Florine A. Cormier, passionnée par la peinture

Florine A. Cormier, à côté de sa toile.

GRAND-BARACHOIS – Florine A. Cormier, qui a exposé sa toile sur la déportation des Acadiens lors du dernier Bazar-à-choix, a utilisé une voile de bateau pour y peindre d’un côté la déportation des Acadiens et de l’autre le retour.

«Ça fait 50 ans que j’ai peint cette toile, a-t-elle confié. À l’époque, mon mari était pêcheur de homard et il y avait une toile sur le bateau. Il m’est venu l’idée de peindre l’odyssée des Acadiens. Je n’avais jamais été à Grand-Pré, mais en écoutant la chanson du même nom, je me suis imaginé à quoi ça pouvait ressembler. Par la suite à chaque été, la toile

était placée sur le bateau.»

«Suite à un épisode où nous avons failli perdre la vie en mer, mon mari a décidé de vendre son bateau. Je lui alors dit il n’est pas question que tu laisses la voile sur le bateau.  Après cela, chaque été, je la monte à l’extérieur devant la maison. Elle a continué à faire face aux mauvais temps comme si elle était encore sur un bateau.»

Florine A. Cormier, qui est âgée de 85 ans, est encore très active. Elle a une centaine de tableaux en montre à sa galerie nommée Galerie du Cap, au 634 allée Janice, à Bas-Cap-Pelé.

Plus du double de visiteurs au Bazar-à-choix

Gilles Léger, de Haute-Aboujagane, a présenté sa collection de véhicules miniatures fait en bois.

GRAND-BARACHOIS – Les nombreux visiteurs étaient au rendez-vous pour admirer le travail des artistes présents lors du Grand Bazar-à-choix, samedi dernier, à la Salle Grand-Barachois.

Il y a eu un va et viens continuel tout au long de la journée et le nombre de visiteurs a doublé à comparer de celui de l’an dernier.

Près d’une trentaine d’exposants étaient présents afin d’exposer leurs œuvres. De l’artisanat, peintures, bateaux et automobiles miniatures, coquillages, le tout agrémenté de musique et de nourritures. Tous les ingrédients pour passer une belle journée quoi!.

Les organisateurs désirent remercier tous ceux qui ont participé à l’organisation, les exposants, musiciens et les chevaliers de Colomb de Grand-Barachois, la Société culturelle Sud-Acadie et la Communauté rurale Beaubassin-Est. «Sans eux, il n’aurait pas été possible d’organiser cette activité, a mentionné l’une des organisatrices, Marlene Dugas. Les gens nous encouragent à revenir l’an prochain pour une troisième année. Le comité se réunira et prendra une décision, mais la possibilité que le Bazar-à-choix revienne est excellente.»

 

Editorial La Sagouine a 40 ans!

Jeannita Thériault

Bien qu’il soit juste de créditer une bonne partie du succès de la Sagouine, à notre romancière, Antonine Maillet, qui a créé ce personnage, la comédienne Viola Léger en a assuré sa survivance sur scène au fil des derniers 40 ans.

Certes, la grande comédienne qu’est Viola Léger a eu le talent de nous présenter ce personnage à la fois psychologue, réaliste et muni d’un sens de l’observation de la société au sein de laquelle nous vivons d’une façon humo-ristique, c’est vrai, mais aussi d’une façon convaincante, sensible et sympathique tout en nous offrant un examen de conscience théâtral sur nos propres préjugés concernant les moins nantis de notre société.

Récemment, Viola Léger se confiait à Anne Godin, animatrice à la radio de Radio-Canada-Acadie, qu’elle avait trouvé sa prestation théâtrale un peu «plus difficile cet été» sans donner de raisons spécifiques à l’appui de cette confidence.

C’est incroyable que cette grande comédienne ait pu soutenir le coup et les exigences de ces nombreuses présentations sur scène au fil des ans et d’une continuité aussi remarquable. Trop souvent, le public en demande davantage à nos artistes. «Pourvu qu’ils soient là pour nous divertir et nous offrir des moments de détente, de rires et de relaxation…»

Certains refusent même d’y voir une prise de conscience à travers les textes d’Antonine Maillet et, pourtant, l’interprétation théâtrale de Viola Léger de La Sagouine réussit à toucher et sensibiliser certains autres membres de son public. On pourrait penser que c’est très naturel et facile pour une comédienne de monter sur les planches à chaque spectacle.  Certes non, Viola Léger doit s’intérioriser et de se réserver un long moment de réflexion avant chacune de ses représentations sur scène.

Son répertoire théâtral a prouvé, au fil des ans, qu’elle a le calibre d’une grande comédienne, notamment dans Grace et Gloria; Harold et Maude avec Roy Dupuis; Évangéline Deusse avec Guy Provost, etc.

Viola a également trouvé le temps, au cours de sa carrière, de s’impliquer dans de nombreuses causes béné-voles, dont celle de La Maison de Nazareth de Moncton. Sa présence au Pays de la Sagouine a non seulement attiré des gens des alentours, mais également bon nombre de touristes de l’extérieur.

Ce que madame Viola Léger a offert à son public dans le rôle de La Sagouine durant ces derniers 40 ans est un travail de missionnaire culturelle incroyable en Acadie et bien au-delà de ses frontières. Merci Viola!

Jeannita Thériault

 

D’la Tchuisine du Village dés Roseaux d’après Delphine B.B. Bosse

Delphine B.B. Bosse Countré Star Extraordinaire

Cé la saison d’zucchinis à l’abondance; pis pour cte s’maine icitte j’vous partage la recette suivante :

Le pain au cacao pis au zucchini

 

– 1 cuppée d’huile végétale…

– 2 cuppées de sucre blanc…

– 3 oeufs…

– 2 cuppées de zucchini, râpé…

– 3 cuppées de farine…

– 1\2 tchuillèrée à thé «d’baking powder»…

– 1 tchuillèrée à thé «d’baking soda»…

– 1\2 tchuillèrée à thé d’sel…

– 1 tchuillèrée à thé d’cannelle…

– 1 tchuillèrée à thé de clou d’girofle…

– 1\4 tchuillèrée à thé «d’all spice»…

– 1\4 cuppée de cacao…

– 1\2 cuppée de noix hachées…

– 1 tchuillèrée à thé d’vanille…

 

Mélanger lés z’ingrédients dans l’ordre mentiounné. Vider le mélange dans 2 plâts z’à pain beurré pis légèrement fariné.  Tchuire pour 60 minutes à 350° F.

 

Delphine B.B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

S’lon l’Bedeau

Hen-Henri à P'tit Boute Bedeau d'Église

Ça s’ra bientôt l’retour «back» à la p’tite école, avec une pile de p’tites faces bazannées à voulouaire s’apprendre à lire pis à écrire… P’t’être même d’l’Arithmétique, à s’apprendre à compter sus l’boute dés doigts; pis si faut sus l’boute dés z’orteils, si qu’cé correcte avec la maîtresse à être capable de s’enlever lés broganes dés pieds dans la clâsse. Moi, j’étais capable de carchuler facilement jusqu’à douze dés pieds, par rappôrt de més six z’orteils par pattounne. Mais avec un trou dans mon bas avec la grousse orteil à l’air, ça me mêlait; pis j’étais yinc capable de compter jusqu’à onze! «Yes, sirree»! Ein! «Go figure that one out»!

Laissez-moi vous dire, c’était point moi le génie en clâsse à être smarte avec lés chiffres. Ni l’étudiant d’aouaire le plusse d’étouèles collantes sus son lapin en silhouette en papier de construction violet contre le «wall»!  «Mind you», si qu’y’avait y’eu un «award» pour cti-là en clâsse qu’avait besin d’porter son grous tchâs «d’bubble gum», d’la «Black Cat», sus l’boute du nez, à chaque jour – – j’arais sartainement gâgné Premier Prix! Pis p’t’être même un Deuxième Prix pour faire la Madame de Grade y’Un (Mlle Gauthier) s’arracher dés pleines pougnées d’racines de jueux du fait d’la tête; pis qu’esplique le pourquoi tcheques s’maines avant la fin d’l’ânnée, qu’à s’a mise à porter dés drôles de perruques en forme de «bee hive», avant son «burn out»! En plusse, qu’j’étais l’seul étudiant en clâsse qu’avait y’eu dés <<H>> partout en plume rouge épaisse dans son bulletin d’école – – ouaye, <<H>> pour «Ha-Ha-Ha-Hopeless!» Pis «Ha-Ha-For-Me», j’ai «back» été oubligé d’répéter mon Grade y’Un – – Pitché – –  l’ânnée d’âprès!

Malgré qu’j’n’étais p’t’être pas «bright» non plus en Joe-graphie; mais en sortons d’l’école à la fin d’la journée, j’savais tout d’même lés «smarts» assez à coumment m’rendre che-nous pour le souper! Aussi, tchissé saouaire qu’avait découverts le Canada? Bin ouayons, là! «Whoever» qu’avait écris lés livres d’Histouaires n’étions pas plusse rusé nu z’eux. Tout l’monde sait qu’c’étions lés Autochtones qu’étions icitte «first»! Faut respecter ça!!! Aussi, j’m’en souviens d’m’aouaire fais punir pour aouaire couleuré le feuillage de mon âbre avec plusieurs éclats d’autoumne avec més craies d’cire sur papier – – pour m’faire pâsser coumme un ignorant devant més camarades de clâsse, parce que l’feuillage d’un âbre – – «excuse me» – – doit être Vert! Qui m’prouve qu’la maîtresse n’avait jamais grimpé lés branches d’un âbre!!!

Dans mon temps itout, j’étions oubligé d’étudier la Catéchèse! Aaah! Qu’ça m’fascinait lés récits d’la Bible! J’aimais ça qu’Moïse avait pu diviser la mer en deux; que l’Arche de Noé avec deux bêtes de chaque, mais pas d’unicornes; pis qu’lés trois Rois Mages avions z’amené dés cadeaux au Bébé Jésus pis surtout d’l’encens qu’était pas pareil coumme d’la gomme de bois… Dans cte clâsse là, j’avais tout l’temps la main d’élevée par en l’air, avec milles et y’une questions??? Là-là! La Madame devait m’trouver tannant, parce qu’une journée à m’a laissé saouaire en pleine clâsse, d’un ton sec devant lés z’autres, que si j’arrêtais pas d’poser tant d’questions qu’j’allais perdre ma FOI. Dont j’ai interprété en courant d’peur che-nous en beuglons dés cries mortels à ma mére qu’la maîtresse m’avait dis que si qu’j’arrêtais pas d’poser dés questions qu’j’allais perdre mon FOIE! Qui m’avait assez énerré, qu’j’avais pas pu dormir cte souaire là!

J’m’ai tout l’temps d’mandé cossé qu’a «ever» parvenu – – ein – – d’Mlle Gauthier??? Si qu’t’encôre «around» pis qu’en lisons cte chronique icitte ça t’bailles dés «flash backs» à voulouaire crier coumme une affolée…  Ein! «By all means», Mlle Gauthier, ça t’feras yinc du bien! J’veux yinc te dire qu’t’as fais ton mieux possible effôrt pour asseyer d’m’éduquer; pis j’veux t’en r’marcier pareil!

 

Hen-Henri à P’tit Boute

Bedeau d’Église

Championnats du Pine Needles

De gauche à droite, Paul Guerrette, champion senior, Claire Roy, championne senior, Lucille Savoie, cham-pionne du Club et Craig Upsdell, champion du club.

HAUTE-ABOUJAGANE – Le championnat du club Pine Needles Golf and Country de Haute-Aboujagane s’est déroulé en fin de semaine dernière.

Dans la division féminine, Lucille Savoie s’est mérité la victoire avec un pointage de 161 (84+77). Dans la division 1, Doreen Vienneau, avec un net de 138, a remporté la première positon.

Dans la division 2, Nancy LeBlanc, avec un brut de 192, et Jackie Boudreau, avec un net de 147, ont remporté leur catégorie respective.

Claire Roy a pour sa part remporté le championnat au niveau senior en plus du  concours du plus près de drapeau pour les deux journées.

Du côté masculin, Craig Upsdell, avec un 145 (71 et 74), a remporté le championnat. Dans la première division brut, Bill Belliveau, avec un 146, a terminé premier dans le net. Mario Cormier a terminé avec un 137. Greg Doucette 2e brut (152), Jesse Leblanc 2e net 142, Louis Boudreau 3e brut 154 et Jeremy Jacob 3e net 142.

Dans la deuxième division, Paul Guerette a terminé premier dans le brut            avec 155 en plus de remporter le championnat senior, André Léger 1er net (136), Joe Kristoff 2e brut (164), Andre LeBlanc 2e net (139). Régis LeBlanc 3e brut(166), Omer Léger 3e net(142).

Dans la 3e Division, Ross Clements a terminé premier avec un brut de 169, Gaëtan LeBlanc a terminé premier dans le net avec un 140, Darrell McDuff 2e brut(171), Leonard Léger 2e net (146), Norbert Léger 3e brut (176),  Éloi Arsenault 3e net(146). Eddie Doiron et Ross Clements ont remporté le concours plus près du drapeau durant les deux jours.

Près de 600 motos au Rally de Shédiac

Quelques motos sur la rue Main de Shédiac.

Près de 600 motos ont circulé dans les rues de Shédiac durant le Rally Moto, écourté d’une journée, en raison de l’ouragan Irène. La très populaire parade de moto a malheureusement fait partie des annulations. Les activités sur la rue Main ont été fort appréciées. Tout a été bien organisé, selon certains participants qui prévoient revenir l’an prochain. Dans la photo, des motocyclistes ont fièrement exposé leur monture sur la rue Main, vendredi soir dernier.

Manifestation contre les suppressions de postes au Centre des Pensions

Plusieurs manifestants s’en sont opposés publiquement, la semaine dernière.

SHÉDIAC (G. H.) – Les 150 employés du secteur public, des représentants syndicaux et des citoyens inquiets ont manifesté contre les suppressions de postes au Centre des pensions à Shédiac, la semaine dernière.

Les fonctionnaires fédéraux au Nouveau-Brunswick ont reçu bien des mauvaises nouvelles dernièrement. En juillet, 13 employés de Service Canada à Bathurst et sept autres à Miramichi ont appris que leur contrat ne serait pas renouvelé. Ce mois-ci, 150 personnes embauchées à contrat au Centre des pensions à Shédiac ont reçu la même nouvelle. Bon nombre de ces membres de l’AFPC espéraient que leur poste devienne permanent.

«Les conservateurs de Harper forcent les travailleuses et travailleurs canadiens à faire les frais d’une crise économique et d’un déficit qu’ils n’ont pas créé», souligne Jeannie Baldwin, vice présidente exécutive régionale de l’Alliance de la Fonction publique du Canada en Atlantique.

Le rassemblement s’inscrit dans la campagne nationale de mobilisation de l’AFPC, dont l’objectif est d’amener la population à dénoncer sur toutes les tribunes les coupures généralisées dans les programmes et les changements dans la prestation des services.

Larry Rousseau, vice président exécutif de la région de la capitale nationale de l’AFPC ainsi que le député fédéral, Dominic LeBlanc ont pris la parole. De plus, Michel Boudreau, président de la Fédération des Travailleurs et Travailleuses du N.-B., le maire de Shédiac, Raymond Cormier, et quelques membres du conseil municipal étaient présents.

Pour Dominic LeBlanc, député de Beauséjour, «les coupures que fait le gouvernement Harper sont inacceptables». «On veut économiser 4 milliards sur le dos de la fonction publique quand ils dépensent 35 milliards pour l’achat d’avions de combat», a-t-il déploré.

Victor Boudreau, député de Shédiac/Cap-Pelé, ne pouvait être présent, mais a quand même envoyé un message aux employés.

«La perte de 150 emplois dans une communauté de la grosseur de Shédiac avec une population de 6000 personnes est équivalent à la perte de  20 000 emplois à Ottawa, dont la population dépasse les

800 000. Ces emplois du gouvernement fédéral pèsent lourdement sur le bien-être de l’économie de notre région et nous devons informer le gouvernement Harper que nous n’allons pas rester à ne rien faire et les regarder disparaitre».

L’Acadie sera la délégation à l’honneur au Festival interceltique de Lorient 2012

SHÉDIAC – L’Acadie sera le «pays» à l’honneur lors de l’édition 2012 du Festival interceltique de Lorient qui aura lieu du 3 au 12 août 2012.

L’annonce a été faite en conférence de presse récemment à Lorient par le président du Festival, Noël Couëdel, le directeur Lisardo Lombardia et le ministre néobrunswickois Claude Williams.

Parlant au nom du gouvernement du Nouveau-Brunswick, Claude Williams a tenu à remercier les organisateurs du Festival.

«L’Acadie est extrêmement honorée d’avoir le privilège d’être mise en vedette lors du prochain Festival interceltique de Lorient. Nous tenons à remercier très sincèrement les représentants et la direction du Festival pour nous faire ce grand honneur. Nous pouvons presque parler d’une véritable histoire d’amour entre l’Acadie et la Bretagne dont le coup de foudre remonte à 2004 alors que nous étions présents à Lorient pour une première fois.»

Comme l’a expliqué M. Williams, l’année 2004, année à laquelle l’Acadie avait été mise à l’honneur une première fois, a été très importante.

«2004, c’était l’année du 400e de la fondation de l’Acadie. À ce moment, nous avions le cœur à la fête et nous tenions à le partager. C’est ce que Lorient nous a permis de faire de si belle façon. Avec les années, Bretons et Acadiens ont appris à mieux se connaître et nous avons constaté que nous avons beaucoup d’affinités. Ce qui est certain, c’est que nous avons toujours été accueillis de façon extraordinaire. Tous les représentants de l’Acadie qui sont passés par Lorient s’entendent sur ce point. Ils ont tous et toutes été marqués par l’accueil reçu en Bretagne.»

Retrouvailles des diplômés de l’École normale de 1960-61

GRANDE-DIGUE (G.H.) – Le 21 septembre prochain, une rencontre de retrouvailles des étudiants francophones de 1960-61 de l’École Normale aura lieu à Notre Centre de Grande-Digue.

Le comité organisateur, sous la présidence de Bernadette Bérubé, a organisé de nombreuses activités pour la journée. Le tout se termi-nera avec une soirée dansante.

Le trésorier, Normand Bourque, responsable des inscriptions, indique dans son rapport qu’il a reçu 52 confirmations jusqu’à présent.

«Nous avions quatre classes pour un total de 102 étudiants, indique Mme Bérubé. La majorité d’entre eux sont demeurés au Nouveau-Brunswick. Les autres demeurent maintenant au Québec, en Ontario, une à Vancouver et une autre au Texas. Nous avons très hâte de les revoir.»