Le Village de Cap-Pelé investit pour sa promotion

Depuis la semaine dernière, on peut voir sur la route 15 une nouvelle enseigne annonçant la Plage Aboiteau de Cap-Pelé et indiquant la sortie qu’il faut prendre pour s’y rendre.  C’est un investissement de 6000$ pour cinq ans que la municipalité a décidé de faire pour rassurer ses citoyens et citoyennes et divers commerces, afin de s’assurer que les visiteurs pourront les trouver pendant la saison touristique. 
(Photo : Gracieuseté)

Claire Lanteigme

Une nouvelle enseigne annonçant la Plage Aboiteau de Cap-Pelé et indiquant la sortie qu’il faut prendre pour s’y rendre a été érigée la semaine dernière, sur la route 15, à environ cinq kilomètres de la sortie.

«Nous avons décidé de prendre la situation en main, de dire le maire Serge Léger, et le contrat pour l’enseigne représente un investissement de 6000$ pour cinq ans pour la municipalité. Malgré les modifications récentes apportées à l’échangeur routier sur la route 15, il est important pour  le Village de Cap-Pelé de rassurer nos citoyens et citoyennes et divers commerces, que les visiteurs pourront les trouver pendant la saison touristique.»

Pour le maire Serge Léger, il est important que la sortie pour Cap-Pelé soit bien identifiée sur l’autoroute. «Un grand nombre de commerces dans notre municipalité ont besoin de l’achalandage touristique au cours de la saison estivale pour rentabiliser leur année, dit-il. Plusieurs sont préoccupés par le nouveau tracé qui n’est pas connu autant par les touristes que par les gens d’affaires qui font affaire avec des commerces et des industries de la municipalité. Nous n’avions pas d’autre choix que d’investir pour sauver la saison touristique 2018», ajoute-t-il.

Le député Victor Boudreau dit travailler avec le ministère afin de voir ce qui peut être fait pour améliorer la situation.  «Mais, dit-il, il y a des règlements au sujet des noms qui peuvent apparaître sur les enseignes et Cap-Pelé n’y était pas avant.  Port Elgin y est parce que c’est la dernière municipalité dans la province où mène cette autoroute. Mais puisque le tracé de la route a été changé, ça pourrait peut-être justifier l’ajout de Cap- Pelé.»

Rencontre le 23 mai

  C’est finalement le 23 mai que les ingénieurs du ministère des Transports et des Infrastructures se rendront à Cap-Pelé et feront le tour de la région avec le député Victor Boudreau pour étudier la situation de l’affichage sur la route 15.

«Cette rencontre devait avoir lieu le 2 mai, d’ajouter le maire Léger, mais elle a été remise à cause des inondations. En attendant cette rencontre avec le ministère des Transports et des Infrastructures et pour tenter de rectifier la situation, l’installation d’une enseigne est l’une de plusieurs stratégies que nous utiliserons pour guider les gens au Cœur de l’Acadie.»

Les gens de Cap-Pelé rencontrés au cours de la fin de semaine n’ont que des éloges envers le maire et le conseil municipal. «Heureusement que nous les avons, de dire un propriétaire de commerce, qui profite de l’achalandage des touristes pendant l’été. Faut pas se fier sur le gouvernement car ça fait environ six mois que le Village de Cap-Pelé et la communauté d’affaires sont unanimes pour dénoncer le fait que le nouveau tracé de la Route 15 fait tout pour garder les automobilistes, les camionneurs et les touristes dans le noir à savoir comment se rendre à Cap-Pelé, puisqu’il faut maintenant prendre une sortie pour continuer vers l’Île-du-Prince-Édouard.».

«Ce sera bientôt le temps de la plage, d’ajouter une commerçante, et c’est une bonne période pour nous si les touristes nous trouvent.  L’an dernier à cause des problèmes de la Plage Parlee nous avons connu une augmentation intéressante du nombre de touristes.  Ce serait dommage qu’on les perde cette année à cause du nouveau tracé.  Nous sommes chanceux d’avoir un bon conseil qui se préoccupe de nous et de citoyens et citoyennes qui font tout en  leur possible pour remédier à la situation.  C’est mieux de compter sur les gens d’ici que sur les politiciens. Pour certains, en autant que Shédiac soit indiqué sur les enseignes, c’est tout ce qui compte», conclut-elle.

Le Service d’incendie de Moncton fait don de tenues d’intervention à Lyfe Aid

De gauche à droite : Ron McFadden, capitaine; Paul Bruens, chef de peloton; Maurice Poirier; Greg Gordon, lieutenant; Eric Arsenault, chef du Service d’incendie de Moncton; James Bartlett; Sandra Allaby; Robert Allaby, pasteur; et Jeremy Quillian, pompier.   (Photo : Gracieuseté)

Le Service d’incendie de Moncton a donné de vieilles tenues d’intervention à Lyfe Aid, organisme du Nouveau-Brunswick qui se consacre à aider les familles nécessiteuses de la République dominicaine. Ce don est constitué de 118 vestes et pantalons, casques et combinaisons et de deux paires de bottes de caoutchouc, qui seront expédiés en République dominicaine pour venir en aide aux casernes sous-équipées.

Lyfe Aid a été mis sur pied par Sandra et Bob Allaby, de Saint John, qui ont tout mis en œuvre, durant l’année, pour financer et organiser des voyages afin d’aider les enfants et les familles déshérités dans les villages de la République dominicaine.

EDITORIAL

Jeannita Thériault

L’importance du Gala des Éloizes…

         Aujourd’hui, je pourrais vous parler de nos braves pêcheurs qui sont en pleine mer – à travers les vents et les marées – en train de rapporter leurs prises à bon port, mais j’ai choisi de vous parler de l’importance du Gala des Éloizes qui s’est déroulé récemment à Edmundston.

Ce fut un succès, et ce, grâce à la participation des nombreux artistes qui œuvrent dans les divers milieux du domaine des arts et de la culture (poésie; théâtre; cinéma; musique; arts visuels, etc.). Cet événement, organisé par l’Association des artistes acadiens professionnels du Nouveau-Brunswick (AAAPNB)), permet à de nombreux artistes connus (et moins connus) de partager leurs talents devant une foule de gens qui deviennent, éventuellement, sensibilisés aux nombreux talents de nos artistes.

Sans la présence des nombreux bénévoles et des subventions accordées par nos divers gouvernements (fédéral, provincial et municipal) et du secteur privé – et oui, il ne faut pas avoir peur de le dire – cet événement aurait de la peine à se réaliser, et ce, à tous les points de vue.

De nombreux dignitaires étaient présents à ce Gala animé par Mathieu Girard. Voilà la preuve qu’ils sont intéressés à venir encourager nos artistes malgré les nombreuses inondations qui couvraient différentes routes vers Edmundston et que les détours le long de la route s’imposaient.

Ce Gala était aussi l’occasion pour nos nombreux artistes de se saluer entre eux et elles, de se confier, et ce, dans une ambiance de solidarité culturelle.

Et que dire du travail acharné de la part des membres de l’AAAPNB qui ont préparé avec soin, intérêt et professionnalisme cette grande soirée Gala sous la prési- dence de Philippe Beaulieu et de la directrice générale, Carmen Gibbs. Je ne peux passer sous silence la présence et la contribution des différents médias avant, durant et après l’événement.

Les gens de la région d’Edmundston ont démontré qu’ils sont capables d’accueillir gentiment les personnes qui les visitent et ce, d’une façon spontanée, généreuse et amicale.

Durant tout l’été – et même au début de l’automne – nous aurons l’occasion d’apprécier davantage les talents de nos nombreux artistes soit à divers festivals et peut-être même lors de rassemblements politiques durant la prochaine campagne électorale au Nouveau-Brunswick. C’est à nous de s’assurer que nous serons là pour encourager nos nombreux artistes dans leur discipline réciproque…

Jeannita Thériault

Le nouveau magasin-entrepôt Costco ouvrira à la fin de l’automne 2018

Après des mois de préparation, la société Costco Wholesale a récemment confirmé que son nouveau magasin-entrepôt, à Moncton, qui sera plus grand et qui possédera une station-service, sera situé à Granite Centre, au coin de la promenade Elmwood et de la route 2 de la Transcanadienne.

Le Comité consultatif d’urbanisme de la ville a approuvé les plans de Costco le 28 février 2018; cette dernière est donc maintenant prête à aller de l’avant.

Il a déjà été annoncé  que le nouveau magasin-entrepôt aura une superficie de 154 000 pieds carrés et qu’il sera construit sur un terrain de près de dix-sept acres donnant dans la promenade Granite.

«Nous sommes très heureux de faire une annonce officielle et nous sommes prêts à aller de l’avant avec notre nouveau magasin-entrepôt, au Granite Centre, a déclaré Pierre Riel, premier vice-président et directeur général de Costco Wholesale pour l’est du Canada.  Nos membres sont très fidèles et voilà un certain temps que nous pensons à agrandir nos installations.  Nous savons que nos membres ne seront pas déçus.»

Le nouveau magasin-entrepôt sera le plus grand de la province. Le stationnement comprendra 849 places, et la station-service, qui comptera quatre îlots d’essence, se trouvera de l’autre côté du stationnement; il y aura suffisamment de place pour un agrandissement futur.

«Nous sommes très heureux de l’emplacement du nouveau magasin-entrepôt Costco, c’est-à-dire dans la promenade Granite.  Cette société est pleinement d’accord avec la vision que nous avons pour le Granite Centre, a déclaré Alvin Léger, président de Lumel Holdings Inc. Ce centre ultra moderne viendra enrichir l’offre de magasins au détail dans le Grand Moncton.»

Costco est le deuxième détaillant important annoncé pour le Granite Centre. M. Léger a déjà annoncé que le magasin Home Hardware de la promenade Elmwood  s’installerait également au Granite Centre.

«Nous sommes heureux d’avoir pu contribuer à la concrétisation de cette vision stratégique pour le commerce de détail dans le Grand Moncton, a dit Bill Hennessey, directeur général de Colliers International Nouveau-Brunswick. Le nouveau magasin-entrepôt Costco ainsi que le Granite Centre seront de formidables atouts pour le commerce de détail dans le Grand Moncton.»

On est capable de bâtir un monde meilleur

Le grand rêve de vaincre la pauvreté : Deux grands apôtres voués à vaincre la pauvreté étaient les conférenciers invités à la rencontre de mai du groupe déjeuner-conférence. Fernand Arsenault et Armand Bannister ont partagé leurs rêves et leurs démarches pour convaincre les gouvernements de prendre des mesures pour assurer un revenu de base garanti pour aider à vaincre la pauvreté. De gauche à droite : Fernand Arsenault, Armand Bannister, Rolande Basque qui a présenté les deux conférenciers, Me Guy Martin qui les a remerciés et Gilles Chiasson, président du groupe. (Photo : Daniel Beaudry)

«On a pas fini notre travail pour bâtir un monde plus humain». C’est le message qu’a donné Fernand Arsenault, grand apôtre du défi de vaincre la pauvreté chez-nous et dans le monde. Conférencier invité à la rencontre du 2e mardi de mai du groupe Déjeuner-conférence tenu à Moncton, M. Arsenault et Armand Bannister, un collègue qui milite lui aussi pour la mise en place d’un programme de revenu de base garantie, se sont dits confiants que la solution pour vaincre la pauvreté existe. Ils se sont dits confiants que le  «grand rêve de vaincre la pauvreté, on va le réussir».

La pauvreté coûte cher   selon M. Arsenault. Il a mentionné que sur le plan des soins de santé, plusieurs médecins affirment que de leur clientèle, c’est souvent que leurs problèmes étaient causés par la malnutrition et la pauvreté. Selon des statistiques pour le Nouveau-Brunswick, 1/7 de la population ou 100 000 personnes vivent de la pauvreté parce qu’ils n’ont pas les moyens de se procurer les nécessités de base. Dans le monde, ajoute-t-il, 6 000 000 d’enfants meurent chaque année de malnutrition et de pauvreté. «On rêve tous de donner à nos enfants et petits-enfants un monde meilleur mais on ne peut pas le faire, on ne le fera pas, on ne réussira pas à le faire si on ne cherche pas à donner cette qualité de vie à tous les enfants du monde».

Faisant un bref historique de l’idée d’un programme de revenu de base garanti, Armand Bannister a indiqué que cette idée était considérée en France du temps de Napoléon; Au siècle dernier, l’idée a été considérée aussi aux États-Unis. Cette base d’un programme de revenu garanti est à l’essai dans trois ou quatre communauté en Ontario ajoutant que ce programme est déjà en vigueur en Italie, au Brésil et en Iran.

Le Livre blanc sur le développement social du premier ministre Louis J. Robichaud en 1970, proposait un revenu de base mais le N.-B. ne pouvant à lui seule le financer, il recommandait que ce soit un programme provincial-fédéral.

Et toujours selon M. Bannister, la forme la plus poussée serait un revenu de base universel, que tout le monde le recevrait; ce serait un revenu de base qualifié puisque les gens de 65 ans et plus reçoivent déjà un revenu de base fédéral avec les pensions et le supplément mais il y a les autres groupes d’âge qui ne bénéficient pas tous de tels programmes.

20e édition du Festival de théâtre communautaire en Acadie La Troupe du Monument de Memramcook remporte deux prix

 

 Le Conseil provincial des sociétés culturelles (CPSC) tenait en fin de semaine  dernière à l’école Marie-Esther de Shippagan sa 20e édition du Festival de théâtre communautaire en Acadie en collaboration avec La Maison de la Culture Inc. Cette année, afin de marquer cet anniversaire, le CPSC recevait le directeur général de la Fédération québécoise du théâtre amateur Yoland Roy et la co-présidente du Festival égyptien scolaire de théâtre international francophone (FESTIF), Mona Magdalany.

Six troupes du Nouveau-Brunswick ont présenté tout-à-tour des pièces de théâtre tirées d’un répertoire varié.

La Troupe du Monument de Memramcook a remporté deux prix, soit celui de Meilleure comédienne dans un rôle principal décerné à Dorine LeBlanc, et celui de Meilleure comédienne dans un rôle de soutien décerné à Stéphanie Boudreau.  La troupe a aussi reçu une 1ère nomination pour Meilleure production, une 2e nomination pour Meilleure scénographie et deux troisièmes nominations pour Meilleur comédien dans un rôle de soutien (Charles Bordage) et Meilleur comédien dans un rôle principal (Michel Long). Il y a eu une mention spéciale d’André Roy pour Yanic Vautour, pour son travail exceptionnel à la technique.

Les Belles Luettes de Moncton, pour leur audace et leur courage dans la présentation de Les Monologues du vagin, ont reçu une mention spéciale du jury.

Le CPSC remettait cette année une oeuvre de Nicole Gallant, artiste originaire et résidante de Dieppe.

C’est sous l’égide de Société culturelle Kent-Nord à Saint-Louis de Kent qu’auront lieu les célébrations de la 21e édition.

Le CPSC est, encore une fois, enthousiaste du déroulement de cet événement devenu un incontournable pour plusieurs participants.

Spectacle-lancement du groupe Troiselle au Capitol

  Le Théâtre Capitol est fier de présenter le spectacle-lancement du trio Troiselle, le samedi 26 mai prochain, à 20h. Ce spectacle est présenté par les radios CJSE et BOFM, dans le cadre de la saison 2017-2018 du Théâtre Capitol, présentée par Placements Louisbourg. Le concert mettra également en vedette la jeune chanteuse Ellie Côté, en première partie.

Troiselle, c’est Monique Poirier, Nadine Hébert et Isabelle Bujold. Trois complices de la vie qui ont vécu ensemble des spectacles, des tournées, des bébés, des carrières, et qui se retrouvent maintenant sur scène, pour présenter leur tout premier album, Filles du vent.

L’album Filles du vent comprend 16 chansons, dont deux originales, et fut enregistré au Studio Émond cet hiver dernier. François Émond assure d’ailleurs la réalisation et la direction musicale de l’album. Parmi les pièces interprétées sur l’album, on retrouve des chansons de Daniel Léger, Lennie Gallant, Joseph Edgar, Richard Desjardins, Leonard Cohen, Edith Butler et bien d’autres. «Ce sont les voix et les harmonies vocales qui sont à l’avant-plan», affirme la chanteuse Monique Poirier. «Puisqu’on chante ensemble depuis plus de 15 ans, nos voix se connaissent et ont cette façon de se retrouver, de se connecter et de tisser une boule d’énergie autour de nous», ajoute-t-elle.

Le spectacle-lancement au Théâtre Capitol en mettra plein la vue, avec la participation des Jeunes Chanteurs d’Acadie en plus d’une conception visuelle et des projections de Kevin McIntyre. Elles proposent un spectacle-lancement avec de beaux arrangements et de bons musiciens pour se faire du bien et qui, elles le souhaitent, saura faire du bien au public aussi!

Première partie : Ellie Côté

Auteure-compositrice-interprète âgée de 15 ans, Ellie Côté est une élève à la polyvalente Louis-J.-Robichaud. Elle s’est retrouvée dans plusieurs chorales et a joué du piano depuis un très jeune âge. C’est après avoir assisté à un concert de Chantal Kreviazuk qu’elle s’est intéressée à la composition de musique. Elle a récemment mérité le prix de lauréate du concours Accros de la chanson 2017 et reçu la médaille de bronze en musique lors des Jeux de la francophonie canadienne 2017. Elle emmènera la foule dans un manège d’émotions avec ses messages sensibles et inspirés d’événements réels.

Les billets pour le spectacle-lancement de Troiselle sont en vente à la billetterie du Théâtre Capitol (811, rue Main, à Moncton). On peut également se les procurer en composant le (506) 856-4379 ou le 1-800-567-1922, ou encore sur le web au www.capitol.nb.ca.

Venez célébrer le livre jeunesse de Mélanie Léger

  La Société culturelle Sud-Acadie vous invite à venir célébrer le lancement du livre jeunesse «En attendant l’autobus» par Mélanie Léger.

«En attendant l’autobus», lancé le 9 mai dernier par la maison d’édition Bouton d’or Acadie, nous offre un texte de Mélanie Léger, illustré par Serge V. Richard, qui raconte l’histoire du jeune Claude qui attend l’autobus près du chemin.

Venez rencontrer l’auteure chez Adorable Chocolat, ce vendredi 18 mai  à 19h.

Portrait d’une femme dévouée à l’énergie incroyable – Ginette Martin

Aperçu des créations de Ginette qui seront en vente le 26 mai. (Photo : Gracieuseté)

Hélène Le Pennec

Il y a des personnes qui vous transmettent leur énergie, leur passion de la vie, et Ginette Martin est certainement une de ces personnes. Passer quelques temps avec elle au téléphone, moi à Moncton, elle à Ottawa et être capable de sentir son investissement et son dynamisme, voilà un événement rare à plus de mille kilomètres.

Originaire du Nouveau-Brunswick et née à Acadieville en 1955, elle étudie à l’école Louis-J.- Robichaud, de Shédiac, puis à l’Université de Moncton en traduction. Son diplôme obtenu, c’est comme traductrice qu’elle débute sa carrière professionnelle pour le gouvernement fédéral.

«Soif de connaître le monde, je quitte mes fonctions de traductrice après trois ans pour me promener le sac au dos en Europe pendant plus d’un an. Puis c’est à l’ambassade du Canada à Lisbonne que j’écris l’examen pour le service extérieur canadien en 1981, concours que je réussis du premier coup pour commencer en juin 1982 à Ottawa», nous raconte Ginette.

Son âme voyageuse est activée et la voilà partie pour parcourir le monde pour 35 années de carrière. Elle débute son aventure en Tanzanie de 1983 à 1985 puis retourne à Ottawa où elle se voit finalement demandée de partir en urgence à la Havane en février 1988. À cet instant c’est une histoire personnelle qui vient s’entremêler dans son histoire professionnelle puisqu’elle rencontre son mari, originaire de Cuba. À la fin de sa mission à Cuba elle rentre à Ottawa où elle fonde sa famille et donne naissance à deux enfants Michèle Christine et Manuel Alexandre.

La carrière de Ginette devient donc une histoire de famille et tous partent en Indonésie puis au Guatemala. Le temps passe, ses enfants grandissent, son mari pris de son côté dans sa carrière professionnelle, c’est seule qu’elle partira comme Consule générale intérimaire à Mexico, puis à Monterrey au Mexique ainsi qu’à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo comme ambassadrice.

Au moins de janvier dernier, cette femme active qui s’est pleinement investie dans chacune de ses missions à l’étranger a pris sa retraite. Mais, ne vous attendez pas pour autant à ce que Ginette mette de côté ce qui l’anime. «Je reviens vivre au Nouveau-Brunswick et je fais construire une résidence à Grand-Barachois, où je vais continuer à chercher à m’impliquer dans la vie et l’accueil des immigrants notamment. Ma vie m’a permis de connaitre le monde et de voir à quel point on est chanceux de vivre au Canada», dit-elle.

Voici quelques mots que Ginette a partagés au moment de son départ à la retraite, à la fin de ce qu’elle a décrit comme son «excitante carrière».

«J’ai eu la chance inouïe de «voir le monde», ses forces et ses fragilités, ses merveilles naturelles et aménagées, et ses cultures fascinantes qui m’ont beaucoup appris sur l’humanité et moi-même. J’ai vu aussi des conflits, inéga- lités, tragédies et catastrophes immensément tristes, et me suis consolée de l’énergie consacrée à ces situations par des milliers de visionnaires et humanitaires, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire. J’ai appris au fil de ces expériences et des années que le respect, la tolérance, la compassion et l’égalité des chances pour tous et toutes sont parmi les clefs pour la construction d’un monde meilleur, et je dis «présente» pour continuer à faire ma part, d’une façon ou l’autre, dans ce sens.»

Une vie au service des autres, une femme dévouée, un modèle à suivre, c’est désormais auprès de sa famille que Ginette va retrouver ses racines et poursuivre son investissement dans la communauté.

Si vous souhaitez la rencontrer et en découvrir plus sur cette femme du monde, retrouvez là au Marché d’artisanat du Lions Club de Moncton. 55 avenue Mark, le 26 mai prochain, avec un de ses projets débuté pendant son séjour à Kinshasa, la création de sacs, nappes et autres objets en pagne.

«Cinco de Mayo» célébré à la Légion de Shédiac

La Légion royale canadienne de Shédiac a tenu son activité «Cinco de Mayo» le vendredi 4 mai dernier.  Les gens présents se sont bien amusés en costumes du Mexique et ont très bien aimé les mets mexicains offerts.  Sur la photo du haut, on aperçoit Tosh LeBlanc, 3e vice-présidente de la Légion; Michelle Goueffic et Kim Graefner d’Halifax; ainsi que Mike LeBlanc, 1er vice-président de la Légion.  Sur la photo du bas, on aperçoit Wendy Quinn et Christine Stewart, deux visiteuses de Fredericton, et Nora Larocque, membre de la Légion de Shédiac. (Photos : Jocelyn Ross)