p’tits “lobster rolls’’, emborvés d’mayounnaise.

“Mind you’’, j’allons faire d’quoi spécial pour mon pére… J’allons l’amener, lui pis Mâme, dîner à son “favourite’’ restaurant, qué Chez Fred’s, à Cap-Pelé. Sa traite s’ra de se déguster la face dans z’un belle grousse assiettée “d’Fish ‘n Chips’’; pis de s’arrondir la beude coumme y faut à la fin du repas, avec un mozus de bon morceau “d’coconut pie’’ en même temps qui “hatch down’’ une bounne gorgée d’café nouaire. Pis ma mére dans t’ute socitte, bin y’elle, sa “job’’ s’ra de l’badgeuler pour qu’y’arrête de manger trop vite (de prendre le temps d’souffler entre chaque bouchée); pis âââh p’tit Djeu Seigneur, d’le “remindé’’ de surveiller sa haute pression – – pis Blah! Blah! Blah! Blah! Blah! Ouaye! Qu’à la place d’aouaire choisi du “fried food’’, y’arait ‘té mieux d’choisir une bounne soupe aux légumes. “Yak-Yak-Yak’’! Pis mon pére, lui qui mange point coumme z’un lapin, y’a autchunes maniéres qui s’ordera z’une salade. Mon pére m’a dis z’en “jokons’’ sus la “phone’’ qu’un beau cadeau d’la Fête dés Péres s’rait de “duct tapé’’ la goule à ma mére… Ha! Ha! Ha! Pour une fois, qu’y’aimerait c’là d’être capable de manger en paix pis tranquille ! J’ai répondu à mon pére d’ne jamais répéter cossé qui v’nait juste de m’dire à Mâme; “or else’’, la counnaissant coumme y faut, à s’gênera à voulouaire d’l’étripper ou de l’fiâler à coups d’rouleau à pâte ou avec “d’whatever’’ qu’à l’ara “d’handy’’ sous la main !

Pis là, après l’heure du souper, j’allons descendre dans la belle Vallée d’Memramcook pour visiter l’beau-pére… Y m’a d’mandé qu’j’amène ma “guitar’’ pis qu’j’y chante sa “all time favourite’’ chanson, qu’a été pour moi l’une de més plus grousses “Mega Hits’’, à Waltham : <<J’ma “own’’ pas Mahone Bay>> (pis qui s’miounne “by the way’’ sus la “ever popular’’ air de <<Heartbreak Hotel>> coumme à la Elvis Presley)… Pis lés paroles d’la chanson vont coumme socitte :

Moi, j’ai ma own’’ p’tite maison!

Moi, j’ai ma own’’ p’tite car’’!

Moi, j’ai ma own’’ ‘tite swimming pool’’ – -

Bin, j’ma own’’ pas Mahone Bay!

Ooooh, Baby-Baby-Baby! Ooooh, Baby-Baby-Baby!

Bin moi, j’ma own’’ pas Ma-a-ahone Bay!

Y faudra qu’j’la chante plus fôrt que d’habitude parce qu’le beau-pére s’en va aussi quasiment sourd qu’un vieux potte rouillée… Pis à 87 ans, si qu’y’encôre d’la “swing’’ de reste dans l’côrp, à tapper du pied dans l’fond d’la boîte à bois – – bin qu’le “goddash s’enjoy’’! Coumme qu’on diraient, << Laissons lés bons temps rouler…>> À mon opinion, qué t’une mozus de bounne maniére à voulouaire célébrer la Fête dés Péres!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

D’la Pantry à la Belle Delphine

Cte s’maine icitte, j’aimerais d’partager avec vous z’autres ma recette orientale favorite (2 portions), que voici :

Poulet Sukiyaki

– 1 tchuillèrée à table de “soy sauce”…

– 2 tchuillèrée à table de jus d’orange…

– 1 tchuillèrée à thé d’sucre…

– 1 pincée d’sel…

– 1 poitrine de poulet, désossé; pis coupé en languettes ou en lames de 2” X 1” X 1/2”…

– 2 tchuillèrée à thé d’huile…

– 1/2 cuppée de céleri, coupé en diagonale…

– 2 oignons, finement émincés…

– 3/4 cuppée de champignons frais, tranchés…

Cé “right” facile à préparer… Ouaye! Mélanger la “soy sauce”, le jus d’orange, sucre pis l’sel. Amener à ébullition pis laisser refroidir. Ensuite, faire fricasser lés lames de poulets dans d’huile chaude pour environ 1 minute. Après c’la, ajouter le céleri, l’oignon pis lés champignons – – tchuire pour environ 6 à 7 minutes… Sarvir sus du riz tchuit.

Delphine B.B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

S’Lon l’Bedeau

Hen-Henri à P'tit Boute

Hen-Henri à P’tit Boute

Malgré qu’y’avait t’une grande affiche d’avertissement, à l’entrée de l’église, ne pas s’asseoir dans lés bancs; car j’finissais d’lés “varnishé”… Quand qu’Jean Pirounne a rentré dans la maison sainte, pour s’allumer t’un lampion… “Hmm-Hmm”! Ayant oublié cossé qu’y’avait lu d’sus “l’sign”. Ya, mêshoummes! Après d’aouaire allumé la mèche; fait son signe de croix, en avant d’l’estâtue d’la Sainte Viarge – – y’a décidé bon d’âller voulouaire méditer tcheques priéres; pis là, d’âller se conforter le fond d’tchulotte de son large derriére contre le siége du banc d’en avant. Qu’ça l’a immédiatement scellé serré, coumme t’un insecte qui s’fait “trappé” dans du “sticky” ruban tue mouche.

L’houmme faisait pitché! Le plusse qu’y’asseyait de se soulever, avec l’aïde pis le support de sés deux mains; le plusse qui s’engluait lés doigts d’vernis! Quand qu’j’l’ai “spotté”, (ein) bon samaritain que j’sus; j’m’en ai été à sa rescousse. J’m’en souviens, là – – ouaye! J’l’ai saisi par le bras drouette; pis de toute ma force de Bedeau, j’l’ai “yanké out” du banc… Que le “rip” du matériel de son fond d’tchulotte a fait écho bruyant; rebondissant contre lés murs, à l’intérieur d’la Résidence Sainte à Djeu l’Pére! Qu’son “wallet” en a resté collé itout, dans l’siège du banc. Cé seulement avec la force d’une p’tite “crow bar”, que j’ai pu réussir à dégager l’item. Mais regrettablement, qu’a déchiré la surface de cuire, à youssé s’trouvait autrefois la tête engravée d’un joual – – qu’asteure n’avait pu d’museau!

J’y’ai offert de “l’drivé” che-z’eux, dans mon “truck”. Mais d’un ton enragé, y’a refusé… Y’a décidé, qu’y’allait s’en aller à pieds. Pis qu’y’allait itout “s’wrappé” le tout l’tour du bâs du côrps, avec l’énorme “garbage bag” orange (avec t’une face de citrouille de l’Hallowe’en, d’imprimée contre la surface du plastique) que j’y’avais baillé… Mais quand qu’y’a “rushé out” dehôrs, le vent s’a soulevé… Cé pas que j’veux me moquer… Mais j’m’ai crampé d’rire, quand qu’le “plastic” (ha-ha-ha) y y’a “flappé” pis “snappé” dans la brise… Pis qu’j’ai “mistaké” (hounnêtement) le tapage, coumme étant cti-là d’un gaz sifflant qui possiblement lui échappait… PRUTTE!

“Anyway”, cé avec patience que Jean Pirounne a été capable (ouaye) de se nettayer la peau; de s’frotter “off” au vif le vernis, avec l’aïde d’une vieille brousse à plancher de bin “soaké” dans d’la “turpentine”. “Hmmm”! Pis parce que le produit est considéré hautement inflammable. Avec la peur dans l’côrps, le pauvre esclâve refuse asteure d’âller s’allumer t’une cigarette, dehôrs sur sa véranda. “Just in case”, qu’une “spark” de son “lighter” causerait lés “fumes” du vernis à exploser; pis de soudainement le transformer en z’une grousse boule de flamme bleue!

Aussitôt que le vernis sera sec coumme y faut, dans le premier banc d’église. Faudra j’m’en alle le sâbler soigneusement à nouveau, avant d’voulouaire appliquer t’une couche protectrice à la surface. So, en attendant – – (ouaye) j’m’en vais à la Quincaillerie du Village; m’acheter dés brousses neuves; pis t’une grousse cannette de “turpentine”, dont “trust you me”; me counnaissant, j’en aurai besoin.

Hen-Henri à P’tit Boute

Bedeau d’Église

La jeunesse dans les yeux

Txen Brun

Txen Brun

Des «jokes» pas drôles

Txen Brun

txentchelabrun@yahoo.com

Dernièrement, j’ai remarqué à quel point les gens peuvent avoir un manque d’éducation. Ici, je ne parle pas nécessairement de ce qu’on apprend à l’école. Comme par exemple : trouver ce que donne 2+2, comment conjuguer des verbes, savoir la définition d’un certain mot, etc. Je parle plutôt des choses de tous les jours, de la vie en général.

Impossible de compter combien de fois j’ai entendu des gens dire des choses ignorantes à l’école. Ils ne diraient certainement pas des jokes plates sur l’Holocauste s’ils étaient plus éduqués à ce sujet. Ils ne diraient pas des choses ignorantes et blessantes envers les musulmans s’ils savaient comment ces mots peuvent affecter leur vie. Ils ne diraient pas non plus des blagues sur les féministes s’ils savaient réellement ce que cela veut dire. Ils ne diraient pas le «N word» s’ils savaient l’histoire qu’il y a en en arrière de ce mot. S’ils savaient aussi comment cela peut être difficile d’être handicapé, ils n’utiliseraient certainement pas des phrases comme «tu ressembles à un handicapé!».

Il y en a plusieurs qui vont alors penser «elle est trop sensible!! C’est impossible de dire des blagues sans offenser quelqu’un!». Et bien, le problème, ce n’est pas ceux qui sont offensés, c’est simplement «toi» qui est incapable de dire des blagues respectueuses envers le monde. Les gens ont absolument le droit de se sentir insultés par des paroles dirigées envers eux.

Avec plus d’éducation, il y aurait surement beaucoup moins de stéréotypes sur certains groupes de personnes. Les gens sauraient en conséquence que ces stéréotypes sont faux et il y aurait donc moins de préjugés. Malheureusement, même si avec le temps, les gens sont plus éduqués sur ces choses, il y aura toujours des personnes têtues qui ne voudront pas changer leurs idées et qui ne seront pas respectueuses. Pour les autres qui sont prêtes à changer, d’une manière positive bien sur, pensez parfois au poids de vos paroles, et pensez à l’impact que cela peut avoir dans la vie de quelqu’un.