La Chambre de commerce Cap-Pelé-Beaubassin-est reconnait des entrepreneurs et des bénévoles

Les récipiendaires des différents prix présentés lors de la Soirée de reconnaissance de la Chambre de commerce de Cap-Pelé-Beaubassin-est tenue le 18 octobre dernier au Centre de Saint-André-LeBlanc.  De gauche à droite : Josée Doiron, présentation spéciale; Archille LeBlanc, Prix-personne pionnière; Euloge Richard et Kristal LeBlanc, tous deux récipiendaires du Prix du président; Lise Cormier, récipiendaire du Prix CBDC, femme entrepreneure de l’année 2018; Phabien Doiron, de PHD Eco-Air, qui a reçu le Prix Charles-Yvon-Landry, entrepreneur masculin de l’année 2018 et Albert E. LeBlanc, président de la Chambre de commerce Cap-Pelé-Beaubassin-est. (Photo : Gilles Haché)

Gilles Haché

Plus de 240 personnes étaient présentes à la Soirée de reconnaissance de la Chambre de commerce Cap-Pelé-Beaubassin-est, organisée pour reconnaitre des entrepreneurs et bénévoles de la région,  le 18 octobre dernier, au Centre de Saint-André-LeBlanc.

Le Prix de la personne pionnière de l’année a été remis à Archille LeBlanc homme d’affaires fondateur de A. LeBlanc Paving, de Haute-Aboujagane, et impliqué dans sa communauté.

Le Prix du président 2018 féminin a été attribué à  Kristal LeBlanc, directrice générale du Centre de ressources et de crises fami-    liales Beauséjour, en raison de son énorme contribution à la communauté.  Le Prix du président masculin a été décerné à Euloge Richard pour ces nombreuses années de services à la communauté.

Le Prix CBDC pour l’entrepreneure féminine CBDC de l’année a été remis à Lise Cormier, propriétaire de la  Garderie aux pays des merveilles.

Le Prix Charles-Yvon-Landry pour l’entrepreneur masculin de l’année fut remis à Phabien Doiron, propriétaire de PHD Eco-Air.

La Chambre de commerce a décerné deux bourses de 500$ chacune. Les récipiendaires sont Jérémie Vautour, et Nadia Belliveau de Cap-Pelé.

La Chambre de commerce Cap-Pelé-Beaubassin-est compte 186 membres et offre différents moyens d’économie pour les entreprises.

 

De nouveaux locaux pour le magasin du Vestiaire St-Joseph de Shédiac

Suite à l’ouverture du nouveau magasin d’Alcool NB, le Vestiaire Saint-Joseph a fait l’acquisition de l’ancien édifice pour y déménager son magasin dans un endroit plus grand.  Récemment, on a procédé à l’ouverture officielle. Sur la photo, de gauche à droite, parmi les invités : Gilles Brine, conseiller Ville de Shédiac; Judy Cormier, trésorière et comptable bénévole du Vestiaire; Pat Sirois, ancienne présidente; Raymond Cormier, conseiller Ville de Shédiac; Sylvie Collette-Boudreau, conseillère Ville de Shédiac; Patricia Bourque-Chevarie, maire par intérim Ville de Shédiac; Carole Boudreau, directrice générale du Vestiaire Saint-Joseph; Clarence Brun, membre fondateur du Vestiaire; Judson Cassidy, président du CA du Vestiaire Saint-Joseph et Ron Cormier, président de la Chambre de commerce du Grand Shédiac en compagnie des nombreux employées et bénévoles. (Photo : Gilles Haché)

EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Quel message a voulu exprimer l’électorat du Nouveau-Brunswick?

            C’est plutôt inusité que notre province connaisse des résultats électoraux où aucune formation politique n’obtient un pouvoir majoritaire.

Le 24 septembre dernier, les progressistes-conservateurs ont réussi à faire élire 22 députés soit un de plus que les libéraux mais trois de moins qu’il en fallait pour former un gouvernement majoritaire. Du côté des libéraux qui pensaient remporter un deuxième mandat consécutif, ils ont dû se contenter d’une deuxième position avec 21 députés élus, soit quatre de moins qu’il en fallait pour gouverneur. L’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick et les Verts ont connu chacun trois victoires et les pauvres démocrates aucune.

Par contre, si on examine le pourcentage des votes obtenus par chaque parti, ce sont les libéraux qui ont eu la faveur populaire avec près de 37,8 pour cent d’appui tandis que les conservateurs n’ont obtenu que 31,9 pour cent. Quant à L’Alliance, les Verts et le Nouveau Parti démocratique, ils ont eu respectivement 12,6%, 11,9% et 5% de la faveur du peuple. Ni les bleus ni les rouges n’ont donc été appelés à diriger comme par le passé. Et la formule de la tradition britannique permet aux libéraux de se maintenir au pouvoir.

Le message des électrices et des électeurs est clair. Le peuple ne veut pas en ce moment de gouvernement majoritaire et l’a exprimé clairement. De nos jours, il y a de plus en plus de méfiance envers la classe politique et exige qu’il y ait plus d’étroite collaboration entre tous les députés peu importe leur allégeance politique. Il y a encore davantage. De la part du peuple, il faut interpréter que les élus écoutent davantage et mieux les préoccupations des contribuables.

Évidemment, n’étant pas du tout prophète, l’auteur de cet édito qui doit faire parvenir son opinion au Moniteur Acadien avant mardi, le jour même que l’on doit présenter à l’Assemblée législative le discours du trône, prévoit que les députés vont donner aux libéraux un vote de confiance pour qu’ils gouvernent la province au moins pour les deux prochaines années avec l’entente formelle qu’ils dirigent en tenant compte des éléments ici soulevés. Le vote n’aura lieu que le 2 novembre prochain.

Ces jours derniers, le chef des conservateurs a laissé clairement entendre que son parti voterait contre ce discours peu importe son contenu. Or, si ce discours représente fidèlement les préoccupations du peuple et celles des formations politiques et cela d’une manière équilibrée, monsieur Higgs et son parti se mettront à dos l’électorat car ils obligeront la sortie des libéraux et eux-mêmes pourraient connaitre le même sort, ce qui forcerait la tenue d’une nouvelle élection provinciale qui n’est nullement le message exprimé lors du 24 septembre dernier.

Alcide F. LeBlanc

Le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour annonce un don majeur de 100 000$ à la campagne Courage à l’appui du nouvel établissement de Shédiac

Robert K. Irving remet un chèque de 100 000$ à la campagne Courage, à l’appui du développement du nouveau Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour.  De gauche à droite :  Wayne McDonald, vice-président des relations d’entreprise, J.D. Irving, Limited; Chantal Thanh De Alba, directrice adjointe du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour; Robert K. Irving, co-pdg de J.D. Irving, Limited; David Hawkins, président du comité directeur de la campagne Courage.  (Photo : Gracieuseté)

Les gens du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour sont heureux d’annoncer un don majeur de 100 000$ versé par J.D. Irving, Limited dans le cadre de leur campagne Courage. Cette somme sera dirigée vers le nouvel établissement de Shédiac.

Le don de J.D. Irving, Limited servira à financer la nouvelle aile ultramoderne d’hébergement d’urgence de l’établissement, qui repose sur un modèle pilote d’appartements de deux chambres à coucher conçus pour accueillir les femmes et leurs enfants, qui bénéficieront ainsi d’un refuge immédiat et de services de counseling spécialisés pendant une période de 30 à 90 jours.

«Nous croyons en la mission du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour et dans ces nouvelles installations importantes, qui fourniront des services familiaux essentiels dans tout le Sud-est du Nouveau-Brunswick, et ce, dans les deux langues officielles. Novateur et exceptionnellement bien conçu, le nouvel établissement offrira un niveau inégalé de soins, de soutien et de counseling aux personnes et aux familles dans le besoin», a déclaré Robert K. Irving, le co-pdg de J.D. Irving, Limited.

«Les encouragements reçus de J.D. Irving, Limited et la générosité de l’entreprise depuis l’annonce de ce projet en décembre dernier nous réjouissent. Nous venons de soulever la première pelletée de terre sur le chantier, ce qui n’aurait pas été possible sans une telle générosité», a dit Chantal Thanh De Alba, la directrice adjointe du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour.

Ce nouveau centre polyvalent de 19 000 pieds carrés, qui devrait ouvrir ses portes au printemps 2019, sera le premier du genre au Nouveau-Brunswick.

Une politique familiale pour Dieppe

La Ville de Dieppe invite ses résidents à participer à une consultation en ligne afin de partager leurs opinions et idées quant à l’élaboration d’une toute première politique familiale pour la municipalité.

Depuis mars dernier, un comité de travail s’est penché sur l’élaboration d’une politique familiale pour la Ville de Dieppe, et ce, en accord avec son objectif de devenir un modèle d’une communauté en santé et axée vers le mieux-être. Le comité, composé de résidents et d’employés municipaux, souhaite maintenant obtenir votre opinion sur ce que Dieppe pourrait faire pour améliorer la qualité de vie de ses familles.

Les résidents ont jusqu’au vendredi 9 novembre pour remplir le sondage. À la toute fin, les répondants pourront inscrire leur courriel afin de participer au tirage au sort d’un laissez-passer familial annuel au Centre aquatique  et sportif de Dieppe d’une valeur de 860$ (taxes incluses).

Pour répondre au sondage ou consulter les règlements du concours, il suffit de se rendre au dieppe.ca et cliquer sur l’image «Sondage – Politique familiale».

Robert Bourgeois intronisé au Atlantic Agricultural Hall of fame

Nous reconnaissons, de gauche à droite : Melvin Ling, représentant feu David (Allan) Ling, N.-É.; Dr. Ron Taylor, TNL; Robert Bourgeois, N.-B.; Lisa Hines, représentant feu David Coombes. (Photo : Gracieuseté)

Claire Lanteigne

Jeudi dernier, Robert Bourgeois, propriétaire du Verger Belliveau de Memramcook, a été intronisé au Atlantic Agricultural Hall of Fame. Il avait été mis en nomination par les Producteurs de pommes du Nouveau-Brunswick pour son dynamisme entrepreneurial et son dévouement à l’amélioration de l’industrie de la pomme.  La cérémonie se tenait au Dalhousie Agricultural Campus, à Truro, N.-É.

Chaque année au mois d’octobre, l’Atlantic Agricultural Hall of Fame célèbre les contributions de quatre personnes au secteur de  l’agriculture au Canada Atlantique. Les producteurs, les innovateurs, les bénévoles, les scientifiques, et les professionnels du secteur des entreprises sont félicités pour leur rôle dans la formation et l’influence de l’agriculture, l’impact de leurs contributions se faisant sentir aux niveaux régional, national et international.

Les intronisés de cette année ont amélioré la collaboration des producteurs, ont fait la promotion de l’agriculture auprès de générations de Canadiens, ont transformé la gestion du bétail et refaçonné la façon dont les cultures sont utilisées.

On célébrait le 50e anniversaire de cette activité et on notait que 48 intronisés au Temple de la renommée sont des diplômés du Nova Scotia Agricultural College, dont M. Bourgeois (classe de 1981).

«Nous sommes fiers des contributions exceptionnelles de nos anciens à l’agriculture dans notre région, à travers le pays et dans le monde, de dire les co-présidents du conseil d’administration,  Donna Langille et Dannie MacKinnon. Nous sommes particu- lièrement heureux de voir autant d’entre eux reconnus par le Temple de la renommée et en compagnie de personnes exceptionnelles comme celles que nous honorons aujourd’hui.»

Ce n’est pas une première reconnaissance pour M. Bourgeois. Il a été reconnu par ses pairs avec le Prix de la Pomme d’or en 1982 et 1989, par le Gala de l’Entrepreneuriat régional du Sud-est comme Entrepreneur de l’année en 2014 et par l’Ins- titut des agronomes du Nouveau-Brunswick pour un Prix de leadership en agriculture en 2014.

Robert Bourgeois a siégé sur plusieurs conseils, incluant l’Association des producteurs de fruits, la Chambre de commerce de Memramcook, l’Association des producteurs de fruits du N.-B., le Conseil de l’agriculture et de l’agroalimentaire du N.-B., Entreprise Sud-est et l’Association du tourisme du Sud-est. Il a également beaucoup voyagé pour suivre les derniers développements dans l’industrie agroalimentaire. Il participe activement aux efforts de planification stratégique de l’industrie de la pomme au N.-B.

Le Verger Belliveau est très bien connu autant dans la région qu’ailleurs dans la province et en Atlantique.  On y compte environ 80 000 pommiers sur plus de 100 acres et opère la seule installation de distribution en gros d’emballage de pommes dans la province.

La ferme a récemment lancé le cidre artisanal SCOW, a augmenté sa production de légumes et a adopté la croissance de l’agrotourisme avec son auto-cueillette, un économusée, des tours du verger et un magasin et un café à la ferme.

William Hachey participe au gala du Défi des p’tits chefs

   Vingt-six p’tits chefs canadiens, dont William Hachey, de Dieppe, ont été honorés dimanche à Ottawa, lors du gala du Défi des p’tits chefs. Plusieurs invités de marque étaient présents, dont John Oliver, secrétaire parlementaire de la ministre de la Santé. La recette de William, une salade de taco et poulet, sera en vedette dans le prochain livre Le Défi des p’tits chefs – les recettes.

Le Défi des p’tits chefs est un mouvement pancanadien qui encourage les enfants à apprendre à cuisiner, à découvrir à quel point la cuisine santé peut être amusante et à acquérir des outils qui leur permettront de vivre heureux et en santé.

Trois grandes communautés qui se connaissent peu

L’importance de connaître l’histoire : Lors de la rencontre déjeuner-conférence du mois d’octobre à Moncton, l’historien Maurice Basque a traité de l’importance de connaître l’histoire des relations entre Acadiens, Anglophones et Amérindiens pour mieux se comprendre. De gauche à droite : Jean J. Gaudet, qui a présenté le conférencier; Maurice Basque, Rolande Basque, qui présidait la rencontre et Jean Ladouceur, qui a remercié le conférencier. (Photo : Jacques Allard).

Au Nouveau-Brunswick, on a comme un «triplexe» communautaire, trois grandes communautés, mais il y en a une qu’on connait peu. L’historien Maurice Basque n’en est pas à ses premières constatations et recommandations pour se mieux connaître. Conférencier à la rencontre d’octobre du groupe déjeuner-conférence du 2e mardi du mois, M. Basque a déjà, par le passé, proposé la publication d’un livre d’histoire commun pour tout le monde au N.-B. et dans les écoles donnant l’histoire des trois grandes communautés incluant les Amérindiens et ainsi connaître un peu de chaque communauté. «Autrement, on peut difficilement vivre ensemble sur un même territoire si on ne partage pas quelques éléments. On est souvent de parfaits inconnus».

Il a brièvement retracé l’histoire des débuts de l’Acadie avec l’arrivée des colons français à l’Île Sainte-Croix en 1604, toujours propriété des États-Unis. Les Amérindiens n’y sont pas; ils habitent le continent. La colonie française de l’Île Sainte-Croix s’est déplacée l’année suivante à Port-Royal, en Nouvelle-Écosse et les rapports avec les Amérindiens sont assez positifs.

On oublie facilement,  d’ajouter Maurice Basque, que pendant le Grand Dérangement, les Amérindiens ont payé très cher leur fidélité à la terre. Ils ont été les très grands  perdants. Sans leur demander, leurs terres ont été cédées par la France à la Grande Bretagne. «Leurs terres ont été vendues à des prix ridicules», ajoute-t-il. Et les Acadiens, après le Grand Dérangement, s’établissent le long des côtes et dans le nord du N.-B. sur des terres amérindiennes. Les Amérindiens se sont sentis forcés d’abandonner des terrains qu’ils avaient depuis des millénaires.

Sur la question que les Amérindiens ont aidé les Acadiens pendant le Grand Dérangement, le conférencier explique que ce n’est qu’à 50% vrai  jusqu’à un certain point car on a de l’autre côté  des exemples où des Amérindiens ont identifié aux britanniques où sont cachés les Acadiens. Du côté des Anglophones, au cours de l’histoire, leurs rapports avec les Acadiens et les Amérindiens ont été très durs en commençant par la destruction de Port-Royal attaqué une dizaine de fois durant le 17e siècle forçant les Acadiens à déménager.

L’arrivée de Napoléon sur la scène politique mondiale est perçue surtout dans les média anglophones de Saint-Jean et de Fredericton comme une occasion pour la France d’envoyer des troupes en Acadie et que les Acadiens vont se soulever et prendre les armes.

Abordant la scène politique provinciale au N.-B., M. Basque souligne un fait jamais vu au N.-B. que dans  la députation acadienne jamais un député acadien a démissionné parce qu’il trouvait que le gouvernement dont il faisait partie, n’allait pas assez loin ou comme inacceptable ce qui avait été voté.

Commentant la déclaration du chef du Parti conservateur sur la protection des droits que son parti serait prêt à implanter, il dit «comme si la société acadienne avait besoin de protection comme une minorité, comme si elle n’était pas égale. C’est la méconnaisance totale de ce qui est la réalité telle que perçue par les Acadiens. Souvent on entend des commentaires qu’on croit qu’en 2018, «nous vivons dans leur monde (anglophone) et que le monde n’est pas composé de deux parties égales et qu’on vit dans un univers anglophone où on est toléré».

Sur la question de dualité, M. Basque ajoute que pour l’instant, la dualité est la meilleure solution; on le sait que le bilinguisme ne fonctionne pas dans les institutions, dans les associations; ça existe depuis la fin du 19e siècle mais ça toujours été des constats d’échecs et quand ça fonctionne, on sait qui le fait fonctionner.

Antony Colas a établit des records de surf sur la Petitcodiac

Antony Colas (Photo : Normand A. Léger)

(N.A.L.) –Le Français Antony Colas a connu une semaine de surf remarquable sur le mascaret de la rivière Petitcodiac, fracassant des records de rivière et personnels de distance et de temps.

À Dieppe pour présenter son bouquin «Mascaret, prodige de la marée» au Salon du livre, il a su attirer l’attention de ses exploits sur la rivière chocolat, pendant sept journées consécutives.

«L’expérience sur le mascaret a été favorable, a dit le surfeur international. J’ai pu aller dans la rivière sept jours d’affilés. J’ai connu deux jours extraordinaires, capable de suivre les marées une heure et une heure 13 minutes. C’est un record personnel.»

Colas a couvert une distance de 11 km en solo entre Memramcook (Dover) et le coude de Dieppe, le meilleur rendement en solo sur la Petitcodiac. Son record personnel était de 45 minutes. Il a ensuite réussi un 16 km en solo entre Memramcook (Dover) et le pont-chaussée à Riverview. C’est le meilleur rendement solo de tous les temps sur la Petitcodiac. Il est le premier à franchir le coude de Dieppe et continuer sur la même vague jusqu’à Riverview et l’un des rares à franchir le passage difficile, et très dangereux, du pont Gunningsville, à Riverview.

«La rivière étant peu profonde, on peut facilement rattraper la vague, a ajouté le sympathique et intéressant Colas. C’était parfois la cavalcade de suivre la marée, je me trouvais devant, derrière, je débarquais, rembarquais, un peu une course à l’échalote. C’était lent et épuisant comme un marathon de la vague.»

Le Français avait navigué le mascaret en 2013 avec les surfeurs californiens. Il a noté des modifications à la rivière depuis les cinq dernières années. «C’était intéressant de voir les modifications à la rivière. J’étudie les mascarets depuis 20 ans et je suis étonné par leur puissance. Je vais poursuivre ma série d’études. J’ai voulu trouver de nouvelles sections du mascaret et des nouveaux endroits d’y pénétrer. J’ai eu un tout petit aperçu de la rivière. Le plus compliqué a été la météo, la pluie et les vents. Les mascarets ont été plus timides, mais pleins d’énergie. Je voulais aussi prendre des photos des belles feuilles en couleurs d’automne de vos forêts, ces feux d’artifice des arbres. Malheureusement, la lumière n’était pas idéale pour la photo. Il faudra que je revienne pour trouver ces couleurs.»

L’auteur avait écrit un premier bouquin en 2014 sur les mascarets. C’était un livre plus technique et universitaire. Il a voulu en rédiger un deuxième avec photos et légendes et plus populaire. Il le vend à bon prix de 20$ canadien, un prix abordable. «Le livre est concurrencé par les écrans, cependant, on apprend davantage en lisant qu’en regardant, a-t-il lancé. Je veux permettre au plus grand nombre de personnes, et surtout à des jeunes d’acheter le livre. C’est ma deuxième visite en Acadie, un mélange de territoire francophone et une source d’étonnement perpétuel. Au delà des forêts, il y a le contact avec les Acadiens, votre façon de parler, vos expressions et votre vocabulaire que nous avons oubliés. J’aime les échanges avec les Acadiens et c’est la vraie raison du voyage.»

Colas a aussi visité l’école Le Mascaret de Moncton pour rencontrer les élèves avec son livre et ses récits du mascaret.

 

 

Le Salon du livre de Dieppe rayonne de succès

Alexis Bourque au kiosque du Salon du livre de Dieppe. (Photo : Normand A. Léger)

(N.A.L.) –La 28 édition du Salon du livre de Dieppe a de nouveau rencontré ses attentes avec un achalandage d’environ 13 000 visiteurs durant les quatre journées de l’événement tenu au Collège communautaire de Dieppe.

Petits et grands ont visité les nombreux kiosques et fouillé les livres disponibles pour en apprendre davantage sur une panoplie de sujets, de jeudi à dimanche dernier. Des lancements, des conférences, des visites, des animations; plus de 3000  jeunes et plus de 5000 du District scolaires francophone Sud ont profité du salon pour s’immerger dans la lecture.

Plusieurs familles ont également profité de cette manne de livres afin de remplir la bibliothèque et nourrir leurs connaissances.

L’un des auteurs présents était le jeune de 13 ans et élève de 9e année à l’école Louis-J.-Robichaud, Alexis Bourque, de Grande-Digue, mais originaire de Memramcook. Il a remporté le Prix volet jeunesse Richelieu et était du Salon du livre de la péninsule acadienne, il y a deux semaines avec son livre, «Le journal d’un jeune auteur acadien».

«Je suis venu ici pour le lancement collectif de mon livre, a dit le jeune Bourque, bien installé au kiosque des Éditions de la Francophonie. Deux ans passés, je suis venu au Salon du livre de Dieppe et j’ai approché quelques maisons d’édition pour leur donner mes écrits. J’ai reçu un appel des Éditions de la Francophonie pour être publié. Je n’avais rien de complet et pas assez long pour être capable de faire un livre. Ils m’ont demandé de tout ramasser mes écrits, de tout jeune jusqu’à aujourd’hui, pour montrer mon évolution. C’est ma première fois comme auteur. D’habitude, je vidais les kiosques de leurs livres, mais aujourd’hui, pour une fois, c’est moi qui apporte mes livres au salon. C’est un recueil de textes, lettres, contes, récits, légendes et toutes sortes de choses. Je suis content de le présenter.»

Bourque a aussi eu un lancement dimanche à Bouctouche.