EDITORIAL

Alcide F. LeBlanc

Alcide F. LeBlanc

L’effet Trump est déjà senti chez nous!

Au cours du processus électoral américain, il était tout à fait prévisible que si Donald Trump remportait la victoire, le monde ne serait plus le même et que son succès aurait des répercussions négatives au Nouveau-Brunswick et même au niveau planétaire. D’ailleurs, ne disait-il pas qu’il annulerait le traité commercial entre ses deux autres partenaires, soit le Canada et le Mexique? Ces jours derniers, il changea d’idées. Par contre, si les vendeurs canadiens veulent exporter du bois d’œuvre aux Américains, ils devront payer d’immenses tarifs à l’exception de la famille Irving. Après tout, les riches doivent protéger les riches!

Avons-nous dit conséquences planétaires? Et bien, monsieur Trump s’est déjà fait plusieurs ennemis en trois mois. Des conflits avec le président mexicain. Des conflits avec la chancelière allemande. Avec l’Iran. Avec l’Australie. Et surtout avec la Corée du Nord.

Monsieur Trump croit fermement au proverbe ancien qui disait : «Si tu veux la paix, prépare la guerre.» En conséquence de ce faux dicton, il veut maintenant que le budget militaire des États-Unis soit augmenté de 54 milliards. Ainsi, le monde entier est sur ses nerfs.

En plus de cela, pour augmenter sa piètre popularité qui est la pire dans l’histoire politique récente de ce pays, il veut considérablement réduire les taxes et les impôts favorisant ainsi les gros riches qui n’auront plus à débourser 30 pour cent, mais bien un petit 15.  Avec une telle mesure fiscale, la dette américaine va considérablement augmenter, mais les plus nantis rempliront ainsi leurs poches.

Revenons à la Corée du Nord. Entre nos voisins du sud et la Corée du Nord, la tension est très inquiétante. La présence de nombreux bateaux militaires américains près de ce pays est perçue comme une provocation et pourrait encourager le dictateur coréen à attaquer, ce qui provoquerait une riposte justificative de Trump. Les suites sont inimaginables car un  tel geste déclencherait tout probablement une guerre nucléaire.

Alcide F. LeBlanc