Les élèves de l’école Abbey-Landry de Memramcook continuent de récolter les fruits des partenariats communautaires

Octave LeBlanc

Le 28 septembre dernier, les élèves de l’école Abbey-Landry, de Memramcook ont eu l’occasion de rencontrer des personnes âgées de la communauté qui sont venues leur parler et leur montrer leurs talents.  Le projet Les Talents de che’nous de la Société culturelle de la Vallée de Memramcook est une occasion de répertorier et valoriser les talents qui se pratiquent moins de ces jours.

Ce fut une journée remplie de rencontres entre générations, où les jeunes ont eu la chance de voir les ainé.e.s leur démontrer leurs savoir-faire. De la peinture à la photographie en passant par la musique, le tournage de bois, le tricot, la généalogie et la danse, le hookage pour ne nommer que ceux-là, les talents étaient bien remarquables.  Il y a eu plusieurs beaux moments tout au long de la journée entre générations, entre un jeune de cinq ans et une madame de 102 ans qui lui montrait les mitaines qu’elle avait brochées. Ce fut une première de plusieurs rencontres communautaires dans le cadre de ce projet. Tous les jeunes de l’école ont visité les kiosques installés au gymnase et l’activité était aussi ouverte à la communauté. Un lancement réussi pour les Talents de che’nous!

De plus, cette même journée, en partenariat avec le Conseil provincial des sociétés culturelles, et l’école Abbey-Landry, la Société culturelle de la Vallée de Memramcook présentait la cinéaste Ginette Pellerin aux jeunes de 6e à 8e années dans le cadre du projet Les écrans baladeurs. Une autre belle rencontre pour ces jeunes qui continuent de récolter les fruits des partenariats que l’école entretient avec les organismes communautaires.

Le Village de Cap-Pelé révise son plan municipal

Gilles Haché

Le Village de Cap-Pelé a entrepris les démarches afin de réviser son plan municipal ce qui n’a pas été fait depuis 2008.

Selon le maire Serge Léger, «il est temps de revoir notre plan municipal. Au cours des dix dernières années beaucoup de changements ont eu lieu dans la municipalité et il faut qu’on le mette à jour.»

Une rencontre est prévue le 23 octobre à 19h à l’édifice municipal, pour que les citoyens prennent connaissance du nouveau plan. Joshua Adams, de la Commission des services régionaux du Sud-est sera sur place pour répondre à vos questions.

Le maire Serge Léger a proclamé la semaine du 1er au 7 octobre la Semaine du mieux-être.

La municipalité a procédé à la vente d’une parcelle de terrain sur la rue de l’Espoir pour un montant de 80 000$ et en éliminant les conditions demandées au préalable, soit que l’acheteur soir responsable des coûts reliés au système d’égouts sanitaires et la construction de la rue.

Le conseil municipal a présenté une résolution en s’alliant aux autres municipalités dénonçant haut et fort que tout parti politique qui s’associerait ou formerait un gouvernement de coalition avec le People’s Alliance of NB poserait un geste inacceptable que la communauté francophone et acadienne du Nouveau-Brunswick n’acceptera aucunement.

En bref…il y aura une porte ouverte au poste de pom-piers de Cap-Pelé le 14 octobre de 10h à 14h… il y aura une maison hantée les 25 et 26 octobre à l’ancien édifice municipal… la prochaine réunion régulière du conseil municipal aura lieu le 5 novembre à 19h.

Avec le lancement de son premier livre    Un automne trépidant pour le jeune Alexis Bourque

Claire Lanteigne

C’est demain à Shippagan qu’Alexis Bourque, 13 ans, de Grande-Digue apprendra s’il est le lauréat du Prix littéraire Antonine-Maillet-Acadie-Vie dans le volet jeunesse Richelieu. Il est en nomination pour son recueil de textes divers. Les lauréats seront annoncés lors de l’ouverture du Salon du livre de la Péninsule acadienne.

«J’ai vu l’annonce de ce concours à la caisse populaire de Grande-Digue, de dire le jeune auteur. Je ne connaissais pas grand-chose et le volet jeunesse était pour les 15 à 25 ans, mais on pouvait prendre des plus jeunes. Pendant les vacances de Noël, j’ai soumis quelques textes dans un petit manuscrit au concours littéraire, avec un peu d’espoir que je ferais sourire mon idole (car le concours porte son nom Antonine Maillet). Je n’osais pas croire qu’on allait retenir ma candidature comme finaliste, mais c’est pourtant ce qui s’est passé. C’est tout un honneur pour moi, dit-il ému, et dans mon cœur je pense que Madame Maillet a peut-être lu mes écrits, donc j’ai déjà gagné ce que je souhaitais.

«J’ai toujours voulu écrire, poursuit-il, depuis que je suis tout petit je fais mes propres livres et au début c’était un rêve que je croyais impossible. Après un de mes festivals de contes à Memramcook, Madame Odette (la présidente de la Société culturelle de la Vallée de Memramcook) m’a dit que je devrais me faire publier. Une membre de la communauté qui m’encourage ainsi, c’était toute une motivation à poursuivre mon rêve et l’idée a continué à germer.

«J’ai ensuite suivi un atelier d’écriture avec Raymond Guy LeBlanc et ça m’a lancé vers une autre sorte d’écriture, la poésie. Ce fut un autre moment de fierté quand il m’a dit que j’étais un écrivain.

«Lors du Salon du livre de Dieppe, l’an dernier, j’ai apporté des copies de mes écrits et j’ai approché des maisons d’édition. Imaginez ma joie d’apprendre qu’on s’intéressait à mes écrits et qu’on voulait me publier. Ensuite, je me suis mis à écrire et écrire et écrire. J’étais un garçon pas mal occupé pendant les tempêtes de neige, les vacances de mars, et encore pendant les vacances d’été.

«Quelle joie quand j’ai reçu les copies de mon livre et quel bonheur ce sera pour moi de partager mes histoires avec tout le monde… et en plus, certaines personnes qui m’ont beaucoup encouragé vont le lire! J’ai hâte car elles sauront à quel point je les apprécie!»

Pour le jeune auteur, il est important d’oser essayer, de prendre des risques et il y a des bons et des mauvais côtés à toute expérience. «Mais avant tout, dit-il, il faut persévérer, et je l’ai appris quand j’étais dans les Scouts et les Éclaireurs. Lors d’un camp d’hiver, il fallait allumer un feu dans la neige et c’est certainement la fois où il m’a fallu faire preuve d’une très grande persévérance car ça m’a pris plus d’une heure à le faire.

«Quand on rencontre des murs dans la vie, il ne faut pas abandonner et là j’en suis à publier un premier livre, toute une belle réalisation pour moi.»

Alexis a déjà publié une chronique hebdomadaire dans Le Moniteur Acadien et il s’est créé un rôle qu’il joue au Pays de la Sagouine, Mouque.  C’est sans aucun doute un jeune avec un avenir très prometteur.

Lancement

Son premier livre «Le journal d’un jeune auteur acadien» sera lancé au Salon du livre de Dieppe, le vendredi 19 octobre, à 16h, lors d’un lancement collectif des Éditions de la Francophonie. Alexis sera également au salon en après-midi pour les visites scolaires et à quelques autres occasions pour des séances de signature.

C’est le dimanche 21 octobre, à 14h, qu’il procèdera au lancement officiel de son livre au Centre culturel Kent-Sud à Bouctouche. Il fera alors des lectures et des contes.

Autres activités

Alexis a raconté au Festival de la récolte de Dieppe le 23 septembre en première partie de Cédric Landry.

Il sera également sur scène au Festival des Parlures d’icitte à Memramcook, le 13 octobre à 19h30 et lors de la Journée familiale le 14 octobre à 13h!

Alexis s’est mérité la deuxième place pour le Prix Intervenant de l’année lors du gala des Prix Racines organisé par le Conseil provincial des sociétés culturelles du N.-B. C’est la Société Culturelle de la Vallée de Memramcook (SCVM) qui avait soumis sa nomination pour le prix en raison du partage de sa fierté culturelle.

«Quel honneur d’avoir remporté la deuxième place dans cette catégorie, de dire Alexis. J’aurais aimé remettre ce prix à la SCVM, car c’est grâce à leur festival que j’ai pris mon envol!»

Un prochain roman à paraître

Le jeune auteur, un Patriote de l’école Louis-J.-Robichaud, continue d’écrire et son prochain livre sera un roman de fantaisie dans un monde de dragons. Il a déjà écrit plus d’une dizaine de chapitres.

 

La Coopérative de Shédiac remet 17 100$ aux organismes locaux

La Coopérative de Shédiac a remis 17 100$ aux organismes locaux.  Sur la photo, de gauche à droite, nous reconnaissons : Cheryl LeBlanc, Arbre de l’espoir (5000$); Nicole Tremblay, Art Shédiac (2000$); Anita Léger-MacDonald, Commission de la Bibliothèque publique de Shédiac (1000$); Marcel Bourgeois, Club sauvetage de la Plage Parlee (2000$); David Méthot, Sentier Pluriel de Grande-Digue (2000$); Sophie Jacob, école Donat-Robichaud (2500$); Judson Cassidy, Vestiaire St-Joseph (600$); Paula Belliveau, école Donat-Robichaud; Julie Cormier, Vision H20 (1000$) et Maxime Gauvin, Coopérative de la Récolte de Chez Nous (1000$). (Photo : Gracieuseté)

La Journée des Arbres TD 2018 a été un succès!

Le 22 septembre dernier, une trentaine de bénévoles sont venus planter 150 arbres sur un terrain près d’un marais salé à Pointe-du-Chêne. Cet événement annuel, qui a lieu dans des communautés partout au Canada, est organisé par la Banque TD.  Depuis 2015, l’Association du bassin versant de la baie de Shédiac collabore avec les responsables de l’événement pour identifier un terrain qui pourrait bénéficier de la présence d’arbres.  Les espèces d’arbres sont choisies en fonction de celles qui sont les plus propices à améliorer la biodiversité de la région et ainsi fournir un habitat pour les oiseaux, les insectes et autres animaux. Tous les arbres plantés sont des espèces indigènes provenant de pépinières locales.  (Photo : Gracieuseté)

Le DSFS lance son Programme de préparation à la vie et à l’école

Ghislaine Arsenault

Le District scolaire francophone Sud (DSFS) a accueilli une soixantaine de parents et leurs enfants d’âge préscolaire à l’école Abbey-Landry de Memramcook, le samedi 22 septembre. C’est ainsi que l’aventure du petit ourson Charlie a débuté, alors que le Programme de préparation à la vie et à l’école du DSFS a été lancé officiellement.

À cette occasion, Charline Morrison, directrice des services à la petite enfance du DSFS, a remis un petit Charlie à Pierre Roy, directeur de l’école Abbey-Landry, hôte de l’événement, afin de souligner le début de l’aventure de Charlie.

«Dans le cadre de cette  initiative, nous souhaitons établir une communication le plus tôt possible avec les pa-rents d’enfants d’âge préscolaire, a expliqué madame Morrison. Nous souhaitons donc qu’ils répondent en grand nombre à notre invitation de s’inscrire en ligne pour obtenir des renseignements sur le Programme de préparation à la vie et à l’école.»

Tous les enfants présents ont reçu un petit Charlie qui sera en quelque sorte la mascotte des services à la petite enfance. Le nom de Charlie, on le doit à Maïka Cormier qui fréquente la garderie Club Anna de Dieppe. Comme sa suggestion a été retenue par les services à la petite enfance, la jeune Maïka a reçu un cadeau en guise de reconnaissance.  On la voit dans la photo à gauche ci-dessous avec madame Morrison.

Pendant l’activité, des intervenants des services à la petite enfance avaient des kiosques portant sur les ressources disponibles pour soutenir le développement précoce des enfants. De plus, l’auteure Nicole Poirier a animé la lecture de son plus récent livre intitulé : «Le Doubas Show» au grand bonheur des tout-petits.

Les services à la petite enfance invite tous les parents d’enfants d’âge préscolaire qui fréquenteront l’une des écoles du District scolaire francophone Sud à s’inscrire en ligne à l’adresse http://francophonesud.nbed.nb.ca/preparation-a-la-vie-et-a-lecole/ En plus de recevoir un petit Charlie par la poste pour leur enfant, les parents inscrits recevront une communication mensuelle offrant une panoplie d’information et de ressources en lien avec la petite enfance.

Pour de plus amples renseignements, prière de communiquer avec madame Charline Morrison, directrice des services à la petite enfance, à Charline.Morrison@gnb.ca.

Octobre est le Mois de la santé de l’œil

Octobre est le Mois de la santé de l’œil. Chaque année, l’Association canadienne des optométristes organise cette campagne nationale de sensibilisation publique qui met l’accent sur l’importance de procéder régulièrement à un examen visuel. Vous avez une bonne vision? Bonne nouvelle! Sachez toutefois qu’un examen de la vue annuel demeure incontournable.

Car, en plus d’évaluer votre vision, l’examen de la vue permet de diagnostiquer des maladies de l’œil qui peuvent progresser sans symptôme ni signaux d’alarme, comme une cataracte. En effectuant différents tests, l’optométriste peut d’abord mesurer votre acuité visuelle, soit la capacité de l’œil à distinguer les détails. Il évalue ensuite la

puissance de votre œil, ce qui détermine la présence de myopie, d’hypermétropie, d’astigmatisme ou de presbytie.

Renseignements sur les aliments bons pour les yeux

Vos yeux, comme le reste de votre corps, se portent mieux si vous avez une saine alimentation. Certains aliments sont particulièrement bénéfiques pour vos yeux et vous fournissent les éléments nutritifs et les vitamines dont ils ont besoin pour demeurer en santé. Si votre alimentation comprend des poivrons oranges, du chou frisé, des épinards, des baies, et des kiwis, vous être sur la bonne voie.

Faits en bref sur les yeux et les aliments :

  • Les aliments riches en lutéine, en zéaxanthine et en vitamine C, comme les poivrons orange, aident à garder une bonne vue.

 

  • Le kiwi, qui est la plus grande source de vitamine C, et c’est le meilleur fruit pour les yeux.

 

  • Les poissons riches en acides gras oméga‑3 peuvent prévenir la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

 

  • Les noix et les graines sont des aliments riches en nutriments qui protègent contre la DMLA et le diabète de type 2.

 

  • Une alimentation très élevée en sucre et en glucides raffinés constitue un facteur de risque pour les cataractes.

 

  • Ajoutez une cuillérée à soupe de lin moulu ou de germe de blé au quotidien : c’est bon pour les yeux.

 

Pour en savoir plus, consultez votre optométriste

 

 

Communauté informée… Communauté en santé…

Le bienfait des animaux

   Présence et activités occupationnelles. L’animal de compagnie assure une présence auprès de la personne, il permet de maintenir «de la vie» au sein du logement. Avoir un animal nécessite de s’occuper de lui : lui donner à manger et à boire, le brosser, l’amener chez le vétérinaire pour les soins, le sortir, le laver, … et de fait de briser la monotonie du quotidien pour les personnes vivant seules. De ces activités (occupationnelles et de présence) émanent aussi plusieurs bienfaits :

Nourrir son animal, une aide au repère dans le temps. Donner correctement à manger à son animal dans le souci de sa santé aide à se réguler et se repérer dans le temps.

Affection et attention, recevoir et donner. Toute personne a besoin de donner et de recevoir de l’attention et de l’affection. Certains animaux, en particulier le chat et le chien, sont très affectifs. Ils demandent caresses et attentions notamment par le jeu. De plus, au quotidien, l’animal permet de ressentir un sentiment d’utilité, ce qui maintien le sentiment de confiance et de croyance en soi. S’occuper de son animal aide alors indirectement à s’occuper de soi.

Sortir son animal, un facilitateur du lien social et de l’exercice physique. Pour la personne âgée, la perte d’autonomie limite bien souvent les sorties et activités extérieures car celles-ci lui demandent un effort de plus en plus important. De fait, les activités qui l’animent deviennent principalement des activités internes, à la maison. Les animaux de compagnie obligent à sortir. Par exemple, avoir un chien nous oblige à le promener dans la rue pour qu’il fasse ses besoins. Cette sortie permet de marcher régulièrement et donc d’entretenir sa forme physique, mais aussi, par le fait d’être à l’extérieur de la maison, d’entretenir les relations de voisinage, et même de créer de nouveaux liens; l’animal invite à la rencontre. Certaines personnes sont attirées par l’animal : beaucoup d’enfants par exemple. Il favorise par-là la création de liens intergénérationnels. Le chien sert alors de médiateur aux relations sociales. Ainsi, des relations se créent avec des voisins plus ou moins éloignés, ce qui favorise l’entre-aide, l’échange de service, ou tout simplement la veille du bien-être de la personne âgée. L’animal peut donc indirectement créer des liens qui permettent à la personne de se sentir en sécurité, et tranquillise la famille souvent éloignée géographiquement.

L’animal, miroir des sentiments. L’animal est très réceptif aux ambiances et sentiments présents autour de lui. Ainsi si une personne est triste, maussade, ou déprimé, l’animal va se comporter de la même façon. Au moindre petit élan de joie ou de gaité, l’animal va montrer des signes de joie aussitôt, ce qui animera et plaira davantage à son maître. Inconsciemment, la personne devient alors plus animée et attractive pour le bien être de son animal, puisqu’il est heureux lorsqu’elle est heureuse.

L’animal, un acteur rassurant et sécurisant. L’animal permet à la personne de se sentir plus en sécurité. En effet, en cas de problème sans que la personne ne puisse se déplacer pour alerter, certains animaux comme le chien iront d’instinct chercher quelqu’un sous les commandes de son maitre ou vont aboyer pour alerter les voisins si le maitre a perdu connaissance. Les voisins peuvent aussi se fier à l’animal. Si celui-ci semble inquiet, affolé, amaigri, cela traduit peut être un souci chez la personne, ce qui alertera les voisins. D’autre part, l’animal défend son maitre et son territoire. Le chien est rassurant dans le sens où il « monte la garde » et qu’il alertera en cas d’intrusion dans la maison par exemple. Il est aussi rassurant dans le sens où il peut effrayer d’éventuels démarcheurs s’attaquant aux personnes vulnérables avec de mauvaises intentions.

(Source de l’article : http://www.aveclesaidants.fr/conseils/le-bienfait-des-animaux/)

Abbey-Landry souligne la journée du chandail orange…

Vendredi dernier, les élèves de l’école Abbey-Landry de Memramcook ont souligné la Journée du chandail orange. Les élèves ont eu l’occasion d’en apprendre sur l’expérience traumatisante qu’ont vécue des milliers d’enfants autochtones enlevés de leurs familles pour se rendre dans des pensionnats souvent situés à des milliers de kilomètres de leur foyer. (Photo : Gracieuseté)

Vendredi dernier, les élèves de l’école Abbey-Landry de Memramcook ont souligné la Journée du chandail orange et les élèves ont eu l’occasion d’apprendre pourquoi on tenait cette journée. «Nous avons eu trois cours pendant lesquels on nous a raconté ce qui est arrivé aux enfants autochtones, de dire un jeune élève.  Ça fait vraiment pitié de voir qu’on pouvait traiter des enfants comme nous de cette façon là.»

Plusieurs autres écoles du District scolaire francophone Sud ont également souligné cette journée, dont l’école Ste-Thérèse et Anna-Malenfant.

Pendant plus de 100 ans, pour des milliers d’enfants autochtones, la rentrée scolaire correspondait à une expérience traumatisante. De la fin du 19e siècle jusqu’en 1996, 150 000 jeunes durent quitter leurs familles pour se rendre dans des pensionnats situés souvent à des milliers de kilomètres de leur foyer. Ce système des pensionnats avait pour but d’assimiler les jeunes autochtones à la culture dominante.

Dans son rapport de 2015, la Commission de vérité et réconciliation a soumis 94 appels à l’action pour réconcilier les peuples autochtones et les non-autochtones. En 2008, le gouvernement canadien s’est excusé auprès des premiers habitants du pays pour les torts causés et s’est engagé à travailler à reconstruire les ponts avec ces communautés.

Au Nouveau-Brunswick, l’objectif 5 du plan d’éducation de 10 ans «Donnons à nos enfants une longueur d’avance» vise justement à travailler à la conciliation en faisant connaître la culture et l’histoire des peuples autochtones en plus de favoriser la construction identitaire des élèves de Premières Nations fréquentant nos écoles.

Pourquoi soulignons-nous la journée du chandail orange?

La Journée du chandail orange prend ses origines en mai 2013 à Williams Lake en Colombie-Britannique lors d’un projet commémoratif du pensionnat «St-Joseph Mission Residential School». Une ancienne élève de ce pensionnat, Phyllis Jack Webstad, a témoigné s’être fait prendre par son enseignant un chandail orange brillant que sa grand-mère lui avait acheté. En partageant son histoire, elle s’est rendu compte que plusieurs survivants avaient des histoires semblables. Par conséquent, La Journée du chandail orange est devenue une occasion de se rappeler cette époque affreuse, et nous encourage à créer un système scolaire où toutes les traditions et cultures sont accueillies.

Le personnel de l’école Abbey-Landry remercie les parents d’encourager leurs enfants à participer à cette journée symbolique qui permettra à tous de commencer un long processus de guérison.

Foules au Festival de cuisine Frichti

Le Festival de cuisine Frichti, Place 1604 à Dieppe, a attiré les foules samedi, lors de sa deuxième et dernière journée de festivités. La journée de vendredi a presqu’été perdue en raison de la pluie. Neuf camions de rues offraient de la nourriture aux gens. Des jeux gonflables, de l’animation, de la musique, tout y était pour divertir et nourrir les gens. Plusieurs familles étaient présentes pour prendre avantage des activités. (Photo : Normand A. Léger)