Antony Colas a établit des records de surf sur la Petitcodiac

Antony Colas (Photo : Normand A. Léger)

(N.A.L.) –Le Français Antony Colas a connu une semaine de surf remarquable sur le mascaret de la rivière Petitcodiac, fracassant des records de rivière et personnels de distance et de temps.

À Dieppe pour présenter son bouquin «Mascaret, prodige de la marée» au Salon du livre, il a su attirer l’attention de ses exploits sur la rivière chocolat, pendant sept journées consécutives.

«L’expérience sur le mascaret a été favorable, a dit le surfeur international. J’ai pu aller dans la rivière sept jours d’affilés. J’ai connu deux jours extraordinaires, capable de suivre les marées une heure et une heure 13 minutes. C’est un record personnel.»

Colas a couvert une distance de 11 km en solo entre Memramcook (Dover) et le coude de Dieppe, le meilleur rendement en solo sur la Petitcodiac. Son record personnel était de 45 minutes. Il a ensuite réussi un 16 km en solo entre Memramcook (Dover) et le pont-chaussée à Riverview. C’est le meilleur rendement solo de tous les temps sur la Petitcodiac. Il est le premier à franchir le coude de Dieppe et continuer sur la même vague jusqu’à Riverview et l’un des rares à franchir le passage difficile, et très dangereux, du pont Gunningsville, à Riverview.

«La rivière étant peu profonde, on peut facilement rattraper la vague, a ajouté le sympathique et intéressant Colas. C’était parfois la cavalcade de suivre la marée, je me trouvais devant, derrière, je débarquais, rembarquais, un peu une course à l’échalote. C’était lent et épuisant comme un marathon de la vague.»

Le Français avait navigué le mascaret en 2013 avec les surfeurs californiens. Il a noté des modifications à la rivière depuis les cinq dernières années. «C’était intéressant de voir les modifications à la rivière. J’étudie les mascarets depuis 20 ans et je suis étonné par leur puissance. Je vais poursuivre ma série d’études. J’ai voulu trouver de nouvelles sections du mascaret et des nouveaux endroits d’y pénétrer. J’ai eu un tout petit aperçu de la rivière. Le plus compliqué a été la météo, la pluie et les vents. Les mascarets ont été plus timides, mais pleins d’énergie. Je voulais aussi prendre des photos des belles feuilles en couleurs d’automne de vos forêts, ces feux d’artifice des arbres. Malheureusement, la lumière n’était pas idéale pour la photo. Il faudra que je revienne pour trouver ces couleurs.»

L’auteur avait écrit un premier bouquin en 2014 sur les mascarets. C’était un livre plus technique et universitaire. Il a voulu en rédiger un deuxième avec photos et légendes et plus populaire. Il le vend à bon prix de 20$ canadien, un prix abordable. «Le livre est concurrencé par les écrans, cependant, on apprend davantage en lisant qu’en regardant, a-t-il lancé. Je veux permettre au plus grand nombre de personnes, et surtout à des jeunes d’acheter le livre. C’est ma deuxième visite en Acadie, un mélange de territoire francophone et une source d’étonnement perpétuel. Au delà des forêts, il y a le contact avec les Acadiens, votre façon de parler, vos expressions et votre vocabulaire que nous avons oubliés. J’aime les échanges avec les Acadiens et c’est la vraie raison du voyage.»

Colas a aussi visité l’école Le Mascaret de Moncton pour rencontrer les élèves avec son livre et ses récits du mascaret.

 

 

Exprimez vous!

*